Zibeline n°12 octobre 2008
Zibeline n°12 octobre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... Marseille Provence 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
LOIN CONCEPTION ET INTERPRETATION RACHID OURAMDANE, CIE LCA COREAL ISATI ON AVEC L'OFFICiNA DANS LE CADRE DV FESTIVAL DANSEML.'Q mina tc "SAUVE QUI PEUT » PAS MAL COMME TITRE" D'APRÈS LES DRAMUSCULES DE THOMAS BERNHARD, TO STAN (BELGIQUE) !'iseoli[rM oMaµcHrel, 1,7=eE[4 GlvF : , : Sy.CHARLES ET, THE BALLAD OF RICKY AND RONNY- A POP OPERA MAISONDAHLBONNEMA & NEEOCOMPANY (HOLLANDE I BELGIOVE) théâtre d Arles iMFORNATlON5 RE5ERV4T.ON5 04 40 52 51 51 www-teeatrcarles-com wwwmauxrusucs.cvm les 4, 5, 6 et 7 novembre NICO Medea-Icon Opéra rock Textes de Hico, Lou Reed et Heiner Chiller Mise en scene de Philippe Vincent Composition musicale I Bob Lipman et Dominique Lentin les 12, 13, 14 et 15 novembre Sonetto per Ninetto pour Ninetto Duvall et Pier Poole Pasolini Olivier Moltinti Théâtre-Musique Création les 19 et 20 novembre Domestic flight [., ; 1rr ! Irn11 i : Christophe Holeb Une collaboration Dansem-Les Bernardines www.theatre-bernard i nes.org
LA CRIÉE THÉÂTRE 09 La Criée commence une saison hors les murs, mais profite de ses derniers jours avant travaux : après un Martin Crimp épatant, deux très beaux spectacles restent à l’affiche jusqu’à fin octobre… À bas l’impérialisme… Nicomède n’est pas une des œuvres les plus connues de Corneille. Ambigüe, peu flatteuse pour les pères et le pouvoir, la pièce au ton de tragédie finit bien, et les jeunes gens réconciliés sont en passe d’obtenir la place qu’on leur doit par leur rang et leur naissance, et qu’ils méritent par leur attitude héroïque ou exemplaire. Politiquement, le conflit qui se joue entre l’impérialisme romain et les petits royaumes de l’Est après la défaite d’Hannibal rappelle au pouvoir de Louis XIV son propre impérialisme, et les souvenirs de la Fronde : Mazarin voit en Nicomède un portrait du Duc de Condé, et la disgrâce de Corneille à la Cour date bien de là. Aujourd’hui l’Impérialisme romain nous en rappelle un autre, de même que cette volonté d’indépendance, cette farouche résistance de Nicomède et de la reine d’Arménie aux manipulations politiques romaines. Le choix de Brigitte Jaques-Wajeman de monter ce classique aujourd’hui est donc judicieux, même si le stoïcisme du héros le rend à nos yeux contemporains peu désirable, ou héroïque (les doutes du Cid sont nettement plus glamours !). La mise en œuvre de la pièce est en tous points remarquable : la table dressée au centre de la piste, les spectateurs qui entourent les acteurs dans ce dispositif quadri frontal, donnent à … mort au libéralisme… La pièce de Martin Crimp est remarquable. Personne ne voit la video retrace le basculement progressif d’une femme, plutôt opposée à la surconsommation, dans le jeu manipulateur d’un institut de sondage. Elle passe du côté des sondés pour gagner un peu d’argent, puis des sondeurs parce que … et de Gaulle au poteau ! De Gaulle est un personnage odieux. Le Général a beau avoir libéré la France, comment peut-on aujourd’hui se dire Gaulliste ? Car dans le journal de Foccart mis en scène par Jean- Louis Benoît, et composé de paroles réelles, on entend bien le Président se plaindre de la visite de tous ces « nègres » (les chefs d’Etats Africains), demander à ce qu’on tire sur les étudiants (même s’il le tempère ensuite en admettant qu’on peut ne leur tirer que « dans les jambes » !), limoger tous ces journalistes de la radio et de la télé insoumis, et être prêt à fuir à l’étranger quand il sent le danger trop proche. On avait oublié pourquoi les grévistes traitaient De Gaulle de « facho ». Avec De Gaulle en mai, ça nous revient : plus aucun chef d’état français ne pourrait, même dans cette sphère semie privée des antichambres ministérielles, s’exprimer (et penser) ainsi. La première des vertus du spectacle de Jean-Louis Benoit est donc de remettre ces pendules de 68 à l’heure : la cérémonie théâtrale une proximité, soulignée par ces personnages en vêtements contemporains, occidentaux ou orientaux, qui nous offrent des loukoums entre les actes… Les alexandrins rétablissent bien sûr la distance, mais les comédiens sont remarquables de naturel, si l’on peut nommer ainsi cette faculté qu’ils ont de s’approprier et de rendre vraisemblables tous ces superbes artifices de la parole cornélienne. Seule la méchante belle-mère fabrique un peu trop son personnage en élaborant une caricature mal tenue… Brigitte Jaques-Wajeman, par ailleurs, accentue l’ambiguité de la pièce en faisant de Nicomède un héros peu sympathique, et de sa Reine une manipuler, être de ce côté-là du pouvoir, lui plaît… La mise en scène de Linda Blanchet guide les acteurs dans un ton juste, non démonstratif, presque humain (la subtilité est dans ce presque) En revanche son décor de cartons sempiternellement soulevés et déplacés pour ne rien construire est symboliquement un peu lourd, et visuellement peu agréable. Péché de jeunesse et de manque d’argent ? Sans doute, la fable est limpide… Personne ne voit la video a été joué à La Criée du 23 au 27 sept Agnes Mellon hystérique capable de tuer sans sourciller ce qui n’est pas de son rang : si l’impérialisme est attaqué par Corneille, les jeunes gens valeureux, portés par le peuple mais attachés aux prérogatives du sang royal, ne sont guère mieux perçus… Alors, à bas les oligarchies ? Nicomède est joué à la Criée jusqu’au 26 oct c’était son projet (voir l’entretien sur notre site www.journalzibeline.fr). La seconde est de produire un spectacle très drôle ! Les comédiens sont épatants, la mise en scène vaudevilesque à souhait, et les propos sont tellement énormes, les situations tellemement grotesques que l’on rit franchement. Surtout quand tous ces hommes d’état exécutent, pince-sans-rire jusqu’au bout, une petite danse déroutante … Bref, la politique va drôlement bien à Benoit : quand il monte Brecht, ou quand il renoue avec le théâtre documentaire de ses débuts ! De Gaulle en mai est joué à la Criée jusqu’au 31 oct AGNÈS FRESCHEL



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 1Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 2-3Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 4-5Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 6-7Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 8-9Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 10-11Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 12-13Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 14-15Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 16-17Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 18-19Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 20-21Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 22-23Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 24-25Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 26-27Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 28-29Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 30-31Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 32-33Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 34-35Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 36-37Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 38-39Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 40-41Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 42-43Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 44-45Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 46-47Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 48-49Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 50-51Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 52-53Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 54-55Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 56-57Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 58-59Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 60-61Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 62-63Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 64-65Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 66-67Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 68-69Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 70-71Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 72-73Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 74-75Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 76-77Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 78-79Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 80-81Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 82-83Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 84