Zibeline n°12 octobre 2008
Zibeline n°12 octobre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... Marseille Provence 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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56 ARTS VISUELS ART-O-RAMA Petit format, grandes ambitions Art-O-Rama vient de clore sa deuxième édition. L’occasion de faire le point avec ses initiateurs Gaïd Beaulieu et Jérôme Pantalacci, et appréhender la place d’un salon d’art contemporain international à Marseille Zibeline. Pouvez-vous dresser un premier bilan de cette seconde édition ? Gaïd Beaulieu : Nous sommes contents d’avoir de nouvelles collaborations comme avec le Château de Servières aux Ateliers Boisson et Triangle pour la soirée de gala. Nous avons reçus plus de collectionneurs que l’année dernière, quarante trois, mais la gestion est très lourde même si cela se passe de manière très conviviale ici à Marseille, les gens apprécient, nous verrons comment faire avec les associations pour améliorer cela avec elles. Art-O-Rama est un salon commercial comme une autre foire. Comment cela s’est-il passé commercialement ? Jérôme Pantalacci : Il y a eu plus de contacts entre les collectionneurs et les galeries et associations marseillaises que l’année dernière, chacun poursuit et concrétise selon ses propres contacts, ça ne se fait pas forcément sur le moment. G.B : C’est un peu tôt pour connaître les ventes qui se font car après les journées professionnelles, les rencontres et les visites d’atelier il peut y avoir des suites comme des projets d’exposition, des échanges ou une commande particulière. Un collectionneur peut revenir et acquérir une pièce différente de celles qu’il a vu au moment d’Art-O-Rama. Il y a des répercussions sur les autres galeries. Que voyez-vous à améliorer ou à développer en 2009 ? Est-ce que le choix de Marseille en capitale de la culture aura une incidence ? G.B : Marseille 2013 crée indéniablement une autre atmosphère que la morosité actuelle et donne une plus grande visibilité à la ville, même si ça n’a pas de conséquence directe sur le marché de l’art contemporain. Je pense que le show-room aux Ateliers d’Artistes sera reconduit avec une bourse de deux mille euros pour un projet sur l’année avec Smp et Rlbq, et la délégation pour l’identité visuelle du salon comme nous le faisons depuis le début ; en 2007 c’était Olivier Millagou et cette année Julien Bouillon. J.P : Pour le numéro trois, on envisage d’ouvrir à une galerie supplémentaire, de travailler d’autres modalités avec les collectionneurs et les galeries marseillaises. G.B : Oui, et on pense allonger le temps d’exposition mais pas du salon à cause du calendrier de la Friche qui a besoin de ses espaces en ce début de saison. On va voir si on produit un catalogue ou bien un livre d’artiste. L’idée n’est pas arrêtée, nous travaillons sur projet. La question de projet est au cœur de votre démarche. Quelle est donc la spécificité d’Art-o-rama par rapport aux autres foires ? G.B. Nous ne voulons pas être une antichambre de la Fiac ou refaire Art La blachisserie, Boulogne-Billancourt. Artistes presentes Jean Bedez, Davide Bertocchi, Samon Takahashi Basel. C’est inutile. Art-O-Rama est un salon plutôt qu’une foire. C’est un petit format qui permet plus de proximité avec les structures, les artistes et les collectionneurs. Nous fonctionnons sur projets curatoriaux. Après une sélection des propositions, les galeries retenues viennent avec leurs artistes, des pièces coproduites pour Art-O-Rama, un projet de mise en espace. On est assuré de voir chaque fois des nouvelles pièces, inédites dans un stand concept, c’est spécifique à Art- O-Rama. Il n’y a pas de stand prédéfini comme à la Fiac et la mise en espace de la Cartonnerie est plus ouverte, un peu comme dans une galerie de mille mètres carrés. Pour l’instant nous ne demandons pas de frais de location mais nous devrons y penser. J.P. Et aussi ce « petit format » permet un équilibre entre les galeries marseillaises et les internationales, un vrai temps de rencontre et de convivialité avec la partie commerciale. D’ailleurs c’est très apprécié des personnes qui découvrent Marseille et y reviennent. Votre expérience chez Roger Pailhas a été déterminante pour inventer Art-O-Rama. J.P. Roger nous a montré que c’était possible. Avec Art Dealers, il a créé un besoin. Et aussi Marie-Christine (Pailhas, son épousendlr) nous a beaucoup encouragés. G.B. Oui, il ne faut pas avoir de complexes : Marseille est en province, mais il faut être dans une professionnalisation. Roger a joint l’économique et l’art contemporain. C’était la seule galerie reconnue à l’international. Vous avez aussi le soutien de plusieurs entreprises. G.B. Oui avec Mécènes du Sud, la Fondation Ricard qui sont acquis à l’art contemporain. Et puis la maison mère est à Marseille ! Art-O-Rama est voué comme tout jeune projet à évoluer. Que voulezvous garder absolument ? G.B. Que les gens puissent prendre le temps, et passer un vrai moment. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CLAUDE LORIN Précisions… Art-O-Rama a été créé par Gaïd Beaulieu et Jérôme Pantalacci en 2007 et a ouvert ses portes en septembre de la même année. Gaïd Beaulieu après une formation en économie et langues étrangères, un Dess management culturel en poche, a travaillé pour la galerie Maeght à Paris et plusieurs structures d’art contemporain, puis comme assistante de Roger Pailhas. C’est chez le regretté galeriste marseillais qu’elle rencontre Jérôme Pantalacci. Diplômé de l’université d’arts plastiques d’Aix-en-Provence, il intègre l’équipe de l’Arca en 2001 jusqu’à la fermeture de la galerie en 2005. De cette expérience commune et du désir, presque filial, de continuer Art Dealers naîtra Art-O-Rama. Budget 2008 : 100.000 euros dont 55% en subventions publiques, 20% de mécénat en numéraire, 25% de mécénat de « compé-tences » valorisé dans le budget global. www.art-o-rama.fr
SEMAINE NOIRE ÉCRIVAINS EN DIALOGUE Semaine noire haute en couleurs Retour sur une réjouissante plongée dans l’univers du polar, en compagnie de ceux qui l’écrivent et de tous ceux qui le font vivre, libraires, éditeurs et lecteurs Le chèque de 1500 euros qui récompense le lauréat lui sera solennellement remis par la Mutuelle de France Sud pendant les Terrasses du Polar, qui, tout l’après-midi, réunissent lecteurs fidèles et auteurs pour l’habituelle rencontre dédicace. Du monde, assez pour que les écrivains présents ne s’ennuient pas, mais pas trop pour qu’on ait le temps de bavarder avec certains d’entre eux. Bref, un prix mérité, et des Terrasses fort conviviales. LIVRES 57 Pierre Ciot Un matin au Cours Julien Le 20 septembre au matin, tandis que le Festival du Plateau démarre en fanfare, ballons, flonflons, stands et déambulations, un jury des plus sérieux s’est installé dans la salle du Théâtre de conte, la Baleine Qui Dit Vagues. Six jurés sélectionnés sur lettres de motivation, six lecteurs d’âges, de goûts et d’horizons divers sont réunis ici, sous la présidence attentive de Bruno Richard de L’Écrit du Sud, pour tenir en public leur ultime délibération avant l’attribution du 5 e Prix Marseillais du Polar. Sur 22 ouvrages reçus et lus, 6 ont été retenus pour cette joute finale. Après que chaque juré a présenté rapidement un des 6 livres, chacun donne ses notes, attribuées selon 3 critères (originalité, qualité de l’écriture, plaisir de la lecture) et le plus souvent explicitées. Alors, bien sûr, tout cela prend un peu de temps, le décompte final surtout, mais il est plaisant de voir ce jury à l’œuvre, et avec quelle passion ! Le lauréat du Prix est Antonio Lozano pour son émouvant Harraga (voir Zib 8). Grande joie et embrassades de l’auteur espagnol et de son éditeur et ami, Jacques Aubergy. Nocturne italien La Bibliothèque départementale a accueilli, mardi 7 octobre, la première rencontre du cycle de duos littéraires organisés par Pascal Jourdana et l’Association Des auteurs aux lecteurs. Le principe est simple : un premier temps de dialogue entre les deux invités ; puis lecture de larges extraits, avant un bref moment d’échange avec le public. Le premier duo s’est établi, dans la malice et la connivence, entre Marcello Fois et son traducteur Jean-Paul Manganaro, autour du dernier ouvrage du romancier sarde, Mémoire du vide. Échange riche à propos d’un texte complexe, très élaboré formellement. Cette histoire d’un célèbre bandit sarde, relatée à plusieurs voix, mêle les emprunts à la tradition du roman picaresque et les accents de la grande tragédie grecque. Fois a rappelé avec insistance Un après-midi à l’Alcazar Un des événements de la Semaine noire aura été sans conteste le premier rendez-vous des Cahiers de L’Ecailler à la BMVR. Pierre Favier de l’Alcazar, Bruno Richard de l’Écrit du Sud et Patrick Coulomb, éditeur à L’Écailler, recevaient pour un débat informel un nouveau venu dans la noire mais pas un inconnu, loin s’en faut. Neurochirurgien, ancien maire de Marseille, Robert Vigouroux, qui se consacre depuis longtemps à la peinture et aux lettres, a eu envie, après avoir publié essais, nouvelles et même poèmes, d’écrire un roman policier, Son Voyageur pour Palerme semble plutôt alléchant. Il faut dire que son auteur en parle bien. Octogénaire fringant, à l’élégance artiste et à l’humour omniprésent, il donne envie de se lancer à la suite de son livreur et de son tueur à gages, envie aussi, comme il le fait, de « ne pas toujours manger les mêmes plats, d’évoluer encore et toujours ». Un soir à la Friche Ambiance de fin d’été sur les terrasses de la Friche Belle de Mai. Un saxophone improvise dans un studio voisin, les gens du quartier sont venus chercher leurs paniers AMAP, quelques groupes attablés bavardent tranquillement. Ce soir, un dîner est organisé en l’honneur de Doris Gercke, auteure allemande en résidence cette année (voir page 64). Celle-ci a bien voulu répondre à quelques questions, dont vous pourrez retrouver le détail sur notre site (www.journalzibeline.fr). Pendant sa résidence à Marseille, Doris Gercke a donné une conférence à l’Alcazar, sous la houlette sa volonté de « faire disparaître l’écrit au profit de l’oralité », et la difficulté de ce travail, pour lui comme pour son traducteur. L’écriture doit être écoutée plutôt que lue. Les extraits lus par le jeune comédien Raphaël France Kullmannont brillamment mis en évidence cet aspect de l’œuvre de Fois, son rythme, sa magie poétique aussi. Le prochain rendez-vous d’Ecrivains en dialogue aura lieu aux ABD mardi 17 novembre à 18h30. Une formule prometteuse et très incitative, qui sera diffusée sur la webradio de France Culture Les sentiers de la création. FRED ROBERT Serge Scotto et le chien Saucisse Pierre Ciot modératrice de François Thomazeau et en compagnie de Gilles Del Pappas à qui elle fera découvrir sa ville, Hambourg, fin novembre. Jolie manière de célébrer le cinquantenaire du jumelage des deux cités ! FRED ROBERT Les Cahiers de L’Écailler se déroulement un samedi par mois à la BMVR Alcazar. Le prochain rendez-vous est prévu le 25 octobre à 17h00, dans l’Auditorium. À lire aux éditions L’Écailler Harraga, d’Antonio Lozano (col. L’Atinoir). Quartier Sébastopol, de Noël Simsolo (8,50 euros). Un voyageur pour Palerme, de Robert P.Vigouroux. Gagnant à vie de Serge Scotto. #'Mr'- : = (= p" i ; S - a.. W Mémoire du vide Marcello Fois éditions du Seuil, 18 euros 50



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