Zibeline n°12 octobre 2008
Zibeline n°12 octobre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... Marseille Provence 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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50 ARTS VISUELS VILLA NOAILLES DE VISU BIB G.DEFFERRE Charles Fréger, des hommes et des fleurs Entre son exposition Portfolio à l’Atelier de visu à Marseille et Les fleurs du paradis à la Villa Noailles à Hyères, Charles Fréger réussit le grand écart. En effet, le photographe nous avait habitué depuis 2000 à inventorier des groupes de sportifs, de militaires ou d’étudiants en tenues et en uniformes, le voici plongé dans l’univers des maraîchers ! Ce n’est pas la première fois qu’il est en résidence dans le Var à la demande de la Villa Noailles, mais cette résidence-là est différente : pour lui, « se poser à Hyères, entre 2005 et 2007, c’était comme travailler sur le repérage d’un film, comme aller à la lisière d’autres territoires possibles de la photographie et au-delà de ce seul médium. J’ai pensé au design, au cinéma… Lumières, personnages, actions et décors épiés avec curiosité. Oser le hasard et l’intuition, se permettreleshésitationssanss’effrayerdeserreurs ». On est bien loin de sa rencontre avec un corps social déterminé, sur le principe du portrait distancié et factuel qui nourrit son œuvre et se traduit par un vocabulaire précis, presque strict, des cadrages centrés et souvent frontaux, en pied, en buste ou serrés, comme le souligne l’Atelier de visu. Dans sa série Les fleurs du paradis, le photographe laisse place aux courbes, aux silhouettes désaxées, à une fausse improvisation. Bref, tout le contraire des lois qui régissent son inventaire célèbre, intitulé sobrement Portraits photographiques et uniformes. Il y a eu fracture ! Quand Charles Fréger a arpenté les serres, il s’est d’abord rendu chez les producteurs avec le même protocole de travail et le même dispositif photographique qui tente de neutraliser sa présence. Mais c’était sans connaître les douceurs de la lumière, l’entêtement des pollens, la multiplicité des rencontres qui ont adouci un peu de sa distanciation habituelle. C’était avant qu’il ne se laisse submerger par la nature de la presqu’île et l’odeur enivrante des fleurs ! MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Au commencement, le centaure… Charles Freger Doublement présent à l’Atelier de Visu et à la Villa Noailles, Charles Fréger offre une photographie à double visage, et réserve bien des surprises Au premier étage de la bibliothèque départementale Gaston Defferre se trouve une exposition photographique étonnante à la croisée de deux regards : celui de Camille et Manolo du théâtre du Centaure et celui du photographe français Stéphane Kossmann, sur ces créatures mythiques que sont les centaures. L’artiste a suivi la compagnie lors d’une tournée au Maroc et il tente de révéler cette relation si particulière qu’entretiennent les acteurs avec les chevaux. Stephane KossmannRelation étrangement fusionnelle où chacun(e) ne se définit plus comme cavalier(e) ou monture mais comme un être hybride entre l’homme et l’animal. C’est cette frange improbable que le photographe décide d’interroger en s’immisçant dans l’intimité de ces quatre protagonistes qui, par des jeux de lumière et de regard, ne font plus que deux. Quelle est la part de l’animal dans l’homme ? Quelle est la part de l’homme dans l’animal ? Dans sa vingtaine de photographies en noir et blanc, l’artiste joue avec les formats comme avec les clairsobscurs, rendant le décor naturel des greniers de Moulay Ismail à Mekhnès complice de cette étrangeté, accentuant par les ombres parfois mates, parfois luisantes, parfois légères ou saturées ce mélange de l’imaginaire, du secret Portraits photographiques et uniformes du 16 octobre au 28 novembre Atelier de visu, 19 rue des Trois rois (6 e) 04 91 47 60 07 www.atelierdevisu.fr Les fleurs du paradis du 19 octobre au 7 décembre Villa Noailles, montée de Noailles, Hyères (84) 04 98 08 01 98 www.villanoailles-hyeres.com Charles Freger et de l’inconscient. Les cadrages ainsi que les différentes positions des centaures participent, eux aussi, au brouillage des repères terrestres, au point d’inciter le visiteur à imaginer sa vision d’un autre angle, d’un autre point de vue. Un travail de grande qualité qui mériterait un espace d’exposition plus important. CLARISSE GUICHARD Centaures Exposition de photographies de Stéphane Kossman jusqu’au 31 oct à la Bibliothèque Départementale/04 91 08 62 03 À noter ! Dans le cadre du partenariat de l’exposition avec La Fiesta des Suds, le Théâtre du Centaure se produira le 17 octobre lors de la soirée d’ouverture de La Fiesta.
Pêle-mêle photographique La création photographique se répand à Aix comme une traînée de poudre avec les sélections In et Off de Phot’Aix. Pas toujours convaincant Décidément, il manque à Aix un vrai lieu dédié à la photographie. Phot’Aix en subit les affres chaque année : la profusion d’objets, de livres et de mobilier de la galerie Laurin brouille la lecture des œuvres tandis que la salle du musée des Tapisseries pâtit d’un mauvais éclairage. Quant à la tentative de La Fontaine obscure de rassembler douze photographes du In dans deux lieux, on regrettera la rétrospective monographique plus percutante ! À moins d’avoir recours à un scénographe talentueux, la juxtaposition de travaux différents accrochés successivement lasse PHOT’AIX BERNARD PLOSSU ARTS VISUELS Moisson éternelle Fruit d’une commande sur le paysage humain du département, l’exposition de Bernard Plossu à Aix est le travail « d’un écrivain d’images ». D’images religieuses, plus précisément plutôt qu’elle n’attise la curiosité du spectateur… Dans ce pêle-mêle photographique, on retiendra les travaux de Serge Assier dont « l’ambition est de laisser des traces par (son) regard uniquement ». Traces de la tuerie de Cuers en 1995, ou de Peter Hitz en 1981, qui évacuent le sensationnel ; trace encore du poète Yves Bonnefoy, cheveux au vent, le Vieux Port à l’arrière-plan pour un double hommage à l’homme et à Marseille. Ceux de Marc Heller qui pratique l’image aérienne depuis toujours, créant des tableaux photographiques abstraits dominés par la couleur et la ligne. De la couleur, il y en a aussi chez Christine Elsinger (Autriche) qui fait couler du rouge dans les veines de Vienne, la nuit de préférence. Mais la surprise viendra des États-Unis avec les photographies animalières de Nine François, objets selon elle « d’un défi euphorique et parfois À l’invitation du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Bernard Plossu a entrepris un travail photographique sur le thème des pratiques religieuses au sein des différentes communautés du département. « Un sujet qui m‘a beaucoup intimidé, écrit-il, parce qu’il s’agissait de rendre compte de l’âme, de la ferveur, de ce qui fait vivre les cœurs, quelle que soit la religion ! ». Ce travail documentaire et sensible est réuni à la galerie du Conseil général à Aix sous l’intitulé, sobre, Bernard Plossu, exposition de photographies, et mis en lumière à la perfection grâce à un véritable parti pris scénographique. Détail après plan large, coin de rue après intérieur, prière après cérémonie, Bernard Plossu s’attache à rendre visible ce qui touche au spirituel : une génuflexion, une écriture sainte, une branche de rameau, un bâtonnet d’encens… Qu’il pose son vieux boîtier Nikkormat sous les voûtes de La Major, dans les rues du Panier pour la procession du 15 août, aux Saintes Maries de la Mer ou au cœur de la Pagode Truc Lam, Bernard Plossu se tient à distance, avec discrétion, témoignant avec finesse des différentes pratiques religieuses qui cohabitent. De cette effervescence plus ou moins silencieuse ou exubérante, sa photographie ne retient que l’essentiel, un élément symbolique plutôt qu’une anecdote, avec cette rigueur qui caractérise l’ensemble de son travail depuis trente ans. Du coup, l’exposition peut paraître austère dans ses déclinaisons épurées de gris, ses nuances de blancs et de noirs, ses cadrages tirés au cordeau. C’est que Bernard Plossu semble avoir l’éternité devant lui pour que ses photos soient ainsi habitées par une lumière divine. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI 51 effrayant », et de la Hongrie avec Antal Jokesz qui manie l’appareil photographique, les pinceaux et l’ordinateur avec une habileté piquée d’espièglerie, et « exhume de vieilles images, les colorie de manière frivole et, à travers elles, questionne une fois de plus ce que représente la photographie ». Un questionnement que Gilbert Garcin aborde également, mais sur le mode de l’illusion et de la poésie, en fabriquant de tendres photographies à la manière d’un Jacques Tati perdu dans l’univers de Prévert… MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Regards croisés (sélection In) galerie Laurin et musée des Tapisseries jusqu’au 10 novembre 11 photographes dans 7 lieux (le off) www.fontaine-obscure.com Bernard Plossu jusqu’au 4 janvier galerie d’art du département des Bouches-du-Rhône, Aix 04 42 93 03 67 www.cg13.fr En tournée dans le département de janvier 2009 à janvier 2011 Bernard Plossu



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