Zibeline n°12 octobre 2008
Zibeline n°12 octobre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... Marseille Provence 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 48 - 49  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
48 49
48 CINÉMA FOTOKINO ENTRE LES MURS Pour les pitchouns Le bonhomme de neige de Dianne Jackson Chaque premier mercredi du mois, Fotokino propose aux cinéphiles en herbe et à ceux qui les accompagnent des films du monde entier... Après King Kong, de Cooper et Schoedsack, en octobre, le 5 novembre à 10h au cinéma Les Variétés, petits et grands pourront voir deux films d’animation. Le premier a été fait très artisanalement : 12 dessins Billet d’humeur Soyons francs ! Je n’avais pas aimé le livre de Begaudeau, trouvant qu’il se donnait un peu trop le beau rôle dans les scènes hors de la classe. Je faisais confiance à Cantet dont j’avais fort apprécié les films précédents, surtout Ressources humaines. Je n’ai pas été déçue. Entre les murs est un film plein d’énergie, juste, avec des acteurs novices certes, mais des acteurs : des jeunes qui ont travaillé dans des ateliers une fois par semaine durant une année scolaire. Un « casting » a eu lieu. Tous les personnages sont composés. « Celui qui a le plus composé son personnage est certainement Frank (Souleymane dans le film), qui est un garçon très posé, très doux, à l’exact à la seconde exécutés par 22 animateurs, mise en couleur faite au pinceau sur celluloïd, puis tournage en 35 mm. C’est La Souris du père Noël de Vincent Monluc d’après le conte de François Gaspari et les dessins de Jean-François Laguionie : lorsque Arthur le cormoran remet enfin au Père Noël la lettre du petit Hans Petersen qu’il avait égarée, il est trop tard. On est à la veille de Noël et les réserves de cadeaux sont vides. Où trouver le cheval à bascule dont rêve le garçon ? Le deuxième, Le Bonhomme de neige de Dianne Jackson d’après la nouvelle de Raymond Briggs raconte le voyage d’un petit garçon jusqu’au Pôle Nord, accompagné par le Bonhomme de neige qu’il a construit et à qui une lumière étrange a donné vie… La musique de Howard Blake, la voix du petit garçon, les dessins simples de l’envol, puis du réveil, sont bouleversants et réveillent des souvenirs enfouis… La séance est précédée d’un atelier à 9h, « au pied de l’écran », qui fera découvrir les livres et les opposé de son personnage » précise Laurent Cantet. Ce film est une fiction, inscrite dans le réel. Ce n’est ni un documentaire, ni un reportage ! Cette classe n’est que la représentation d’une classe. Ceci n’est pas une pipe !, mais la vision d’un cinéaste de gauche qui croit encore en l’homme, à la transmission d’un savoir dans le cadre d’une institution, l’Éducation Nationale qui ne lui donne pas les moyens pour le faire. Il faut croire, à entendre certains débats entre des enseignants et des parents en empathie totale ou en rejet complet de François Marin, qu’il y a un grand manque d’éducation à l’image ! Un film n’a pas pour unique objectif de montrer « la vie telle qu’elle est » mais de raconter une histoire, de la mettre en scène, - « L’idée était de filmer les cours comme des matches de tennis, ce qui exigeait de mettre le prof et les élèves à égalité » - de condenser du temps -deux heures de film, ce n’est pas une année scolaire ! - et c’est ce que fait intelligemment Cantet. Certes, le film fait parler de l’école mais c’est aussi du CINÉMA : il ne faut pas l’oublier !!! ANNIE GAVA Entre les murs, Palme d’Or à Cannes, actuellement sur les écrans Entre les murs de Laurent Cantet La souris du père Noël de Vincent Monluc techniques de Raymond Briggs. La réservation est indispensable auprès de Fotokino. Les films sont rediffusés le samedi après-midi et le dimanche en matinée suivants. ANNIE GAVA Les Variétés 04 91 53 27 82 Fotokino 09 50 38 41 68 www.fotokino.org Mémoire aux ABD Comme tous les mois la bibliothèque départementale des Bouches-du-Rhône, en partenariat avec le FID (festival International du Documentaire), propose un long métrage qui a marqué la compétition, ici celle de 2007. Paul Otchakovsky- Laurens y dessine un portrait de Sablé, ville où il vécut après son adoption… Tous les rendezvous aux ABD sont à entrée libre… mais souvent à guichet fermé ! Pensez à réserver ! A.F. Sablé-sur-Sarthe, Sarthe Paul Otchakovsky-Laurens le 12 novembre ABD Gaston Defferre 04 91 08 61 00 www.biblio13.fr
Une constellation d’images Grâce aux Instants vidéo numériques et poétiques, l’art (re)dessine une cartographie du monde plus réelle que toutes les réalités télévisées, avec la fiction et l’imagination comme partenaires Ce qui frappe dans Les Instants vidéo numériques et poétiques, c’est leur propension à une ouverture de plus en plus grande à l’international. « Si Marseille est la terre d’enracinement de notre manifestation, c’est pour y créer des zones d’envol » écrit Marc Mercier dans son éditorial, à tel point que ces 21 e rencontres internationales et nomades ressemblent à une constellation. Les projets se propagent autour de Marseille dans des villes satellites fidèles (Port-de- Bouc, Martigues, Étang de Berre…), s’invitent à Paris, Saint-Denis et Strasbourg, franchissent l’Atlantique Jean-Louis Accettone et Louise Bronx, Comment faire un papillon X-D.R INSTANTS VIDÉOS KARIM DRIDI jusqu’à Buenos Aires, Caracas, Montréal et la Méditerranée jusqu’à Beyrouth, Damas, Ramallah, Gaza. Ponctuée de micro événements et de temps forts (Hommage à Mounir Fatmi, L’événement Dyonisiaque : Second congrès, projet Gama), la manifestation a pris cette ampleur grâce au développement de partenaires à l’étranger, à la mise en place d’ateliers d’art vidéo et de workshops, et à l’accueil en France de nombreux artistes étrangers. Du coup, le public pourra non seulement découvrir des réalisations venues de 55 pays, mais il pourra également converser avec Andrej Tisma (Serbie), Guido’Lu (Belgique), Marina Vassileva (Bulgarie), Sylvie Laliberté (Québec), Daniela Muttis et Carolina Mantovano (Argentine). Telle est donc l’idée fondatrice des Instants vidéo numériques et poétiques : œuvrer à une libre circulation des œuvres et des hommes. D’ailleurs, dès leur genèse, les rencontres ont clairement affiché une posture intellectuelle engagée doublée d’un militantisme politique, culturel et idéologique. Pour preuve, après un hommage cette Mariana Vassileva, Toro X-D.R CINÉMA 49 année au poète Mahmoud Darwich, l’équipe organisera en février le 1er Festival international d’art vidéo de Palestine en collaboration avec la fondation Quattan… Bref, l’art vidéo est aujourd’hui plus que jamais le miroir de l’actualité, le reflet démultiplié d’une réalité et d’une création plurielles. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Instants vidéo numériques et poétiques du 9 oct au 11 décembre www.instantsvideo.com Khamsa, un môme qui court et cherche sa place La khamsa (cinq en arabe) est la « marque de l’humanité, la main ouverte offerte à l’autre », c’est l’amulette que porte Marco, le héros métissé, mi-gitan, mi-arabe, du dernier film de Karim Dridi À l’image du premier plan du film, Marco est en équilibre, fragile, entre deux mondes : celui « des gens du voyage » qui ne voyagent plus, sauf son père (Simon Abkarian) qui part dans sa grande voiture avec sa nouvelle compagne, l’abandonnant dans le camp ; et celui des « Arabes » de la cité voisine. Il est entre deux mondes, celui des enfants et celui, violent, des adultes, entre deux lieux, celui du centre pénitentiaire dont il s’est échappé et les rues de Marseille qu’il parcourt sur une vespa volée. Car le camp des manouches, c’est Ruisseau Karim Dridi A.G Mirabeau, à Marseille : un no man’s land sous l’autoroute du littoral, que Karim Dridi a découvert grâce à Sofiane Mammeri, le cousin marseillais de Bye Bye, tourné à Marseille en 1995. Son scénario de départ -il voulait faire un film sur les prisons pour mineurs de Marseille- en a été profondément modifié et le personnage de Marco est construit à partir d’un des enfants du camp, « un môme qui court et cherche sa place ». Son jeune interprète, Marco Cortès, porte le film grâce à un jeu très juste, qu’il a peaufiné pendant deux mois dans un atelier à la Friche de la Belle de Mai, comme les autres jeunes, encadrés par Véronique Ruggia qui leur a fait faire des improvisations théâtrales, qui leur a appris à se concentrer. « Ils ont été très assidus et ont fonctionné comme une vraie troupe ; ce qui m’a frappé surtout, c’est leur énergie », a précisé Karim Dridi. Mis à part Simon Abkarian et Magali Contreras (Rita, qui joue actuellement à la Minoterie, voir page 12), presque tous les personnages sont interprétés par des gitans, la plupart du camp. Karim Dridi a su mettre en scène les émotions de ses personnages, leur énergie désespérée parfois et la violence du groupe. Et tous ces « gueux », Karim Dridi a tenu à les filmer en Scope. De même que Marseille « une ville à la lumière superbe, la ville la plus panoramique de la terre ». On pense à Los Olvidados de Buñuel, et au film de Vitali Kalevski, Bouge pas, meurs et ressuscite. « Je me suis beaucoup inspiré du Petit criminel de Doillon ». L’inspiration a été bonne même si, parfois, on peut être heurté par quelques clichés. Il faut aller voir Khamsa qui a le mérite de montrer une réalité dure que beaucoup ignorent et de démontrer que chacun est capable du meilleur si on lui donne sa chance. (Mais le film montre que l’inverse est vrai aussi). Annie Gava Khamsa Karim Dridi en salles depuis le 1er octobre



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 1Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 2-3Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 4-5Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 6-7Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 8-9Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 10-11Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 12-13Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 14-15Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 16-17Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 18-19Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 20-21Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 22-23Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 24-25Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 26-27Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 28-29Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 30-31Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 32-33Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 34-35Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 36-37Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 38-39Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 40-41Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 42-43Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 44-45Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 46-47Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 48-49Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 50-51Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 52-53Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 54-55Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 56-57Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 58-59Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 60-61Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 62-63Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 64-65Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 66-67Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 68-69Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 70-71Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 72-73Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 74-75Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 76-77Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 78-79Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 80-81Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 82-83Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 84