Zibeline n°12 octobre 2008
Zibeline n°12 octobre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... Marseille Provence 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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38 MUSIQUE CONCERTS Électrochocs ! o Les bougies de la dixième édition du Festival Marsatac ont été soufflées avec succès du 25 au 27 septembre dernier sur l’esplanade du J4 ainsi que dans le quartier du Panier Pari réussi pour le passage à trois soirées sur le J4. Le public, bien que moins nombreux lors de la première soirée consacrée à l’Afrique, a répondu présent tout en appréciant la diversité de la programmation et les croisements artistiques qui en découlent. 26000 fidèles cela commence à faire du monde… Sans compter les 1000 adeptes des apéros électro gratuits des places de Lenche et des Pistoles. Et n’oublions pas de relever les efforts notoires d’aménagement du site ressentis tant par les spectateurs que les professionnels (sensibilisation environnementale, toilettes sèches, ambiances thématiques, créateurs de vêtements, éditions Le mot et le reste…), il n’y a qu’un mot à dire : bravo ! Avec un Manu Dibango aussi à l’aise que dans son salon et un Seun Kuti énergique comme jamais, le premier plateau résolument tourné vers l’Afrique a tenu ses promesses. La seconde soirée les a surpassées : un public festif a déferlé, investissant dès le début de le soirée les alentours des scènes Pharo et Major. Patrice livrait sans retenue ses secrets de métissage reggae, réchauffant activement une foule grandissante prête à boire les paroles doucement rapées d’Hocus Pocus. Hip Hop chantant ou slam détonnant, ces nantais savent s’y prendre ! Pendant ce temps Saul Williams se déchaîne sur la scène voisine. Punk poète aux multiples facettes, son show est étonnant. Le Human beat-box vous connaissez ? Les autrichiens de Bauchklang en ont fait une surprenante démonstration avec en tout et pour tout six voix : des samplers en chair et en os, bonne idée à l’heure du tout machine ! Les New Yorkais de De La Soul se posent moins de questions mais on ne leur en veut pas, ces trois lascars pourraient faire danser tout un étage de gérontologie ! Pour la soirée de clôture, les Kraftwerk du XXI e siècle Polysics ont étonné : ces japonais en tenue lunaire et branchés sur 100000 volts sont des drôles d’oiseaux venus de l’espace : prestation scénique frénétique et mélange électro-industriel punk rock bruyant. Bien que le désistement des Californiens The Willowz fut une mauvaise surprise, Chloé sut offrir une douceur bienvenue sur le dancefloor dans ses habits de DJ minimaliste, tournant la page du slam débridé bien rock du marseillais Fred Nevchehirlian. Avant la sortie de l’album Monde nouveau monde ancien, le régional de l’étape mesure la chance d’être sur scène chez lui. Sa tournée débute ici même et c’est tout un symbole. Interrogé sur ses multiples facettes et les rencontres intuitives orchestrées avec des musiciens différents, il répond qu’il trouve cela naturel tant il baigne dans des cultures musicales différentes ! Polysics Agnès Mellon On le reverrait bien volontiers représentant la scène marseillaise l’année prochaine, mais où ? Le J4 sera monopolisé pour les travaux du futur Mucem… Mais vu le succès de Marsatac, on ne doute pas qu’une solution sera trouvée ! FRÉDÉRIC ISOLETTA Popular rock o Les fans de Nada Surf ont répondu présent le 1er octobre en investissant massivement l’Espace Julien afin d’accueillir dignement le célèbre groupe New Yorkais Les américains de Nada Surf sont en pleine tournée promotionnelle pour la diffusion de leur cinquième album Lucky actuellement dans bacs. Déjà passé par la cité phocéenne, le trio, devenu quatuor pour l’occasion avec l’ajout d’un clavier, a offert un beau concert démontrant que le rock vit actuellement une seconde jeunesse. Recette simple mais résultat détonnant : le son lourd des riffs électriques plein d’énergie du guitariste Matthew Caws, a soutenu avec ferveur sa voix jeune au français parfait. Certes le très attendu hymne rock des années 90 Popular a littéralement soulevé la salle, experte de leur riche discographie. Le show est bien huilé, réglé Nada surf X-D.R comme du papier à musique, malgré les ralentissements dus au changement de guitares à chaque morceau. Les titres du nouvel album se présentent dans la lignée de la tradition pop rock de l’ensemble. Rythmique cadencée à souhait à la batterie, lignes de basse claires et bien présentes : les adeptes de la première heure n’ont pu qu’être ravis du passage sur la scène du cours Julien d’un vrai groupe de rock, qui continue son chemin pour notre plus grand plaisir. F.I.
Un voyage sensible Marion Rampal X-D.R. Telle Rhéa, avec Cronos, régnant sur l’univers, Marion Rampal a régné sur un public fervent et nombreux venu l’écouter à la Cave à jazz de la Cité de la Musique accompagnée de ses lions de musiciens : Cedrick Bec (batterie), Aurélien Arnoux (guitare), Michel Peres (contrebasse), Fabien Ottones (piano). La première partie du concert était une mise en sons de poèmes, faisant sourdre des archétypes féminins légendaires ou mythologiques. La o fertilité de l’ensemble Own Virago est nourrie non seulement de jazz mais de rock et de bien d’autres choses encore. « Sorcières, sirènes, salopes... où êtes-vous ? », « down the woods, under the water » (dans les bois, sous la mer). L’imaginaire de Marion Rampal, qui s’exprime souvent en anglais, est en prise avec le réel, la nature. Wattana’s story, par exemple, nous parle d’une femelle orang-outan observée au Jardin des Plantes et de ses compagnons d’infortune Soloc et Nenette. Notre chanteuse ponctue son chant de ses mains, de ses bras, de toute son âme. Les musiciens qui l’accompagnent ne s’immiscent qu’à peine dans des démonstrations de virtuosité laissant tout le champ des possibles à la plantureuse reine de la soirée. L’auditoire a été réellement envoûté ! Un projet d’enregistrement est en cours et une souscription est lancée... DAN WARZY Ce concert a eu lieu à la Cave de la Cité de la Musique le lundi 6 octobre, dans le cadre de la 3e édition de Jazz sur la Ville www.myspace.com/jazzsurlaville www.citemusique-marseille.com « Nextase » au Cri du Port Je me souviens d’un concert donné dans le parc de Bagatelle à l’occasion de la fête de la musique. C’était au début des années 90. Une charmante flûtiste faisait partie de l’orchestre jazz : Dominique Bouzon. C’est au Cri du Port qu’elle s’est produite récemment en quartet avec Paul Pioli, compagnon de route de longue date, à la guitare, Jean-Michel Pelegrin à l’accordéon et au saxophone soprano et Jean-Claude « Ticock » Proserpine à la batterie. Le concert démarre dans la sérénité. Assise pieds-nus sur un haut tabouret, Dominique Bouzon souffle, Bouzon quartet X-D.R el parle, chante, fait claquer sa langue dans ses diverses flûtes, pas moins de cinq. La musique semble sortir en bouffées, comme de gros nuages qui se transforment incessamment dans le ciel. Les thèmes de Merci Simone, Caravan Blues, Cumulus ou Arpège donnent l’étendue des couleurs du son qui parvient au public captivé. Les musiciens nous emmènent partout, de l’autre côté de l’Atlantique : Bossa-Nova ou Tango, en Afrique : le batteur joue avec le dos de ses mains. La flûte jazz popularisée par Roland Kirk ou Johnny Pachecodes Fania All Stars n’est pas assez utilisée en Europe. Dominique Bouzon est une ambassadrice particulièrement talentueuse qui prouve que cela n’est pas inéluctable ! DAN WARZY Ce concert a eu lieu au Cri du Port le 2 oct dans le cadre de la 3 e édition de Jazz sur la Ville MUSIQUE 39 Promo bouche à oreille Le nouvel album de Bénabar, Infréquentable, est disponible ! Quitte à faire sa promo, le chanteur a opté pour un échange plus humain qu’une énième interview télévisée ou qu’une conférence de presse, encore et toujours à Paris : il a donc présenté chacun de ses titres en avant-première à des auditeurs attentifs dans six villes de France, avant de leur demander leurs impressions. Zibeline a donc pu entendre en intégralité l’album marquant le retour attendu du chanteur, puisqu’il fait suite à Reprise des négociations qui s’était vendue à plus d’un million d’exemplaires. On a retrouvé dans cet album les marques de fabrique de Bénabar : une certaine mélancolie compensée par un humour à toute épreuve, et la même gravité tendant vers une sensibilité politique qui distinguait déjà Reprise des négociations de ses précédents opus, plus enjoués. Des textes bien ficelés, des orchestrations riches allant de la fanfare aux chœurs pop en passant par la flûte de pan rendent le tout plus qu’efficace. On rit franchement lorsque Bénabar énumère des quiproquos, tandis que des chœurs chedidiens susurrent un joli Pas du tout : Louis Chedid a effectivement composé la musique ! Certains pourront regretter que Bénabar s’attarde sur des chansons violoneuses nostalgiques d’une jeunesse révolue, ou d’un souci de laisser une trace de son passage (le chanteur l’a répété au cours de la rencontre, il va sur ses quarante ans !) à peine dignes d’un Renan Luce encore plaintif. Mais force leur sera de constater que, dans l’ensemble, cet album est l’un de ses plus réussis ! SUSAN BEL Infréquentable Bénabar



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