Zibeline n°12 octobre 2008
Zibeline n°12 octobre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... Marseille Provence 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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36 MUSIQUE DISQUES La Célia de la Soca Si chaque île des Caraïbes possède son propre carnaval, élisant tous les ans le Roi de la Calypso, c’est à Trinidad et Tobago que ce rythme est né, il y a plus de soixante ans. Dès l’arrivée du son digital des années 80, son dérivé la Soca connut un succès planétaire : Hâtivement décrite comme un mélange de SOul et de CAlypso, ses racines sont surtout africaines, comme en témoigne le parcours de la militante Calypso Rose. Découvert chez nous très tard, dans le récent Calypso @ Dirty Jim’s, son talent a éclaté lors de la « road march » du Carnaval de Trinidad, en 1977 et en 1978, année où elle hérita de la fameuse couronne, le titre de Calypso King ayant été rebaptisé depuis Calypso Monarch. Mis à part Singing Sandra, et plus récemment Alison Hinds, Mozart à la fosse ? La création du conte musical L’enterrement de Mozart, commandé par l’ensemble Musicatreize au compositeur Bruno Mantovani et à l’écrivain Hubert Nyssen, est assortie de la publication d’un enregistrement de l’œuvre. Un livret illustré, très soigné (comme les précédents déjà parus : Les Sorcières, Conte Nomade et L’Arbalète magique), permet de suivre le récit au fil de la musique et des dialogues chantés. On peut se faire une idée plus précise de la qualité de l’opus, difficilement perceptible à l’occasion d’une unique représentation scénique. Certes, les belles illustrations signées André Beaurepaire ne remplacent pas, du point de vue de la lisibilité dramatique, la mise en scène de Jeanne Roth, mais elles bornent subtilement le récit... Du coup, l’on se rend mieux compte (à sa lecture seule) de la cocasserie du livret, mais aussi (à son écoute pure) de la gravité du discours musical. C’est cette dichotomie entre le ton employé et le propos tenu qui crée le burlesque... effet que l’on a peut être peu de femmes ont su s’imposer comme elle ne l’a fait, aussi à l’aise dans le registre grivois de ses débuts que dans l’esprit gospel plus récent de sa fructueuse carrière. Son dernier album dévoile des goûts plus personnels. Une émouvante reprise de I say a little prayer côtoie des volutes de guitares africaines sur The mango tree, l’ombre de Miriam Makeba plane sur le Voodoo lay loo et l’apothéose restera le ska frénétique de Israël by bus, un de ses anciens titres reggae : tout comme Ras Shorty I, l’inventeur de la Soca, elle assume la même tradition orale dans sa musique, et la même identité africaine que le peuple rasta, la joie de vivre en plus. Et c’est contagieux… X-RAY ? ? ? trop furtivement ressenti lors de la représentation scénique (voir page 33). On perçoit aussi la multiplicité des jeux de mots, lapsus, quiproquos, les références culturelles et poétiques du texte : de la Passante baudelairienne (« Une Femme passait... En la voyant si belle et tout en noir... il comprit que Lillith n’avait surgi du ciel ou de l’enfer que pour lui faire voir ce qu’il n’avait pas vu... ») au Désir lacanien, ou aux références à Mozart (né à « Salzbourg » et mort à « Trente-cinq ans », « pauvre » et « sans témoin »)... Combien d’opéras ont connu à leur création des succès mitigés ? Laissons donc le temps faire son ouvrage et ne nous hâtons pas en jugements pressés... Car cet opus invite, du fait de sa structure propre, à la relecture ! JACQUES FRESCHEL Calypso Rose en concert pour l’ouverture de la Fiesta des Suds le 17 octobre. Dernier album sorti le 16 octobre (World Village – Harmonisa lundi) L’enterrement de Mozart musique Bruno Mantovani, texte Hubert Nyssen éditions Actes Sud Un quatuor mythique pour Beethoven ! Le Fine Arts Quartet est à lui seul une part de l’histoire du quatuor à cordes de la seconde partie du XX e siècle. Pensez que la formation a été créée il y a plus de 60 ans à Chicago ! Il y a d’abord eu l’ère Sorkin/Sopkin. Trente années durant, le couple violon/violoncelle, assorti de grands partenaires au 2nd violon et à l’alto, a engendré une immense discographie de « classiques » de Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert, Mendelssohn, Brahms, chez Decca, Vox ou Vanguard… et promu des compositeurs « modernes » comme Bartók, Chostakovitch ou Bloch… Depuis le début des années 1980, Ralph Evans (1er violon), Efim Boico (2nd violon) et Wolfgang Laufer (violoncelle) ont repris le flambeau. Après le départ de Jerry Horner (alto) en 2000, c’est le formidable altiste Yuri Gandelsman qui occupait ce pupitre fondamental au sein du quatuor… Mais cette année le Russe a recouvré la liberté de voler des ses propres ailes et l’ensemble cherche encore un remplaçant de sa stature… C’est dire si cet enregistrement gravé à Marseille par la maison Lyrinx en 2005 est un témoignage important ! D’abord parce que le quatuor sonne à merveille, grâce au talent conjugué des quatre interprètes et celui de René Gambini aux micros… Enfin, grâce à l’opus 18 de Beethoven ! Le compositeur écrivit ses six premiers quatuors au tournant du XIX e siècle. Sous les archets du Fine Arts, le langage singulier de Beethoven est finement mis au jour : du 4 e quatuor encore tourné vers la tradition (répétitions textuelles, suprématie du premier violon…) au 3 e quatuor (le premier dans l’ordre chronologique de composition) déjà si personnel ! Là se succèdent des tissages de lignes égales, frémissantes et méditatives, se déchaînent des attaques violentes, des masses sonores qui se heurtent, des oppositions extrêmes qui sont la marque d’une expression novatrice… Et jusqu’au pathétique Adagio du 6 e quatuor intitulé La Malinconia, tout en clair-obscur, promesse de l’éclatement futur de la forme… et véritable blessure du Maître ! JACQUES FRESCHEL Coffret 3CD/SACD Lyrinx LYR 2254 E 11'[lI.rneartSauaRTer/
Mélancolie joyeuse Surprise avec Spleen, le chanteur français activiste déboule avec son deuxième album Comme un enfant. Il a le blues notre frenchie ! De là à emprunter son nom de scène à un poème de Baudelaire ! Mélancolique sans tomber dans la morosité, ce deuxième opus sonne certes un peu Rn’B sans pour autant tomber dans les travers de ce genre souvent facile. Il sonne bien, Spleen. L’artiste aux dreadlocks fait tourner les thèmes et les clins d’œil, il donne dans le chantant et le chaloupant mais pas trop, le rapant et l’énergique pour alterner. L’attachante Junk Food fait partie des bonnes surprises de cet élan de fraîcheur et de spontanéité tout comme Tu l’aimeras. Ce serait d’ailleurs une bonne idée d’aller se déhancher tout en légèreté du côté du Cargo (Arles le 12/12) et de l’Affranchi (Marseille le 13/12) pour découvrir le printemps des mots, des sons et des images qui trottent dans la tête de cette nouvelle vedette. F.I. 5{ Spleen/Comme Cc un er enfant/Remark/Mercury Only swing Si vous croisez les Cotton Candies au look soigné et raffiné de l’entre deux guerres, vous serez sans nul doute charmés par leur jazz puisé dans le swing des années 30/40. Leur deuxième album Lover come back tome nous plonge dans l’univers méconnu du swing velouté et coulant des Nat King Cole, Louis Jordan ou encore Benny Goodman. Le timbre suave de voix de Karim Tobbi se fait nostalgique et vogue avec douceur sur les pizz arrondis de la contrebasse de Pierre Fénichel… Quand un tel retour aux sources s’avère être une réussite pourquoi s’en priver ? L’orchestration et les arrangements sont bien léchés et soulignent un vrai travail de dextérité. Composition originale du leader chanteur guitariste à la (re)découverte de grilles dépoussiérées de Jimmy McHugh ou de Louis Prima, ces archives recomposées se révèlent bien élégantes. F.I. Cotton Candies/Lover come bc back tome 37 Chanson funambule Le déjà très demandé duo Felipecha, rencontre entre Felipe et Charlotte, sort son premier album De fil en aiguille. Entre chanson pop, folk, univers intime et voyage onirique, ce premier opus est un coup de maître. Il suffit de faire tourner la première piste pour pénétrer dans cet univers funambulesque du duo de charme. Voix d’ange et récit soigné tissent le matériau des perles qui composent ces premiers pas. Le single Quelque part donne déjà de l’air à la chanson française, et La petite Sibérie nous emmène dans une contrée lointaine planante et intemporelle. Accompagnement léger épuré et économe, guitare rythmique efficace et lignes de contrebasse tout en rondeur suffisent à soutenir l’ange et le démon des mots et des notes. Le plancher des cieux nous rappellera le souvenir de Brassens, et Matin du café qu’il est bon de se réveiller avec la nouvelle chanson charnelle. FRÉDÉRIC ISOLETTA Felipecha/De fil en aguille/At(h)ome MOZART RACONTÉ EN 21 SPECTACLES MOZART ! AU GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE MOZART ! CONCERTS PÉDAGOGIQUES MUSIQUE DE CHAMBRE OPÉRA CONCERTS SYMPHONIOUES LES SIÈCLES FRANÇOIS-XAVIER ROTH LAURENCE EOUILBEY EMMANUEL KRIVINE CHRISTIAN ZACHARIAS PAUL MEYER NATHALIE GAUOEFROY JEAN-FRANÇOIS HEISSER STÉPHANIE-MARIE DEGAND LA CHAMBRE PHILHARMONIQUE ORCHESTRE DES CHAMPS ELYSEES... GRAND THEATRE DE SAISON 08/09 ABONNEZ-VOUS ! DÉCOUVREZ LES FORMULES TRIO MOZART WWW.LEGRANDTHEATRE.NET - 04 42 91 69 69 - 380, AVENUE MAX JUVÉNAL - AIX-EN-PROVENCE PROVENCE



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