Zibeline n°12 octobre 2008
Zibeline n°12 octobre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... Marseille Provence 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 Oyé oyé ! ARTS DE LA RUE Il mélange un peu tout Ronan Tablantec, à moins que ce ne soit Sébastien Barrier… Parce que, au fond, qui est qui ? Qui, du comédien ou du personnage, nous invective, attendant que tout le monde s’installe, faisant là une réflexion appuyée sur l’heure du spectacle, remettant ceux-ci en place parce qu’ils dissipent la scène… Il se balade le bonhomme, remonte les bretelles de sa salopette cirée, regarde chacun et se lance. Et il aura beau prévenir et le redire (non il est pas Breton, c’est son personnage qui l’est, lui il est Sarthois), on s’en fiche, il nous pose sur le port de Douarnenez et on y reste. On ne décroche pas, le débit ne le permet pas, on rit beaucoup, même quand c’est pompier, on prend un cours de géographie en attendant la pique qui fera mouche (Bretagne vs Provence, ça marche à tous les coups), mais comme 0 finalement il s’est moqué de lui avant de se moquer de tout le monde on en redemande. La vie de Sébastien Barrier vient nourrir le discours, mais c’est vrai ce qu’il raconte, là ? Ça fuse, peu importe, tiens le voilà qui jongle… Sa valise s’est vidée d’un coup de poignet, c’est l’anarchie sur le Parvis de l’église de Cabrières d’Avignon. Drôlement construit le spectacle mine de rien. Dans la rue, pour la rue, pour tout le monde, quoi, et ça fait du bien. Le bonimenteur Tablantec salue, il n’aurait plus manqué qu’il essaye de nous vendre quelque chose… Parce que ça aurait marché, à coup sûr ! DOMINIQUE MARÇON Sébastien Barrier s’est baladé dans le Vaucluse lors des Nomad(e)s de la Scène Nationale de Cavaillon du 24 sept au 3 oct, et à Aubagne pour La fête, trois jours Small is beautiful, durant trois jours, réunit à Marseille une dizaine de compagnies européennes qui présentent de « petits formats de grande qualité » Il y aura Ronan Tablantec, mais aussi des ressorts qui dévalent les escaliers de Saint Charles, une armée de mamies qui viennent troubler l’espace public, les machines inutiles et comiques d’Ulik, des clowns Betontanc & EZ3kiel - Run for love X-D.R Chaud dehors. Il sera dans la prochaine Sirène de Lieux Publics, et vous pourrez retrouver le Cirque destructeurs et jubilatoires venus d’Italie, une installation de théâtre masqué allemand qu’on traverse en mangeant une soupe, une performance de John Lorbeer… et pour finir un grand banquet festif préparé par Ilotopie. Cette année la fête aura lieu à Saint André (15 e), quartier qui a pris l’habitude des interventions de rue et n’en paraît plus surpris mais ravi : il faut dire que l’entrée est gratuite, la convivialité, les rires et émerveillements garantis, et à tout âge ! Mais Small is beautiful fera également des incursions en Centre ville, où le public de passants sera sans doute plus surpris de ces transformations soudaines de l’espace public… Et le dernier jour de Small conincide cette année avec la manifestation nationale Rue libre (le 25 oct) durant laquelle tous les artistes de rue ont prévu d’intervenir là où vous ne les attendez pas, pour bousculer les conventions dociles des espaces publics, presque tous devenus des espaces marchands… AGNÈS FRESCHEL Small is beautiful Saint André et saint Charles (Marseille) du 23 au 25 oct Lieux Publics 04 91 03 81 28 www.lieuxpublics.fr cynique et maritime de Tablantec lors de Small is Beautiful (voir ci-dessous) Acte bruyant Tablantec Ghislain Mira m Lors d’Actoral la Sirène de midi fut entreprise par Julien Blaine. Poète, ancien adjoint à la culture, ici performer. Expérience étrange, pour un poète, que de se passer de mots ? Seul à sa table il donne le signal de la cacophonie.Il a recommandé à son public de venir avec ses instruments à vent faire tout le bruit possible : sous l’œil courroucé de Six reines colorées assises sur des tabourets, le public, bon prince, s’en donne à coeur joie, qui dans des trompettes, qui dans des sifflets, qui dans ses mains en conques (quel souffle il a celui-là !). L’autre au centre, toujours assis, souffle aussi dans sa conque, Poseidon du Parvis. Puis tout ça s’emballe, une Reine pousse un cri, toutes s’écroulent, l’autre brise sa conque, et la sirène de la ville pousse son cri final. Performance absurde, avec tout le fracas et la beauté des combats inutiles. Pour dire quoi ? Justement ça, la belle utilité des cris et des moulins que l’on combat. YAMINA TAHRI La prochaine sirène aura lieu le mercredi 5 nov sur le parvis de l’Opéra de Marseille, à midi net bien sûr. Elle sera confiée au GdRA (Christophe Rulhes, musicien, Julien Cassier, voltigeur, et Sébastien Barrier, bonimenteur) qui s’est livré à une enquête socio technique sur le dispositif des sirènes d’alarme de la ville…
LA FOLLE HISTOIRE DES ARTS DE LA RUE ARTS DE LA RUE 27 La folle histoire des trois suivants ! Ame Aricaine de Jean-Georges Tartar(e) Pablo Volo C’est au tour de Vitrolles et Miramas de se régaler en accueillant d’une part le bus-expo de La folle Histoire Des Arts de la Rue dans leur centre urbain et d’autre part trois compagnies bien connuesdelarégion.Ils’agitdeGénérik Vapeur, de l’Agence Tartar(e) et d’Ilotopie. Empreinte des faits de nos sociétés contemporaines, la compagnie spécialisée dans le trafic d’engins et d’acteurs, Générik Vapeur, embarquera le public de Vitrolles dans trois histoires : Les Champêtres, En Campagne et Théâtre d’une rue (du 20 au 26 oct). Sur un mode déambulatoire et sacrément burlesque, il est tout de même question de respect de l’ordre, de politiques, de médias mais aussi de rumeur à faire frémir tant ces spectacles sont proches de notre quotidien. Et puis, dans la foulée, les Generik Vapeur invitent le spectateur à s’asseoir autour d’une table longue, histoire de discuter des relations qu’entretient Vitrolles avec la culture, l’urbanisation et ses habitants. Toujours dans la même ville, Jean- Georges Tartar(e), détracteur public de l’Agence Tartar(e), va comme toujours chasser les absurdités qui remplissent nos journées pour nous raconter ses périples théâtrales, AAAAA, à travers le monde. Aussi léger qu’une plume, ce comédien-poète, grande gueule, il faut le dire !, revient avec des récits des pays traversés. En Australie, avec Ailleurs, il nous livre quelques secrets de kangourous, en Inde, avec Zéro, Inde (0,1,2), il expérimente le rien avec les descendants des inventeurs du zéro, en Amérique, avec Ame Américaine, il rencontre son sosie et en Afrique, avec Conakry et Chuchotements, il revient écorché vif par « La machine à produire de l’improbable comme de l’inadmissible ». Enfin, il clôturera son intervention, dans l’élégance et la gravité, par l’inauguration de la Fontaine à l’eau folle. Ce sera ensuite à Miramas d’accueillir du 27 oct au 2 nov des inventeurs et intervenants en tout genre d’Ilotopie qui s’évertueront dans la couleur et la bonne humeur à communiquer au spectateur du sens et de l’émotion à travers des créations théâtrales, des performances, des installations. Sur leurs thèmes de prédilections, les enjeux individuels et sociaux, ils ont choisi de présenter quatre de leurs spectacles : Les Oreilles, Les gens de couleur, Les collectionneurs d’îles et Les Fous de bassin. Du divertissement en perspective, et des couleurs plein les paysages ! Et après cela, du 1er au 9 nov, les six compagnies (voir zib 11) auront rendezvous à Salon, pour un concentré des Arts de la rue ! CLARISSE GUICHARD La folle histoire des arts de la Rue jusqu’au 09 nov 04 96 15 76 30 www.cg13.fr www.follehistoire.fr Démarrage en trombe à Gignac-la-Nerthe ! C’est la compagnie Artonik qui a démarré La Folle Histoire des Arts de la Rue à Gignac. Durant une semaine la troupe est installée sous les platanes de la place de l’Hôtel de Ville et propose 12’chrono, spectacle de 12 mns avec 9 comédiens-danseurs. La terrasse d’un café, les consommateurs, les passants, le serveur. Un marin avec son pompon et une star au boa bleu se reniflent comme des chiens, les autres plongent dans d’interminables discussions avec leur téléphone mobile. Commandes et rencontres sont perturbées par un vélomoteur récalcitrant qui pétarade à qui mieux mieux, la folie s’installe, les objets volent et les spectateurs sont ravis ! Zoé (7 ou 8 ans ?) nous raconte : « Il y a tellement de bruit que ça les énerve, ils font un gros bazar et le barman se renverse de la chantilly sur la tête ! Je trouve ça rigolo ! ». Anne Guiot, directrice artistique de l’association Karwan, a associé des D.W artistes de la FAI AR, formation des Arts de la Rue (voir Zib. 11) à cette aventure. Ainsi Ilimitrof’Compagny a promené les participants en triporteurs pour le spectacle Les Triportés dans l’après-midi. C’est à la tombée de la nuit que la Mâchoire 36 a proposé Peut-être un dragon chez les Dogons, un spectacle aux lumières fragiles avec des jeux d’ombre : d’une voix douce Fred Parison y a parlé de son dragon intérieur et de la difficulté de vivre. Une folle histoire qui commence bien ! CHRIS BOURGUE i" www.follehistoire.fr DANSE CONTEMPORAINE EN MÉDITERRANÉE RACRI00BRAMOMIEICRRLSRIPRENALEBl6E9R6ESAPPiU1 DIANBEL GAT ! MOM ARRAMlKARIMAHUMOR AMU LA6 ARA fMART MARL KARRYIPACOOÉCi NA MARSEIL LE ! ISTRES ; MiLESfCHAiEAH-ARXOI11f/AVIGN6R Em ; E PACA 13 GEHERALm. r ; iE. il k.4 0'74



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