Zibeline n°12 octobre 2008
Zibeline n°12 octobre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... Marseille Provence 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 THÉÂTRE GAP MARTIGUES ISTRES Koltès et le Brésil Créée au Brésil, en partance pour le Théâtre de la Ville (Paris), la dernière création de Catherine Marnas s’arrête sur la Scène Nationale de Gap dont elle est artiste associée… Savant mélange Rentrée chargée pour le théâtre des Salins qui accueille notamment, les 17 et 18 octobre, la dernière mise en scène –primée aux Molière- de John Malkovitch, Good Canary. Annie et Jacques s’aiment, passionnément. Et, passionnément, se déchirent. Ils ont pourtant tout pour être heureux, naviguent dans le milieu intellectuel new yorkais où monsieur triomphe avec un premier roman. Mais Annie étouffe, prend des amphétamines quotidiennement et sombre doucement dans sa dépendance sans que Jacques ne puisse intervenir… John Malkovitch installe cette relation dans une brillante tragi-comédie, et pose sur le milieu de l’art son regard critique et caustique. Jean-Pierre Vincent, avec sobriété, interroge l’idée d’engagement communiste au XX e siècle. Avec Le silence des communistes, tiré d’une correspondance entre trois anciens hauts responsables du Parti communiste italien, il nous convie à une réflexion sur le passé récent : un théâtre d’idées qui permet une nouvelle lecture du monde (retrouvez une critique sur notre site à partir du 17 octobre www.journalzibeline.fr). Changement de ton avec le spectacle d’Emmanuel Matte : Mon cadavre sera piégé nous plonge dans l’écriture de Desproges. À partir d’un subtil montage de textes de l’humoriste, les mots surgissent, toujours terriblement actuels, que le comédien s’approprie sans jamais pasticher, et qui forment Cie Parnas Comme souvent, il sera difficile aux Marseillais de voir le travail de la Cie Parnas, une des rares compagnies conventionnées marseillaises pourtant, et une des plus talentueuses… On le regrettera d’autant plus (mais pas les Gapençais !) que la metteur en scène travaille le théâtre de Koltès depuis des années : sa langue est sa passion, et ses comédiens la parlent presque naturellement. Retour au désert est une pièce particulière dans l’œuvre de Koltès, écrite pour Jacqueline Maillan : l’auteur y dynamite la bourgeoisie française de province, ses rancœurs familiales et son racisme « ordinaire », en reprenant certains traits caractéristiques du théâtre bourgeois (d’où Jacqueline Maillan). En explorant les rapports entre la France et le Brésil –par un procédé de dédoublement des personnages dont elle est familière- Catherine Marnas réactive ce texte sur la décolonisation algérienne. Comme si les Brésiliens, dans leur misère, la matière d’une réflexion toujours plus « indispensable ». Yann-Joël Collin, quant à lui, revisite la figure d’un redoutable séducteur : Dom Juan. Bousculant les codes, jouant avec le public, le metteur en scène sert le texte de Molière à la lettre tout en lui donnant une modernité bien venue. Enfin, pour les enfants (et leurs parents !) dès 7 ans, deux musicienscomédiens-jongleurs jouent d’une balle blanche et ronde pour affronter les petits travers de l’existence. Nicolas Mathis et Denis Fargeton traversent tout l’éventail des rapports humains avec facétie et délicatesse. DOMINIQUE MARÇON Mon cadavre sera piege Didier Pallages Good Canary les 17 et 18 oct. Le silence des communistes du 23 au 25 oct. Le petit travers le 25 oct. Good Canary Cosimo Mirco Magliocca leur violence et leur rapport ambigu, fait de mépris et d’envie, à nos sociétés d’abondance, se retrouvaient dans la position des Algériens tout juste décolonisés. AGNÈS FRESCHEL Le retour au désert Bernard Marie Koltès les 23 et 24 oct La Passerelle, Gap 04 92 52 52 52 Retrouvez un entretien avec Catherine Marnas sur notre site www.journalzibeline.fr Mon cadavre sera piégé du 6 au 8 nov. Dom Juan ou le festin de pierre les 13 et 14 nov. Théâtre des Salins 04 42 49 02 00 www.theatre-des-salins.fr Belle peinture Deux êtres que tout sépare à priori vont se trouver autour d’une passion commune, la peinture. Lui, peintre, misanthrope, vit reclus dans son atelier, elle, naïve, jolie et pleine de vie, devient son aide ménagère. Ils finiront par se croiser, s’apprivoiser, se confier. La pièce de Niels Arestrup réunit Cécile de France et Eddy Mitchell dans une mise en scène de Stéphane Hillel. À voir également à l’Olivier, le 12 novembre : le Système Ribadier (voir page 14). Le temps des cerises le 15 nov. Théâtre de l’Olivier 04 42 56 48 48 www.scenesetcines.fr
Expériences théâtrales Salle des fêtes… Un titre qui devrait convenir particulièrement bien à la nouvelle création de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff. Un titre qui sonne comme une invitation à se laisser porter par les débordements en tous genres de cette famille théâtrale, comme si une invitation heureuse, et désuète, nous y attendait. Alors, pour replonger dans l’univers des Étourdis ou de La Cour des Grands, pour retrouver avec plaisir les compagnons de route aux physiques et aux voix si expressifs que sont Lorella Gravotta, Hervé Lassïnce ou Pascal Temisien, une seule direction… La salle des fêtes ! Puis les comédiens de la compagnie anversoise De Koe reprendront un texte mythique, celui du dramaturge Edward Albee, Qui a peur de Virginia Woolf ? Si l’on se souvient du duel ravageur Liz Taylor/Richard Burton dans le film de Mike Nichols, on risque d’être surpris par la mise en scène originale et transgressive de ces comédiens et par leur vision vitriolesque de la famille américaine idéale des années 60. On ne saurait trop vous conseiller de réserver. D.M. Salle des fêtes Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff les 12, 13 et 14 novembre Drôles de langages Le Cartoun Sardines théâtre s’installe au Sémaphore. En résidence toute la saison, la cie animera aussi l’ensemble des ateliers hebdomadaires de pratique artistique. Et pour débuter cette collaboration, le cinéma Le Méliès accueille Faust, tandis que le Sémaphore programme Le bonheur (Les Salins quant à eux proposent Lulu en février). Un triptyque qui mêle habilement cinéma, théâtre et musique, dans un dispositif semblable pour les trois spectacles. À commencer par Faust : Patrick Ponce y incarne avec brio tous les personnages du mythe mis en image par Murnau, se transformant en Mephisto, Faust bien sûr, mais aussi Marguerite et tante Marthe… Chef-d’œuvre du cinéma soviétique, fable politique et poétique qui illustre (et dénonce) la vie au kolkhoze, Le Bonheur d’Alexandre Medvedkine (1934) est mis en valeur par une théâtralisation subtile, fidèle à l’esprit d’origine. Sur scène, quatre fantaisistes font se répondre la musique, les gestes, accompagnant les personnages muets, éclairant de leurs jeux la quête de Khmyr et de sa femme Anna pour un bonheur FOS PORT-DE-BOUC NÎMES THÉÂTRE Papirus X-D.R Qui a peur de Virginia Woollf ? Giannina Urmenata Ottiker Qui a peur de Virginia Woolf ? De Koe Du 18 au 21 novembre Théâtre de Nîmes (30) 04 66 36 65 10 www.theatredenimes.com idéal tout soviétique… Puis les plus jeunes partiront à la découverte d’un nouveau monde avec la cie espagnole Xirriquiteula. Papirus est un spectacle sans paroles, un travail de mime et de geste autour du papier, une histoire d’amitié, d’espoir, de confiance. Car il va en falloir de la confiance pour que les deux personnages arrivent à oublier leur passé… Enfin, Rufus viendra nous dire combien Les mots sont des trous dans le silence. Dans un monologue tiré de L’innommable de Beckett, Rufus s’installe dans la peau du personnage, dans un « je » qui doute, qui questionne, sans mouvement, sans lieu mais dans un état de conscience extrême. D.M. Faust 21 octobre (cinéma Le Méliès) Le bonheur 24 octobre Papirus 30 octobre Les mots sont des trous dans le silence 14 novembre i Au fil du temps Le Théâtre de Fos, qui soigne et gâte le jeune public, accueille des artistes qui devraient les ravir. La conteuse Annie Point, tout d’abord, miroir de la reine en main, va tenter de désamorcer les codes et diktats de la beauté, passant outre le conformisme avec cette question éternelle : « qui est la plus belle ? Qui ? … » Pour l’aider à y répondre, elle convoquera une fillette ordinaire, un chiffonniertoutcrasseux (Peau de lapin), Blanche-Neige, un loup, un prince… Des personnages-guides qui naviguent dans les apparences pour mieux vous mettre en garde ! (Dès 7 ans). La cie Pupella-Noguès proposera un très joli projet autour du temps qui passe, des quatre saisons, des événements de la vie, basé sur l’univers poétique du haïku. Après des rési-dences d’invention poétique avec des enfants de maternelle et de primaire est né Le miroir aux fourmis, spectacle fourmillant de sons composés en direct, de projections vidéos, d’ombres chinoises et de marionnettes. Un marionnettiste râleur, un musicien lunaire et un régisseur manipulateur de fils guident et rythment ces moments précieux. (Dès 3 ans). Entre ces deux spectacles, la cie Le Rouge et le vert adapte Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo, un monologue –porté par Thierry Paillard- qui se propose d’éclairer « la réalité de l’enfermement, des peines capitales et de leurs substitutions dans nos sociétés. ». Dans À mort, outre les mots hugoliens, la mise en scène laisse entendre des témoignages de détenus de longues peines ou de condamnés dans les « couloirs de la mort ». D.M. Un cœur de biche Les 21 et 22 oct. À mort Le 14 nov. Le Miroir aux fourmis Le 18 nov. Théâtre (Fos) 04 42 11 01 99 www.scenesetcines.fr 17 Coeur de biche Jean Henry Théâtre le Sémaphore (Port-de-Bouc) 04 42 06 39 09 www.theatre-semaphore-portdebouc.com



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