Zibeline n°12 octobre 2008
Zibeline n°12 octobre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... Marseille Provence 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
12 THÉÂTRE MINOTERIE TOURSKY GYPTIS Créations à la Minoterie Après la BoucherieChevaline de Znorko (voir page 11), le théâtre de la Joliette, conventionné pour les écritures contemporaines, continue d’accomplir son travail en accueillant des compagnies qui vivent et créent en région, dans des conditions économiques qui grèvent souvent une partie de leur énergie, beaucoup de leur temps de répétition, et les contraignent à l’astuce ou au minimalisme scénographique. Zibeline, qui soutient la Minoterie dans cette démarche, participera à un temps de réflexion et de dialogue autour de cette programmation régionale, le 22 nov. En attendant c’est la cie En rangs d’oignons qui, du 4 au 8 novembre viendra présenter Ai-je bien vu le méchant courir au fond de la scène ou n’est-ce que le marié sacrifié de ma belle-sœur ? Comme son titre l’indique, il s’agit d’une intrigue abracadabrante, due à l’écriture collective des quatre comédiens, mais surtout d’Olivier Chevillon, auteur à l’absurde babillard. Une autre cie régionale prendra le relais du 20 au 22 nov. : Charlie Kassab et son Théâtre à Grande Vitesse travaillent à Marseille depuis près de 20 ans, uniquement sur des textes en création. Il propose ici un autoportrait paradoxal, peuplé de ses amis, de leurs visages et de leurs voix : un film de théâtre, intitulé À mon sujet, puisqu’à travers ces proches qu’il filme il n’est, finalement, question que de lui. AGNÈS FRESCHEL La Minoterie 04 91 90 07 94 www.minoterie.org Ai-je bien vu... X-D.R La Seita au Toursky Cela fait quelques années qu’elle y pense, qu’elle en parle, y réfléchit. Car Edmonde Franchi est une nature de comédienne hilarante, mais son francparler n’est pas une pause : elle connaît, profondément, la force et les travers des personnages populaires qu’elle incarne avec une vérité désarmante. Son projet de la Carmen Seita, donc, elle le porte depuis longtemps. X-D.R Et il est beau. Les cigarières marseillaises ont droit elle aussi à une mémoire, et il n’est nul besoin d’aller imaginer le trouble sensuel de la fumée en Espagne : jusqu’en 1982, à la Belle de Mai, ça sentait le tabac. Et la grève : les usines de femmes ont toujours été les premières à débrayer… C’est cette mémoire ouvrière féminine que le texte d’Edmonde Franchi explore. Elle s’est entourée d’Agnès Régolo à la mise en scène, de quelques belles comédiennes à grande gueule (Hélène Force, Catherine Lecoq, Tania Sourseva), et l’Académie de chant populaire d’Alain Aubin, qui a d’ailleurs composé les chants, forcément révolutionnaires, qui accompagneront les récits des femmes. La première représentation étant complète, une supplémentaire est prévue. Preuve que la création régionale peut remplir les grandes salles ! À voir également au Toursky : Les Chaises de Ionesco par le théâtre de Bratislava (le 21 oct). Une première association avec la Slovaquie, pour préfigurer 2013… A.F. Carmen Seita Edmonde Franchi les 6 et 7 nov Théâtre Toursky 0820 300 033 www.toursky.org Dialogue philosophique Réunir dans un dialogue fictif Voltaire et Rousseau, en un affrontement composé de leurs écrits, et d’une intrigue fictive, est une démarche séduisante… Voltaire a la plume acerbe, ironique, et sa mauvaise foi hilarante lui a, tout au long de sa vie, permis d’écrire des pages inoubliables en tordant le cou non aux philosophies de son temps, mais à leur caricature. Rousseau, qui manquait cruellement d’humour et n’aimait pas qu’on balaye ses concepts avec des pirouettes, a souffert de cet esprit du temps aristocratique, époque où rien n’était pire que le ridicule. Voltaire a-t-il écrit le pamphlet qui dénonce l’abandon par Rousseau de ses enfants ? Rien n’est moins sûr, ni moins important : les deux hommes, appelés tous les deux philosophes et se battant souvent pour dénoncer les mêmes abus, n’en étaient pas moins férocement opposés par bien autre chose : l’un croyait à la vérité, l’autre à la littérature… Jean-François Prévand a imaginé cette rencontre où Rousseau vient enquêter sur Voltaire. Les propos du philosophe ombrageux ne seront-ils pas, une fois de plus, caricaturés par le gauchissement de la fiction ? En tous les cas la rencontre promet d’être passionnante… À aller observer, avant de découvrir à partir du 18 novembre la nouvelle création de Françoise Chatôt, qui confirme son intérêt pour les grands textes du répertoire dramatique. Avec un classique ? Un romantique plutôt : Musset est certainement le plus émouvant… A.F. Voltaire-Rousseau Jean-François Prévand du 22 au 24 oct Les Caprices de Marianne Alfred de Musset mes Françoise Chatôt du 18 nov au 6 déc 04 91 11 00 91 www.theatregyptis.com X-D.R
Alger à Marseille Après avoir accueilli le centre dramatique de la Réunion (voir page 10), le Théâtre de Lenche ouvre ses multiples petites salles au Théâtre National d’Alger. Une collaboration de longue date, dont nous parle Maurice Vinçon, maître des lieux depuis 30 ans Zibeline : Depuis quand êtes-vous en relation avec le TNA ? Maurice Vinçon : Nos relations sont anciennes, elles datent des années 80. Mais après une première collaboration elles se sont effilochées, parce qu’il était devenu impossible de faire du théâtre à Alger. Nous y sommes retournés après le tremblement de terre, à Boumerdes, qui était complètement détruite. Puis en 2006 avec la mission pour Alger. Nous avons toujours entretenu des liens de sympathie avec le TNA, nous sommes sur la même longueur d’onde artistique. Mais nous passons actuellement une seconde convention de travail, pour aller au-delà du simple échange de spectacles : nous voulons que les équipes algériennes et françaises travaillent ensemble, échanger les metteurs en scène mais aussi faire des équipes mixtes, et enseigner nos savoirfaire. Il y a un véritable besoin d’accompagnement, et l’Ecole Nationale d’Acteurs d’Alger est avide d’échanges avec l’ERAC, avec l’Europe du Nord -un projet est en cours avec Oslo-, ils ont aussi des demandes autour des techniques de marionnnettes et de masques… Pour l’instant, concrètement, comment se passe l’échange de spectacles ? Nous avons joué au mois de juin Alger, à Mostaganem aussi, et là nous ouvrons nos portes à 4 de leurs spectacles : 1 en Français, 2 en Arabe, et 1 en Kabyle,1 en Tamazight. Les spectacles ne sont pas surtitrés, et nous espérons ainsi faire venir des arabophones et des berbères qui habituellement viennent peu au théâtre. On a fait pour cela tout un travail dans les centres sociaux, certains établissements, le quartier de Lenche aussi. Mais les spectacles demeurent accessibles aux non arabophones ! Il y aura des feuilles de salles détaillées racontant les intrigues, qui ne sont pas difficiles à suivre… ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL Humain tambour battant Le théâtre universitaire commence sa saison le 20 oct. Une saison centrée sur le thème du « paysage humain » c’est-àdire de l’humain perçu comme un paysage : de l’extérieur, avec un œil descriptif, et une interprétation anthropomorphique du réel. La première pièce sera jouée dans le grand hall, histoire de montrer la présence du théâtre du bout de la fac à tous les étudiants nouveaux (les anciens la connaissent déjà !). Un duo de Thomas Bernhard sur deux vieilles femmes qui tournent autour d’un mort… Dans l’amphi LENCHE VITEZ BERNARDINES THÉÂTRE de Vitez, pendant ce temps, une pièce radiophonique conçue par les étudiants. Et puis cela continue sur un rythme effrené avec des créations étudiantes, des compagnies invitées, du Brecht parce qu’il en faut toujours (La bonne âme de Sétchouan le 28 oct), et des pièces pour enfants parce qu’il en faut déjà (La Barbe bleue par le Badaboum le 4 nov, l’Anthologie du Théâtre d’objets du Théâtre de cuisine le18 nov). Dans le cadre du festival Mom’Aix. A.F. Théâtre Vitez, Aix 04 42 59 94 37 o Le Mois de Marie Didier illouz Autre événement au Lenche Serge Valletti vient créer Cahin Caha, avec Bernard Destouches et Jean- François Regazzi du 11 au 22 novembre… Carte blanche au Théâtre National Algérien La Répétition (en arabe) M’HamedBenguettaf Jusqu’au 18 octobre La grotte éclatée (en arabe) Yamina Mechakra mes AhmedBen Aissa du 21 au 25 octobre 13 Fatma TNA Fatma (en tamazight) M’HamedBenguettaf mes Hamida Ait El Hadj du 28 octobre au 1er novembre Arrêt fixe (en français) M’HamedBenguettaf mes Ivan Romeuf du 4 au 8 novembre 04 91 91 52 22 www.theatredelenche.info Créations, musique et danse Les Bernardines ont réintégré leurs murs et poursuivent leur travail d’accueil et de coréalisation de compagnies attachées aux textes contemporains. Mais pour cette saison, ils ont aussi décidé de miser sur la musique, plutôt genre rock et « innovatrice », bien sûr. Après Purgatory Party d’Alexis Forrestier accueilli lors d’Actoral (voir page 7), place à Heiner Müller en opéra rock, avec Nico, Lou Reed et Lester Bangs. Philippe Vincent met en scène Nico Medea Icon, rapprochant l’égérie rock du mythe de l’infanticide… (du 4 au 7 nov). Puis Olivier Maltinti créera un spectacle musical inspiré par l’amour de Pasolini : Sonetto per Ninetto est une tentative de portrait en double, porté par quatre musiciens et l’esprit libre et férocement critique du poête italien (du 12 au 15 nov). Et, puisque les Bernardines ne pratiquent pas ce genre de sectarisme, il y aura aussi de la danse : celle de Kéléménis le 17 oct (voir page 21) et celle de Christophe Haleb les 19 et 20 nov : Domestic Flight est une pièce pour cinq garçons (musiciens, circassien et danseurs) qui interrogent de façon hilarante leur virilité. À travers des travestissements plus ou moins incomplets, une parodie des filles du docteur March pour finir, et pour se jeter dans le jeu la performance époustouflante d’une conférencière qui tente de séparer et caractériser les genres… A.F. Théâtre des Bernardines 04 91 24 30 40 www.theatre-bernardines.org



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 1Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 2-3Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 4-5Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 6-7Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 8-9Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 10-11Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 12-13Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 14-15Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 16-17Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 18-19Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 20-21Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 22-23Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 24-25Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 26-27Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 28-29Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 30-31Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 32-33Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 34-35Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 36-37Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 38-39Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 40-41Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 42-43Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 44-45Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 46-47Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 48-49Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 50-51Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 52-53Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 54-55Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 56-57Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 58-59Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 60-61Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 62-63Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 64-65Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 66-67Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 68-69Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 70-71Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 72-73Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 74-75Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 76-77Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 78-79Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 80-81Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 82-83Zibeline numéro 12 octobre 2008 Page 84