Zibeline n°11 septembre 2008
Zibeline n°11 septembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de septembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 11 Mo

  • Dans ce numéro : Festivals des Musiques Interdites.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 74 - 75  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
74 75
74 HISTOIRE ET PATRIMOINE La création du patrimoine Saint-Victor A.B Cette année, les journées du patrimoine veulent « mettre en valeur la relation existant entre le patrimoine et la création, ainsi que les possibilités de développement culturel et d’aménagement urbain et paysager qu’elle génère sur l’ensemble du territoire ». Cette notion large du patrimoine, reflet d’une évolution, s’énonce comme un dilemme : le patrimoine peut-il être en gestation ? Car, patrimoine (du latin patrimonium) signifie, au sens premier, l’héritage du père, les biens de la famille que l’on a hérité de ses ascendants. Il s’agit avant tout d’une transmission et non d’une possession ! Cette transmission nécessite pour sa préservation le consentement de sacrifices. Pour conserver, pour transmettre, il faut une volonté affirmée que les sociétés ont consenti très tôt. Les Romains conservaient ainsi, sur le Palatin, une cabane de chaume évoquant celle de Romulus et chargée de rappeler aux citoyens les usages antiques et le fondement de la civilisation. Révolution, la politique du patrimoine L’idée d’un patrimoine comme élément national est plus récente. À l’époque moderne, à partir du sentiment d’admiration esthétique ou intellectuelle d’œuvres remarquables, la notion de préservation progresse lentement. Mais si la monarchie française reste attachée à des monuments symboles comme Versailles, écrin de la puissance absolue, elle fait pourtant le tri : en 1777, Louis XVI à qui l’on propose de restaurer Vincennes rétorque : « Est-ce que vous êtes fou, Monsieur Collet, de proposer quelque cent mille écus de dépenses dans un château qui n’est bon à rien et tout au plus à vendre ? ». La nation balbutie et le roi, maître de domaine, agit en gestionnaire. L’inflexion décisive ne survint que peu après avec la Révolution de 1789. Il faut dire que la natio-nalisation des biens du Clergé, le 2 novembre 1790, transfère à l’État un ensemble de biens considérable. Mais les nécessités financières (vendre les biens pour désendetter la nation) et le rejet des symboles de l’ancien régime (églises et châteaux) ne poussent pas à la conservation. Pire, avec les tensions révolutionnaires et la guerre, la destruction du passé féodal et monarchique s’impose : c’est l’époque du vandalisme, où le 14 août 1792 est décrétée par l’Assemblée la destruction des symboles de l’oppression (y compris les monuments). A l’opposé, comme souvent dans le balancement révolutionnaire, le souci de la civilisation et de la conservation œuvre aussi. Dès septembre 1790, les Archives Nationales sont créées ; en octobre vient le tour de la Commission des Monuments ; en novembre on élargit la préoccupation aux manuscrits, tableaux, statues et autres objets d’art. Mieux, le 4 septembre 1792, s’opposant au vandalisme, les députés ordonnent un inventaire général « des témoignages du génie ». En juillet 1793 on institue le Museum de la République (le musée national) ; en octobre 1795, la Bibliothèque Nationale. Mais la préservation reste erratique : dans le nouvel univers bourgeois on détruit par commodité ou spéculation (la « bande noire », une société financière, s’attache à démanteler châteaux et églises pour en tirer profit.). C’est donc dans le paradoxe que naît la politique du patrimoine en France. Un patrimoine bien installé Avec Guizot et la monarchie de Juillet, la préservation s’impose. Celui-ci présente au roi, en octobre 1830, un rapport sur la création d’une Inspection Générale des Monuments Historiques en France. Prosper Mérimée occupe le poste à partir de 1834. Avec Viollet-le-Duc, il accomplira une œuvre fameuse. En décembre 1837 le Comité historique des monuments et des arts (Hugo, Montalembert en sont membres) est chargé d’établir l’inventaire des monuments et veiller à leur conservation. La politique de Guizot s’échine à conserver pour décrire l’histoire vraie ! Avec lui, l’État supplée les individus défaillants dans la préservation du patrimoine. Nouveau propriétaire, financier peu avare, l’État s’active pour mettre à la disposition des classes moyennes les éléments de l’histoire commune. Loin du tumulte révolutionnaire, la politique du patrimoine consiste à écrire l’histoire de la Nation pacifiée et réunifiée. La III e République, préoccupée de l’extension démocratique, veut, quant à elle, convaincre de la grandeur patriotique. À l’instar de l’école, le monument devient démonstratif et pédagogique : l’État éduque. Il le fait davantage lorsque la séparation Palais Longchamps A.B Le Chateau d'If wpoppd’avec l’Église lui attribue les lieux de culte : la cathédrale, édifice religieux, devient un monument patrimonial républicain. L’histoire de la nation peut se poursuivre ! Élargissement On l’a vu, dès le départ la notion de patrimoine a largement dépassé le seul bâti, même si celui-ci est rapidement devenu emblématique. Au XX e siècle, les tendances se sont maintenues en se précisant. Dans les années 30 le patrimoine naturel devient objet de protection et donc de classement. En 1960, la création de parcs nationaux symbolise la nouvelle vision. Vingt ans plus tard on célèbre l’année du patrimoine tandis que le patrimoine ethnologique fait son apparition. Avec la décentralisation, le rôle de l’État change, il délègue aux régions et conseils généraux ; à partir de 1984, une place majeure dans la protection : les paysages naturels ou urbains, et les perspectives monumentales, les vestiges et les sites archéologiques font l’objet d’une attention soutenue. On l’aura compris, le patrimoine reste bien un lien essentiel dans la trame nationale. Il s’est adapté au gré des métamorphoses de la société. Aujourd’hui, il est devenu européen ! Cela présage-t-il d’une intégration réussie de l’Europe ? RENÉ DIAZ
Quelques visites… Aix-en-Provence Propriété du Jas de Bouffan – 04 42 16 11 61 Bastide du début XVIIIe, ferme et parc arboré avec spécimens centenaires. Forum des métiers du Patrimoine, sur la Place de l’Archevêché de 10h à 18h. Arles Ateliers SNCF - 04 90 49 35 68 Portes ouvertes aux Ateliers SNCF ; maquettes et plans sont exposés pour comprendre le projet de réhabilitation des ateliers. Sam et dim. Abbaye de Montmajour – 04 90 54 64 17 Période historique du monument, X e au XVIIIe, visites de 10h à 18h30 ; expo Théâtre of fashion, photos du Fonds d’art contemporain. Musée de la Camargue – 04 90 49 35 68 Visites le sam de 10h à 11h30 ; animations le dim où la visite de l’expo La Camargue côté riz (10h30) est suivi d’une démonstration de cuisine et dégustation à base de riz de Camargue avec les Chefs du Conservatoire des cuisines de Camargue. Draguignan Bibliothèque communautaire de Draguignan – 04 94 68 92 87 Conférence sur l’histoire du livre : présentation par Sandrine Le Bel de différents outils et matériaux qui ont permis de faire évoluer l’apparence visuelle du livre. Sam à 18h. Marseille Château d’If – 04 91 59 02 30 Installation multimédia Nightshot If de l’artiste néerlandaise Judith Nab autour d’une machine à captation qui transcrit les rêves comme une boite noire. De 9h30 à 18h, sam et dim. Visite commentée des rocailleurs/paysagistes marseillais – 04 91 90 78 74 Quartier nouveau qui surplombe la Corniche, ouverte au milieu du XIXe siècle, avec demeures et villas bourgeoises mais aussi cabanons et pavillons, terrain privilégié de l’art des rocailleurs. Circuit de 3h, sur inscription. Sam à 9h30. Archives et Bibliothèques départementales – 04 91 08 61 00 Visites thématiques : conservation et restauration des documents d’archives (sam à 15h et dim à 11h et 15h) ; archives orales, de la collecte à la conservation (sam et dim à 16h) ; les archives, écho de la société d’aujourd’hui (dim à 14h et 17h) Lampe 367, déambulation théâtrale dans l’histoire des mineurs de Provence avec la cie La Cohue (sam à 18h, sur réservation) ; espace de jeu interactif et documentaire en lien avec l’expo photo de Samuel Keller sur le Congo (sam et dim). Ferme pédagogique de la Tour des Pins – 04 91 55 25 24 Visite le sam de 14h à 18h30 avec ateliers pour enfants (reliure et empreintes de feuilles au pastel) ; le dim, de 10h30 à 18h30, visite de l’exploitation avec ateliers et découvertes des arbres remarquables. Quartiers des Aygalades Ouverture de la grotte ermitage des Carmes et Guillermy, de l’usine Chimetex, de la salle de la cité des Créneaux : RV à 14h à l’église des Aygalades Balade organisée par les associations du bassin Consolat-Mirabeau Le 21 septembre (mais aussi les 25 oct. et 25 nov.), une balade vous mènera entre les deux sites monticelliens de La Villa favorite et de La Roche percée en passant par l’ancien domaine des Consolats et la cité Saint-Louis : commentaires picturaux et historiques, témoignages, accrochages et repros de photos anciennes. RV à 9h30 à La Villa favorite (119, ch. De Saint-Louis du Rove). À noter, le 15 octobre, la sortie d’un ouvrage de Lucienne Brun, Sur les traces de nos pas, mémoire du quartier né entre Saint-André et Saint-Louis. Parcours culturel dans le 3 e – 09 52 43 06 05 D’Esperandieu à Coste – les églises du 3 e : RV le sam, à 9h30, devant le Parvis des arts ; D’une belle à l’autre, voyage au cœur du parcours des migrants : RV Place Caffo à 10h (06 63 91 50 01) Association Peau d’Ame – 06 20 74 93 86 Quand le recyclage devient créatif : exposition/animation pour la découverte de l’éco-design. Sam et dim, de 10h à 13h et de 15h à 18h. Ecole Supérieure des Beaux-Arts et d’Architecture de Luminy – 04 91 82 83 10 Ouverture exceptionnelle de 10h à 18h ; expo 40 e anniversaire retraçant l’évolution depuis 40 ans de ces deux écoles. Le Comptoir Toussaint Victorine – 04 91 50 77 61 Vide grenier festif (dim de 9h à 18h) et atelier du grenier avec création collective avec objets récupérés dans les vides greniers, projections, expos… Hôpital Caroline, ïles du Frioul – 04 91 54 04 68 Visites de 10h à 17h, atelier de taille de pierre. Martigues Musée Ziem – 04 42 80 66 06 Concert duo Romanesca, avec Sabine Marzé (mandoline) et Ako Ito (guitare). Sam à 19h. Rencontre avec Hervé Nahon, plasticien, Cyrpein Parveix de Collombey, compositeur, à propos du film réalisé autour de l’œuvre de Lisa Barbier, Traces. Dim à 17h. Fort de Bouc – 04 42 44 31 10 À la pointe de Bouc à l’embouchure du Chenal de Caronte : visites commentées des différents espaces du fort et présentation de scènes historiées à l’intérieur. Sam et dim, à 10h, 14h et 16h30. Tarascon Château royal – 04 90 91 01 93 Ouverture du Château royal, de la collégiale Sainte-Marthe, du Cloître des Cordeliers, de la Maison de Tartarin et du Théâtre Municipal pour une balade au cœur du centre historique. Le ven 19, concert de l’ensemble vocal Akané dans la cour d’honneur du Château à 21h. Le sam 20, à 15h, Théâtre au Château avec la cie Les Didascalies ; concert grégorien par la chorale Schola Saint- Joseph à la Chapelle Saint-Gabriel à 16h30 ; concert du quatuor vocal Résonances au Château à 21h.Le dim 21 visite du cloître du monastère de Saint- Michel de Frigolet à 16h ; Théâtre au Château par la cie Didascalies à 17h. Saint-Chamas Circuit de découvertes d’œuvres d’art contemporain 04 90 50 90 54 Jérémy Blanco (sculpteur) au théâtre de Verdure, René Rovellotti (sculpteur) et Paul Lafran au Musée municipal, les sam et dim à 14h30, 15h30 et 16h30, RV au portail de l’ancienne poudrerie. n r PREPAREZ VOTRE AVEC LE COMITÉ RÉGIONAL DE TOURISME ÔTED'AZUR EN PROVENCE SÉJOUR WWW.E000VERTEPACA.FR Ici, chaque jour, nous cultivons l'Exceptionnel Provence-Alpes-Câte d'Az CurniliHF g inrrel d



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 1Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 2-3Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 4-5Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 6-7Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 8-9Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 10-11Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 12-13Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 14-15Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 16-17Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 18-19Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 20-21Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 22-23Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 24-25Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 26-27Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 28-29Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 30-31Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 32-33Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 34-35Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 36-37Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 38-39Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 40-41Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 42-43Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 44-45Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 46-47Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 48-49Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 50-51Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 52-53Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 54-55Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 56-57Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 58-59Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 60-61Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 62-63Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 64-65Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 66-67Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 68-69Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 70-71Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 72-73Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 74-75Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 76-77Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 78-79Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 80-81Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 82-83Zibeline numéro 11 septembre 2008 Page 84