Zibeline n°10 jui/aoû 2008
Zibeline n°10 jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jui/aoû 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 8,6 Mo

  • Dans ce numéro : Festival d'Aix, de vives voix.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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56 ARTS VISUELS VASARELY de Vasarhelyi à Vasarely Inaugurée en février 1976, en la bonne ville d’Aix, la Fondation Vasarely était apparu comme un lieu phare (le seul à cette époque ?) consacré de manière permanente à l’art moderne. Puis il y eut les affaires La Fondation Vasarely renaîtra-t-elle bientôt de ses anciens soubresauts administrativo-financiers ? Suite aux malversations de certains de ses dirigeants dans les années 1980/90 doublés de désaccords familiaux de succession (la quasitotalité des œuvres a disparu hormis la série de quarante-deux pièces monumentales encore en place) et ses finances fortement mises à mal, auxquelles se sont rajoutées des dégradations architecturales compromettant lourdement son avenir, les procédures judiciaires sont toujours en cours. Les défenseurs de l’œuvre de Victor Vasarely ont pris les devants pour créer en décembre 2007 l’Association pour la défense et la promotion de l’œuvre de Vasarely et lancer une pétition publique sur Internet (voir lien ci-dessous). À ce jour les œuvres n’ont toujours pas retrouvé leurs cimaises d’exposition conformément aux projets de l’artiste. L’hommage qui lui est rendu aujourd’hui sous la forme d’une exposition itinérante à l’initiative du Regional Cultural Center de Letterkenny (Irlande), la Glebe Gallery et Pierre Vasarely, petit-fils de l’artiste, se compose d’œuvres prêtées par des collectionneurs privés, musées et galeries, dont la majeure partie provient du musée de Pécs (Hongrie), ville natale de Vasarely. Ouvert en 1976, il conserve près de quatre cent œuvres de tous supports et formats. Les quarantecinq exposées à Aix concernent la période des années soixante, une Sonora-Do, 1973, 120 x 80 cm, acrylique, collection du Vasarely Muzeum de Pecs des plus exemplaires. On notera la présence aussi de la galerie Denise René, historique pour son travail de promotion de l’art abstrait, notamment avec l’exposition Mouvement, en 1955, lors de laquelle Vasarely lança son célèbre Manifeste Jaune, véritable proclamation des règles de l’art cinétique. CLAUDE LORIN Hommage à Vasarely oeuvres 1930-1980 du 19 septembre au 30 octobre Fondation Vasarely, Aix 04 42 20 01 09 www.fondationvasarely.fr www.sauvonslafondationvasarely.fr Faut y aller ? à Marseille choisir son salon Art-O-rama fait la Belle (de Mai) jusqu’au 20 septembre Cartonnerie Friche de la Belle de Mai www.art-o-rama.fr en bonus le Château de Servières invite Art-O-rama Show-room#1 jusqu’au 26 septembre Galerie des Ateliers d’artistes de la ville de Marseille 04 91 85 42 78 www.chateauservieres.org effondrement programmé par Anne-Valérie Gasc spécialiste en démolition Restricted Area du 3 octobre au 1er novembre La Compagnie 04 91 90 04 26 www.la-compagnie.org beau design israélien Asa 25 du 6 au 31 octobre Centre Design Marseille et Espace Villeneuve-Bargemon 04 91 54 08 88 www.designmarseille.org à Trets en zone rurale Préférer l’éclat-act 2 du 20 septembre au 12 octobre Voyons Voir art contemporain et territoire 04 42 61 48 19 www.voyonsvoir.org à Avignon les arts dans toute la ville et à côté 14 e Edition du Parcours de l’Art du 8 au 29 octobre Galerie le Parcours de l’art 04 90 89 89 88 www.parcoursdelart.com
j MUSÉE ESTRINE LA CIOTAT ARTS VISUELS 57 Le corps à l’œil Georges Jeanclos, Dormeur,c.1973, terre cuite, Musee Estrine Récemment labellisé Musée de France pour son importante collection d’art moderne et contemporain, le musée Estrine propose une sélection d’œuvres sur la thématique du corps Edouard Pignon, Nu blanc,1972, huile sur toile, 114 x 152 cm, Musee Estrine Parmi les préoccupations des intellectuels et artistes du vingtième siècle, le sujet du corps est certainement un des champs d’investigation majeurs qui se joue encore, parfois à vif, aujourd’hui. De la vision idéalisante (nu antique, corps sacralisé ou poétisé, le nu comme genre photographique) à la représentation inquiète (apocalypse, enfer, guerre, massacre et torture sous leurs multiples formes), la panoplie des corps de l’art occidental peut également l’impliquer comme support et/ou comme outil : art gestuel, corporel… ou, plus proche de nous, sujet des nouvelles technologies ou d’hybridations. La sélection offerte ici traduit l’usage des médiums traditionnels que sont le dessin (Eugène Leroy, Deux, et… Matisse), la peinture (Le Chénier, Edouard Pignon, Veličković…), techniques mixtes (Janine Mongillat, Alain Grosajt…), la sculpture (Georges Jeanclos, Buffile…). Elle permet aussi de traduire dans son parcours la variété des esthétiques individuelles et les écarts singuliers qui en résultent, entre la présence de son propre corps et le corps de l’autre. Et au peintre Michel Steiner de rappeler : « Trouver la posture regardante et non une pose de goût. Non pas un regard des yeux mais un regard de tout le corps. Un ça nous regarde ».C.L. Janine Mongillat, Robe de mariée, 1993-1995, triptyque, partie centrale, 160 x 158 cm, technique mixte, Musee Estrine Le corps, métamorphoses et apparitions du 20 septembre au 30 novembre Musée Estrine, Saint-Rémy-de-Provence 04 90 92 34 72 www.ateliermuseal.net Un chantier en mouvement Le plasticien Marc Ingoglia a conçu le 1er festival des arts contemporains de La Ciotat, Les Arts en chantier, comme s’il créait un objet ou une sculpture. Une démarche atypique qui a sous-tendu la manifestation durant tout le mois d’août Quelles ont été vos motivations pour vous lancer dans cette nouvelle aventure : la nécessité, le besoin ou le manque ? C’est plus positif que cela. C’était avant tout une envie que j’avais de voir un festival popularisant les arts Dessin de Marc Ingoglia contemporains : je voulais rendre accessible à tous l’art dit contemporain, souvent présenté en marge de la société ou trop intellectualisé à mon goût. Je voulais aussi montrer le travail de gens de qualité qui vivent dans notre région, certains ayant déjà exposé à La Ciotat. Mon projet a été monté avec la direction de la culture de la ville, qui a participé à la sélection, sur le principe de montrer un ensemble homogène. Quel premier bilan faites-vous aujourd’hui ? Le festival a attiré 6500 visiteurs en un mois et plus d’une centaine de plasticiens, performers, danseurs, musiciens, photographes, vidéastes… Car Les Arts en chantier, c’est avant tout une manifestation variée et hétéroclite. Par contre, il faudra faire mieux la prochaine fois du côté de l’organisation, des horaires et parfois même de la qualité… Mais cela ne pourra pas se faire sans un soutien plus important des partenaires financiers. Justement, la ville de La Ciotat a déjà annoncé une deuxième édition : quelles sont les perspectives ? L’affiche 2009 sera toujours pluridisciplinaire, avec des expositions, des performances et des spectacles gratuits. C’est le secret de la réussite : être populaire, accessible et de qualité. L’appel à candidatures sera ouvert plus largement sur la région, de Nice à Montpellier par exemple. J’aimerais qu’on ouvre davantage le festival à des artistes de l’image en mouvement avec des installations, de la vidéo, les nouvelles technologies. Que Les Arts en chantier prenne ses racines dans l’histoire de la cité, sans devenir pour autant un festival de cinéma. Cette nouvelle identité permettrait d’être toujours accessible au public tout en offrant une vision plus contemporaine de l’art. PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE GODFRIN-GUIDICELLI www.artistic-promotion.com



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