Zibeline n°10 jui/aoû 2008
Zibeline n°10 jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jui/aoû 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 8,6 Mo

  • Dans ce numéro : Festival d'Aix, de vives voix.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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54 ARTS VISUELS ATELIER ARCHIPEL RIP Vanitas electronica L’Atelier Archipel en Arles (Zibeline n°9) confirme la qualité et la pertinence de sa programmation en accueillant deux installations de l’artiste multimédias Claire Pollet À l’instar de la vidéo, depuis leur relative récente apparition, les nouvelles technologies et le numérique en particulier ont provoqué une effervescence, voire une inflation de productions qu’on ne qualifiera pas toujours d’artistiques. Les mirages de l’interactivité ont ajouté à la facilité. Heureusement, quelques créateurs nous sauvent du consumérisme technologique et du naufrage mental. En situant la question du temps au centre de sa réflexion, Claire Pollet conçoit des œuvres qui font réellement sens. Ses dispositifs narratifs, souvent très simples d’apparence, sollicitent le spectateur en tant qu’acteur. La provocation du sens n’en est que plus vive. Ainsi Reste présente-t-elle la force d’un genre pictural hautement symbolique, la vanité. Sauf qu’il est donné ici au spectateur d’intervenir sur le déroulement des choses, de simples fleurs fanées ou bien écloses, en fonction de son mouvement ou bien de son immobilité. tre vivant et donner (ou interdire) la vie. À prendre ou à laisser.C.L. Reste et Stèle installations de Claire Pollet jusqu’au 28 septembre Atelier Archipel en Arles www.atelierarchipelenarles.com www.clairepollet.free.fr Reste, oeuvres de Claire Pollet RIP raque Suite (Zibeline N°9) et fin - hé ! … une nouvelle bécane ? - mouais… un… numérique. - bôa ! y z’y viennent tous, même les pros et maintenant les jeunes qui t’en mettent plein la vue ! - tiens, les jeunes ! C’était bien le boulot des trois lauréats de l’école de la photo ; ça se laisse pas aborder du premier coup, il faut tendre l’œil, surtout avec les vues urbaines, tu sais en entrant à droite du style Wall ou Struth. - exact ; mais c’était un peu l’exil la Bourse, de l’autre côté des Lices. - et pourquoi pas les rapprocher des grands ? On pourrait faire la balance avec les pros. Ils se tenaient bien les jeunes -je veux dire leur boulot- chacun(e) dans une démarche singulière, assez clairs dans leurs intentions et enthousiastes malgré cette première intimidante. - effectivement, mais pas très sympa de les faire attendre because retard des officiels ; moi, j’aurais commencé par eux, pour la relève quoi ! - t’as toujours été trop généreux ! - tu conviendras quand-même que c’était d’une belle tenue, je veux dire l’ensemble, et aux ateliers ; repense à la manière de contextualiser Huguier, les histoires des Insoumises, les princesses de Jebb. - évidemment ! C’est aussi un sacré challenge de vous accrocher tout ça sans se planter quelque part et j’ai pas grand’chose à reprocher ; la scénographie était fluide, le travail sur la couleur dynamisant, vraiment en faveur des photos. - alors mais qu’est ce qui fait que les gens sortent un peu fracasse ? - c’est épuisant tout ça ! T’es toujours debout ; ils devraient louer des sièges pliants, pour la contemplation assise. - surtout, on garde de l’insatisfaction parce qu’on n’a pas tout vu ; et de tout ce qu’on a vu, on ne sait plus bien ce qu’on a vu (je me souviens-là sur le moment de Tim Walker et…). Au final t’es jamais content, mais content quand même. - ? ? ? - c’est comme quand tu fais une photo, t’es content d’avoir concrétisé le truc que tu as dans la tête mais tu as toujours quelque chose à reprocher ; et si c’est vraiment très bon (d’après ton intime conviction), ta photo tu te la gardes malgré tout, parce que c’est pas la tienne qui est accrochée ici ; moralité, t’es pas content, toujours. - d’ailleurs vu les tarifs pratiqués même avec les pass ceci cela : cinq euros par atelier, fois sept…, la Cristalline à deux, le parking à trois. - plus la location du pliant, hé, hé ! - si t’es en famille la journée comme moi, tu diaphragmes à mort, d’ailleurs j’ai pas tout vu. - et bien nous, nous sommes sortis heureux (j’insiste !) d’une expo avec un sentiment léger de petit bonheur… - d’où ça ? - Réattu, l’expo Lacroix him-self. Il a entièrement investi le musée, un subtil travail avec… - ah ! oui tu m’avais dit ! Alors Lacroix fait de la photo ? - euh, là, il faut vraiment que je rentre ; j’ai deux rouleaux à développer… et il y a bientôt les Regards Croisés à Aix. - là, t’as p’têt’une chance ? CLAUDE LORIN ET UN QUIDAM A l'atelier de maintenanceC. Lorin A l'atelier de maintenanceC. Lorin
TRETS AIX ARTS VISUELS 55 Derrière l’œil o À côté des RIP, d’autres expositions plus discrètes annoncent de nouveaux talents. Ainsi, la salle voûtée des remparts de Trets accueillait au début de l’été les premières œuvres de Laurent Pirard. Éclairagiste spécialisé dans la scène contemporaine, l’artiste nous livre une approche du monde particulière : son style ne réside pas dans la sophistication des techniques, il ne contraint pas le réel par l’intermédiaire d’artifices, mais exprime un point de vue ; la photographie, écriture de la lumière, transcrit impeccablement la volonté du preneur d’images. Pour Laurent Pirard, la photographie est avant tout une histoire de rencontre ; entre le regard et des instants particuliers du monde ; entre l’objectif de l’appareil et l’objet. Mais surtout il ne faut pas forcer cette rencontre, ou elle manquera de vérité, de magie… On dirait qu’André Breton et son « hasard objectif » est passé par là. Pas de mysticisme cependant, même si l’orient bouddhiste livre quelques échos, phrases-clé épinglées aux murs, papillons fragiles. Selon Laurent Pirard, « le regard du photographe procède d’un éveil de l’esprit, d’un travail de l’intention, qui se résume en un mouvement subtil de l’intérieur vers l’extérieur ». Le résultat, c’est un ensemble remarquable construit à partir de points de vue particuliers, d’images inversées, d’angles surprenants, comme cette étonnante photographie où les blés sont coupés par un ciel nuageux, curieusement incurvé, en fait, le toit bleu de la voiture, dans lequel il se reflète… Les échos, les doubles, les reflets, fascinent le photographe. Que se passe-t-il de l’autre côté du miroir, dans cette eau pétrifiée ? C’est soudain Nicolas de Staël que l’on retrouve à travers ce hublot, Edward Hopper avec cette fille adossée à une vitre, l’école impressionniste dans cette eau mouvante où se reflète une fille en rouge qui tisse… toile de Pénélope ou d’Arachné ? Liens étranges qui relient le regard à l’objet… MARYVONNE COLOMBANI Que sont nos amis devenus ? Phot’Aix 2008 s’offre une rétrospective collective particulière en invitant une sélection des photographes déjà présentés lors des Regards Croisés antérieurs. Que promettent ces retrouvailles ? Le principe à l’origine du projet ne change pas : exposer et mettre en regard des artistes œuvrant sur le sol provençal avec des créateurs venus d’autres contrées. Ainsi est né Regards Croisés en 2000 dans la suite de nombreuses expositions à visée internationale dont le premier Festival International de photo-graphie en 1985 et Tchécoslovaquie, un regard différent en 1989. Depuis, ces échanges n’ont cessé de se poursuivre mettant à l’honneur des cimaises et à la vue du public des photographes de la Russie, Lettonie, Italie, Hongrie, Texas, Allemagne ou encore du Venezuela. Vint alors le besoin de poser, prendre des nouvelles et voir ce que chacun avait pu ourdir entretemps. Les Regards Croisés sont présentés conjointement à la galerie Laurin (Serge Assier, Alexandre Slioussariev, Christine Elsinger, Marc Heller) et au Musée des Tapisseries (Antal Jokesz, Rafaël Navarro, Gilbert Garcin, Nine François, Ulla Reimer, Christian Ramade, Bernard Plossu, Efrain Vivas) Artis Reflex Laurent Pirard Photo d’Anne Barroil qui accueilleront le vernissage le 8 octobre. Jean Arrouye, professeur des universités et spécialiste de la photographie, emmènera une visite commentée. Le 9 octobre, à partir de 18h, l’École Supérieure d’Art vous invite à rencontrer et échanger avec les photographes. De plus, à l’instar de son grand voisin arlésien, Regards Croisés se double d’un Off réparti dans onze lieux de la ville (Henri Kartmann, Françoise Laury, Nina Laury, Jean-Pierre Sepchat, Fernanda Rimini, Mathilde Maccario, Carolle Benitah, Thibaud Yvnine, Anne Barroil, Marie-Anne Hauth, Michel Bettendroffer). Un dépliant est édité à l’occasion, disponible dans tous les lieux d’exposition et à la Fontaine Obscure, structure organisatrice.C.L. Phot’Aix 2008 Regards croisés, Rétrospective du 6 octobre au 10 novembre La Fontaine Obscure 04 42 27 82 41 www.fontaine-obscure.com Pour les yeux à ouïr MARSEILLE Autour de Daniel Arasse Colloque national d’histoire de l’art dans le cadre du cycle L’Histoire de l’art en question(s) III proposé par Art, Culture et Connaissance 26 et 27 septembre Bmvr Alcazar 04 91 55 90 00 www.bmvr.marseille.fr Vedutisti, Realismo, Macchiaioli, Futurismo, Arte Povera le cycle de conférences débute le 16 octobre Institut Culturel Italien 04 91 48 51 94 www.iicmarsiglia.esteri.it TRETS L’Art de l’Ephémère par Cécile Aubertin, philosophe samedi 11 octobre, 17h Château Grand Boisé dans le cadre de Préférer l’éclat-act 2 Voyons Voir art contemporain et territoire 04 42 61 48 19 www.voyonsvoir.org CHATEAUNEUF-LE-ROUGE La nature et le monde, une peinture de paysage par François de Asis mercredi 15 octobre, 18h30 Arteum Musée d’art contemporain 04 42 58 61 53 www.mac-arteum.net AIX dans le cadre de l’exposition André Masson, Georges Duby les ateliers d’Aix-en-Provence 1948-1968 1948-1968, un âge d’or pour Aix-en- Provence ? par Alain Paire samedi 20 septembre, 17h Juin 1940-mars 1941, André Masson avant l’exil par Camille Morando jeudi 2 octobre, 18h30 Centre aixois des Archives départementales 04 42 52 81 90 www.archives13.fr dans le cadre de Phot’Aix 2008, Regards Croisés Visite commentée par Jean Arrouye Mercredi 8 octobre 18h galerie Laurin et 19h Musée des tapisseries Rencontre-débat avec les photographes jeudi 9 octobre de 18h à 20h Ecole Supérieure d’Art 04 42 91 88 70 www.ecole-art-aix.fr



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