Zibeline n°10 jui/aoû 2008
Zibeline n°10 jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jui/aoû 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 8,6 Mo

  • Dans ce numéro : Festival d'Aix, de vives voix.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 48 - 49  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
48 49
48 CINÉMA LUSSAS ROUSSET TRETS Documentaires dans les prés, c’est la fin de l’été….. Chaque année, à la fin de l’été, les amoureux du documentaire se donnent rendez-vous à Lussas, village de 800 habitants, près d’Aubenas, en Ardèche. Et pendant une semaine, le village vit au rythme des projections, des débats, des rencontres : cafés, restaurants deviennent des lieux d’échanges dans la plus grande convivialité. Au programme de la vingtième édition des États Généraux du Documentaire, qui s’est tenue du 17 au 23 août, deux séminaires, l’un sur le corps, animé par Nicole Brenez qui a présenté entre autres, des films de Stephen Dwoskin, le deuxième, Formes de lutte et luttes des formes pendant lequel Jean-Louis Comolli, Patrick Leboutte et Marie-José Mondzain, ont donné à voir des films de Bu uel, Ivens, Rouch, Pazienza… La Route du Doc menait en République tchèque et a été contée l’Histoire du doc de Grande Bretagne. Comme chaque année étaient proposés un programme africain, une journée SACEM et une sélection de documentaires très variés, Incertains Regards. Deux cinéastes marseillais C’est dans la sélection Incertains Regards que le public de Lussas a pu découvrir le travail de deux réalisateurs marseillais, deux films soutenus par la Région PACA. Celui de Jean-Michel Perez, Trous de mémoire, réalisé avec Lieux Fictifs au cœur de la prison des Baumettes (voir Zibeline 5), à partir d’images d’archives présentées aux stagiaires, discutées, mises en scène, rejouées. « Images de l’Algérie des années 60, mur de Berlin, révolution roumaine, Tien Des courts à Rousset Le 4 octobre, de 9 heures à minuit, à la salle Emilien Ventre de Rousset, les Films du delta proposent le Festival Courts-Bouillons, une « seconde chance pour une trentaine de courts métrages internationaux d’être vus pas le public ». Premier voyage de Grégoire Sivan An Men 1989, sur lesquelles se détachent les visages d’Hacène, Dimitri ou Florin. Images imprimées sur les corps qui deviennent les supports de leur histoire, voix des détenus évoquant leurs souvenirs, lisant des textes d’Aimé Césaire ou les Propos sur le bonheur d’Alain. Images de l’extérieur qui entrent dans le lieu clos… » Le deuxième, celui d’Emmanuel Vigier, J’ai un frère. Deux frères ne se sont pas vus depuis quatorze ans : Drazan s’est exilé à Marseille en 1992 et Dejan vit au Nord de la Bosnie, dans la partie serbe, à Bosanski Brod, ville industrielle détruite par la guerre. En 2007, Drazan décide de rendre visite à son frère à la frontière de la Croatie… Emmanuel Vigier connaît bien les Balkans, où il a fait Parmi ces courts, qui ont été montrés dans les festivals de la région ou à Clermont-Ferrand, ne ratez pas l’émouvant I want to be a pilot de Diego Quemada, ni l’étonnant Carlitopolis de Luis Nieto, ou Résistance aux tremblements d’Olivier Hems. Vous pouvez aussi faire un Premier voyage avec Grégoire Sivan et goûter La creme napulitane de Francesco Satta. Et pour la recette complète du Courts- Bouillon... A.G. Les Films du delta 04 42 53 36 39 www.filmsdelta.com o`"°4 Rock en 3D Ladislas Starevitch, vous connaissez… ? Ce Russe qui vint en France en 1920 est un pionnier du cinéma au même titre que Mélies : il fut l’un des premiers à concevoir des films d’animation en trois dimensions. Les marionnettes s’animent sur l’écran avec une incroyable vérité. Les scénarii sont inspirés de contes ou de fables, il y a même un extraordinaire Roman de Renart qui reprend avec brio le récit du Moyen Âge… Peluches, insectes, créations fantasmagoriques, tout y est pour un monde de rêve et de poésie souvent moralisatrice. Le groupe Poum Tchack s’attache depuis des années à réhabiliter cet artiste trop peu connu, alors que Tim plusieurs reportages. Les retrouvailles de ces deux frères entraînent le spectateur dans une sorte de road-movie et le fait réfléchir sur l’exil et sur tous ces gens qui ont fui le pays, tous ceux qui ne sont pas rentrés après la guerre…. Ce film devrait être projeté à Marseille, nous en reparlerons… A. G. États généraux du film documentaire www.lussasdoc.com D J’ai un frère d’Emmanuel Vigier Burton ou Terry Gilliam lui doivent tant. Ils accompagnent les œuvres muettes de Starevitch. Les six musiciens dont la verve musicale conquiert tous les spectateurs s’en donnent à cœur joie et leur création, qui garde ses constantes de swing manouche et de musique tzigane, agrémente, illustre et commente avec bonheur les courts métrages du réalisateur russe. Un spectacle original et décapant, où humour et poésie se mêlent en un cocktail brillant. MARYVONNE COLOMBANI Dark Swing a été projeté-joué le 16 juillet à Trets, dans le cadre des Nuits du Château
HORIZONTES DEL SUR RENDEZ-VOUS DES QUAIS La salle de classe en salles Qu’on ait aimé ou pas le roman de François Begaudeau, Entre les murs, vendu cet été à près de 70 000 exemplaires, depuis que l’adaptation de Laurent Cantet a obtenu la Palme d’or à Cannes, nul doute que le public, enseignants, parents, élèves, va se déplacer dans les salles de cinéma pour voir une salle de classe ! À priori, on peut faire confiance à Laurent Cantet à qui l’on doit Ressources humaines (1999), primé dans de nombreux festivals et L’Emploi du temps en 2001. On peut avoir confiance en Sean Penn, président du Jury qui lui a décerné la Palme à l’unanimité. On fait moins confiance à Monsieur Darcos qui continue à supprimer les postes malgré ses déclarations : « ce prix (…) constitue aussi un très bel hommage rendu à tous les enseignants de France qui, malgré des conditions de travail parfois difficiles, font preuve d’un dévouement et d’un mérite exceptionnels qui doivent être salués. » Avant même sa sortie en salles, le film a débordé la sphère cinématographique et semble s’insérer dans le débat sur l’école. Dans la région, trois avantpremières sont programmées, le 23 septembre à 20 heures aux cinémas Renoir à Aix, Variétés à Marseille, séances suivies de débats animés par le SNES (syndicat enseignant) et la FCPE (fédération de parents d’élèves), et au cinéma Utopia à Avignon par la Ligue de l’Enseignement. Par ailleurs, Télérama organise une projection le 22 septembre, aux Variétés, à 20h. Il est à parier que ces séances seront vraiment animées ! ANNIE GAVA Films espagnols à Marseille Du 10 au 18 Octobre, à Marseille, aura lieu le 7 e festival Cine Horizontes. Au programme : les réalisatrices catalanes Judith Colell, Isabel Coixet, Silvia Munt, Claudia Llosa, Roser Aguilar, une nuit fantastique autour des jeunes réalisateurs du « cinéma de l’étrange » le samedi 11 octobre au rendez-vous des Quais, une nuit du court métrage le 17 octobre avec l’ECAM de Madrid à la Fiesta des Suds. Un hommage sera rendu à l’acteur et réalisateur disparu en 2007, Fernando Fernan-Gomez et une carte blanche donnée au peintre péruvien Herman Braun Vega. Quant à la compétition, seront présentés sept films : Lo Mejor de Mi de Roser Aguilar, Pretextos de Silvia Munt, Le Silence avant Bach de Pere Portabella (cf 49 i CINÉMA Zibeline 10), 3 Dias de Francisco Javier Gutiérrez, Los Cronocrimenes de Nacho Vigalondo, Todos estamos invitados de Manuel Gutiérrez Aragón et Uu Tiro en la Cabeza de Jaime Rosales. Et pour la soirée de clôture, samedi 18 octobre, le dernier film de Carlos Saura, Fados. Une occasion de découvrir des films peu diffusés en France et de rencontrer des réalisateurs dans une ambiance festive. A.G. Horizontes del Sur 04 88 01 38 18 www.horizontesdelsur.fr Fados de Carlos Saura Rendez-vous au Rendez-vous des quais Tout le monde connaît le réalisateur marseillais Paul Carpita, son Rendez-vous des quais, et son histoire, film, tourné à Marseille en 1953, censuré pendant 35 ans et ressorti à Marseille grâce au directeur de l’Alhambra. On a vu aussi certains de ses courts, Des Lapins dans la tête, Marseille sans soleil, Graines au vent, La récréation. Aujourd’hui, c’est un long métrage qui ressurgit : tourné entre 1955 et 1956, Rencontre à Varsovie raconte l’histoire de Jacques qui, partant en train couvrir pour un journal à sensation les Rencontres internationales de la Jeunesse, fait la connaissance d’une jeune fille qui fait partie de la délégation marseillaise. Sélectionné au Festival International de la Jeunesse pour la Paix de Moscou, le film obtient la médaille d’argent. À l’occasion de la sortie en DVD, chez Copsi production, de l’ensemble des films de Paul Carpita, il nous est proposé de voir ce film, lundi 29 septembre à 18h30 au Rendez-vous des Quais en présence du réalisateur. ANNIE GAVA Rendez-vous des quais 04 91 91 07 99 CRDP 31 bd d’Athènes (métro St Charles) 04 91 14 13 87 www.rendezvousdesquais.org Entre les murs de Laurent Cantet Georgi Lazarevski Le 28 sept de 15h à 18h au Rendez-vous des quais, Tilt, Le CRDP d’Aix-Marseille et l’association Arts- Terres proposent une après-midi de projections de courts métrages sous-titrés et traduits en langue des signes en présence de Diane Maroger, directrice artistique du festival Retour d’image, « un festival de cinéma ouvert sur les différences, dont chaque film est accessible aux personnes aveugles ou sourdes ». Parmi les films projetés, le tonique Guide Dog de Bill Plympton ; l’Oscar du meilleur court métrage, Le Mozart des pickpockets de Philippe Pollet-Villard et le beau film d’animation de Régine Pessoa, Histoire tragique avec fin heureuse. Arts-Terres 04 91 81 34 25 www.arts-terres.org



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :