Yegg n°88 février 2020
Yegg n°88 février 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°88 de février 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 11,7 Mo

  • Dans ce numéro : valeurs hip-hop, danser les maux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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culture bref bref 0000000000000 chiffre du mois 0000000000000 DANS LE RAP Le 6 mars, dans le cadre du festival Urbaines, le 1988 live club et Nuits indigo proposent une conférence autour de la place des rappeuses en France. Ainsi, Lola Levent, Ouafa Mameche, Mekolo Biligui, interrogeront la figure de l’artiste, encore pensée et représentée au masculin, et aborderont les difficultés (ou non) à se construire en tant que rappeuse et du rôle qu’on leur attribue dans les médias. Gratuit. À 17h30. 12/03 One woman show de Typhaine D, La pérille mortelle à 20h30 à la maison de quartier Villejean, à Rennes... « IO chiffre du mois JE, TU, IL, ELLE Du 11 mars au 30 avril, l’université Rennes 2 dédie sa galerie La chambre claire à l’exposition photographiques Je, tu, il, elle nous avons des droits, réalisée par Lily Franey. Cette artiste de talent pose son regard empathique et révolté sur un monde qui bafoue encore profondément les droits fondamentaux des individus. Le vernissage a lieu le 11 mars à 18h. Dans le hall du bâtiment de la présidence. 0000000000000 OOOOOOOOOOOOO bref yegg aime le spectacle vivant. bref COURS SANS SAC à l'affiche à l'affiche DE MARION PANNETIER. À la MIR/le 18-03-2020 à 19h ENSEMBLE, LEVONS-NOUS, CASSONS-NOUS ET CRIONS MERDE LE 8 MARS !... YEGG... contactez-nous via redaction@yeggmag.fr
CÉLIAN RAMIS culture O wn OX CDO Elle ne signe pas ses créations et ne revendique pas le statut d’artiste mais plutôt le côté artisanal. Elle n’aime pas la spéculation sur l’art et se dit en faveur de l’influence  : « Je suis influencée par des personnes, des phrases que j’entends, des discussions, et à mon tour, j’influence d’autres personnes, etc. » Sur des napperons, dans des cadres, sur des vêtements et des culottes, récupéré-e-s dans les poubelles, chez Emmaüs ou encore dans les vide-greniers, elle brode autour ou par dessus l’existant, avec les fils dont elle dispose. « Consanguin » pour une vulve qui saigne. « Petit con » pour une vulve dans un petit cadre. « Conjoints » pour deux vulves côte à côte. Son idée  : prendre au pied de la lettre les expressions et les insultes pour se les réapproprier. « Con » figure parmi les insultes les plus répandues  : « À la base, ce n’est pas péjoratif « con ». En vieux français, c’est la vulve. Sur Wikipédia, on lit que c’est un mot polysémique mais non je ne suis pas d’accord. C’est la vulve ! Et c’est devenu une insulte sexiste, point. Quand on sait ça, on réfléchit autrement en disant « Tête de con » ou « Gros con ». On passe HONNEUR AUX CONS Des vulves et des messages brodé-e-s sur des matériaux récupérés et des fringues réparées, c’est ce que proposait l’expo à la con, visible du 7 au 27 février, au Papier Timbré à Rennes. Et du 11 mars au 4 avril à La Ruche. de la dénonciation à la réappropriation. » On trouve là l’esprit punk du DIY (do it yourself) et son militantisme. Ses revendications à elle sautent aux yeux, elle prône la liberté des femmes, l’information et la transmission, l’affirmation des savoirs, l’amusement et la réappropriation de ce qui nous appartient et qui a été utilisé contre nous. Ainsi, sur une mini jupe trône le mot « Salope » mais dans l’expo, on trouve aussi « j’m’en bats les ovaires », « La bite ne fait pas le moi », « nullipare » ou encore « Allez tous vous faire dégenrer ». « On peut revendiquer l’envie de baiser sans sentiment, avoir des poils sans que toute la rue se retourne, on a le droit d’être poilues, on a le droit de pas être féminines dans les critères normatifs, et puis on peut ne pas avoir eu d’enfant sans être désignée par un terme qui comporte le mot « nulle » dedans (et dont l’équivalent masculin n’existe pas), tout comme on peut être féministe et avoir des enfants. », s’exclame-t-elle. Et par la broderie, apprise en autodidacte lorsqu’elle vivait dans la rue, elle se réapproprie un travail pensé comme féminin, et donc estimé comme « un travail à la con. » Une expo dynamisante et émancipatrice. I MARINE COMBE Février 2020/yeggmag.fr/31



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