Yegg n°86 décembre 2019
Yegg n°86 décembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°86 de décembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 42

  • Taille du fichier PDF : 15,1 Mo

  • Dans ce numéro : féminisme, ne rien lâcher.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 36 - 37  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
36 37
YEGG... culture bref bref 0000000000000 chiffre du mois 0000000000000 AVEC POÉSIE Audre Lorde, bell hooks, Jan Clausen, Adrienne Rich ou encore Dorothy Allison… Des poétesses qui ont marqué l’histoire du genre et du féminisme, étant d’influentes activistes, théoriciennes et porteparoles de ces mouvements aux USA. À la Maison de la poésie, le 17 décembre, la structure, Les Impudentes et Elise B, organisaient une soirée lectures et analyse autour du lien entre leurs poésies et leur militantisme. 26/12 Soirée décrochage/lecture « La violence d’être une femme », dès 19h, à La Part des Anges, à Rennes... chiffre du mois... TRANSITION OCÉAN Le 15 décembre, à 18h, le ciné-TNB projetait le film Océan et accueillait son réalisateur, Océan. En mai 2018, ce dernier a fait son coming out en tant qu’homme trans. Il raconte sa transition, exprime ses doutes et ses peurs, quant au regard des autres et à la réaction de son entourage. Mais ce que l’artiste transmet également dans son long-métrage c’est aussi l’enthousiasme et la joie qu’il ressent à vivre cela. 0000000000000 OOOOOOOOOOOOO bref yegg aime les jeux bref LE BLIND TEST à l'affiche à l'affiche À CARO À L’Heure du jeu/Le 20-12-2019 à 20h30 contactez-nous via redaction@yeggmag.fr... L’ÉQUIPE DE YEGG VOUS ACCOMPAGNE DANS CETTE FUTURE ANNÉE 2020...
CÉLIAN RAMIS culture DES LIANES, POUR SE LIBÉRER Du 14 au 16 novembre, sur la scène du Triangle était présentée, à l’occasion du festival TNB, la nouvelle création chorégraphique de Latifa Laâbissi, White dog, entourée de Sophiatou Kossoko, Jessica Batut et Volmir Cordeiro. À droite, il y a ces quatre personnes assises autour d’un tas de lianes. Elles les enroulent autour de leurs mains, les mettent sur la tête comme des coiffes, comme des couronnes. À côté d’elles, le décor est imposant. Intriguant. Des arbres de lianes presque fluorescentes comme celles dont se parent les protagonistes de la pièce. Et au loin, des aboiements de chiens et des croassements de corbeaux. C’est dans cette forêt que le quatuor va évoluer, se disputant les cordes, les tirant, les frappant au sol… jusqu’à ensevelir une des leurs avant de parcourir le plateau, explorer le territoire, en dansant, en courant, en observant. Il y a quelque chose de l’ordre de la naïveté et du primitif qui se dégage de ce groupe, détaché des normes sociales de la société prisonnière de la rigidité de ses propres codes. Comme dans Les idiots, de Lars Von Trier, une liberté insouciante et un lâcher prise véritable règnent au sein de ce décalage et cet affranchissement des assignations au paraître et aux règles de vie. On frôle l’ivresse et on entre dans une transe émancipatrice. Il y a beaucoup de joie dans cette danse interprétée par Latifa Laâbissi, Sophiatou Kossoko, Jessica Batut et Volmir Cordeiro. L’idée de cette création  : « l’entrée en clandestinité d’une communauté d’indociles », peut-on lire sur le site de Figure Project, la compagnie créée par la chorégraphe. Et aussi « faire émerger des communautés lianées. Dans White Dog, il n’est plus tant question de nous mettre face à nos propres clichés que de dés-identifier. » Dans la proposition du quatuor s’articulent de nouvelles formes de lutte, bâties sur son « enforestation » et sur la capacité à tisser des liens au sein de cette communauté, au-delà des préjugés et des constructions sociales que l’on connaît. Ici, pas question d’ordre établi, la pièce envoie valdinguer les codes qui constituent la base de nos références communes. « À force de vouloir entrer dans le moule, on finit par être tarte. », nous disait Latifa Laâbissi, lors de notre rencontre en mai 2018. Le refus des assignations et la contestation du cadre normatif autour d’un modèle unique apparaissent comme un fil rouge dans la carrière de la danseuse qui nous invite à nous libérer du joug du jugement réprobateur d’une société contraignante et aliénante. I MARINE COMBE Décembre 2019/yeggmag.fr/37



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :