Yegg n°71 jui/aoû 2018
Yegg n°71 jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°71 de jui/aoû 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 30

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : mon choix de famille.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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« 11101.". CÉLIAN RAMIS
Celle qui Mythos au printemps, No Logo Bzh en été, Le Grand Soufflet à l’automne et Bars en Trans, en hiver… Sa vie professionnelle défile au rythme des festivals brétilliens. À 27 ans, Laëtitia Itondo est chargée de communication et de relations presse depuis 3 ans, une fois son BTS, sa licence et son master Communication en poche. « Au lycée, j’étais en filière STG et il y avait de la comm’, j’ai commencé comme ça et ça m’a plu. Et puis pour mon stage de fin d’études, j’ai passé 6 mois à Saint-Brieuc à travailler sur le festival Art Rock. C’est comme ça que j’ai mis les pieds dans les festivals ! », souritelle. Si faire sa place n’est pas tâche aisée dans ce microcosme culturel, elle n’a pour autant pas eu la sensation de devoir redoubler d’effort en tant que femme, comme cela est souvent le cas  : « Je n’ai pas eu cette impression-là. Il y a pas mal de femmes en communication et en direction, en tout cas, dans les structures où j’ai été et où je suis. J’ai ressenti ça par rapport à l’ancienneté. Je fais jeune et c’est parfois difficile d’être prise au sérieux. Après, quand tu connais bien ton sujet, on finit par t’écouter. » Dans sa vie privée, elle n’est pas du genre à s’effacer. Quand elle a quelque chose à dire, elle s’exprime. Si dans son boulot, elle met plus longtemps à s’imposer et à s’affirmer, elle affiche un tempérament coriace et combattif. Et s’investit pleinement dans le rythme effréné des festivals, de leur organisation en amont à l’exploitation en direct. Pas de journée type, dit-elle, mais des missions qui nécessitent une préparation plusieurs mois avant l’événement. Découverte de chaque programmation, création des partenariats médias et travail avec les journalistes pour définir et caler les interviews avec les membres de l’organisation et les artistes avant et pendant la manifestation, durant laquelle elle endosse principalement le maillot de chargée de promotion et relations presse. Un rôle loin d’être évident mais Laëtitia, professionnelle, est sereine  : « On se casse souvent les dents… Forcément, le sujet que tu proposes peut ne pas intéresser un média… Mais un autre oui. Il faut communique sa combattivité avoir la niaque. Ce n’est pas parce qu’on te dit non qu’il faut baisser les bras. Pendant le festival, c’est encore autre chose. On a travaillé dur, on peut être susceptibles mais il faut se contenir et surtout échanger. Ça ne sert à rien de s’énerver, il faut parler pour résoudre le problème. » Elle qui a l’habitude d’accompagner les artistes à leurs interviews avec la presse se révèle quelque peu stressée de passer de l’autre côté du miroir, pour la première fois, mais garde son sourire communicatif. Un sourire qui s’élargit dès lors que l’on aborde son quotidien professionnel et la vision qu’elle en a. « Quand il y a des soucis, on cherche des solutions et on trouve. Quand un-e artiste annule sa venue, comme ça a pu être le cas avec les grèves de train, c’est indépendant de ta volonté. Tu t’excuses mais tu n’y peux rien. Alors autant parler et chercher ensemble des solutions. Et t’es super content ensuite si t’as réussi ! C’est un festival, c’est festif ! », s’amuse Laëtitia Itondo qui nous laisse à présent découvrir son enthousiasme face aux challenges  : « On est là pour les journalistes, c’est notre métier. On fait au mieux avec ce qu’on a sur place. Le challenge, c’est aussi pour ça qu’on travaille, on se donne tous un challenge. On a envie de faire bien les choses et d’y arriver. Alors, oui, tu te heurtes à des obstacles mais faut passer outre, en tout cas, essayer. Sans échange, on n’obtient rien. Faut avoir cette envie et moi j’aime ce que je fais, je m’éclate. Il y a parfois du stress mais tu te recentres, ça fait partie de la vie de tous les jours. Tu trébuches, tu te relèves, tu continues. » Ça sonne comme une évidence, c’est presque facile. Et pourtant, non, mais sa vision est réaliste, éclairée et juste  : « On sait que ce n’est pas partout égalitaire. Je n’ai pas vécu ou je n’ai pas le sentiment d’avoir vécu du sexisme jusqu’à présent. Mais je suis bien consciente que ce n’est pas le cas de toutes les femmes. Il faut se battre ! Pas avec les poings, ce n’est pas ce que je veux dire, hein ? ! On va faire en sorte d’avoir notre place ! » Convaincue et convaincante, elle fait passer son message à sa manière. Apaisée et combattante. I MARINE COMBE Juillet-Août 2018/yeggmag.fr/03



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