Yegg n°36 mai 2015
Yegg n°36 mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de mai 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Yegg Magazine

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 30

  • Taille du fichier PDF : 9,5 Mo

  • Dans ce numéro : la politique en bref.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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culture PASSIONNANTE DÉROUTE Justine Curatolo, chanteuse, et Paloma Fernandez Sobrino, comédienne, présenteront en avant-première Déroute (2), le 15 mai au théâtre du Vieux Saint-Etienne, à. Rennes. Rencontre avec la comédienne et Nathalie Elain, à la direction d'acteurs. YEGG : D'où est partie l'ides de la première version Déroute, en 2009 ? Paloma Fernandez Sobrino : Je voulais, et veux toujours, parler de ma grand-mère. De sa vie particulière et très commune en même temps_ De nombreuses femmes peuvent avoir la même histoire. Elle s'est mariée par amour avec un homme qu'elle a choisi. Elle était pleine d'espoir. Et puis, ça a été la déception de ses rêves de jeune fille. Malgré ça, elle a réussi à en faire un jardin de joie. C'est ce qui m'intéresse : comment elle a détourné l'échec et la déception. Sans en faire l'apologie, sans jugement. Simplement faire un focus sur une vie en particulier, commune à beaucoup de femmes. Cola peut carrespondro à une etpoque, mais aujourd'hui Nathalie Elain : Ça contredit une idée toute faite_ Dire que l'on peut trouver du bonheur dans toutes les prisons... L'idée, c'est de ne pas porter un regard noir ou blanc sur le sujet. PFS : L'histoire de ma grand-mère, dans l'Espagne profonde, tres religieuse_.. On cherche le pourquoi de ce choix, est-ce que c'est un vrai choix 2 On pourrait se dire que ce n'est plus d'actualité mais ça l'estetle seraenccre longtemps malheureusement... Vous avez recueilli de nombreux témoignages pour bâtir la première version, et vous soulignez avec la 2e version ne pas vouloir parier des femmes mais d'une femme... PFS : Oui, c'est une histoire fictive, ce n'est pas ma grand-mère précisément. On l'a inventée. Ce qui m'intéresse, c'est le très personnel et l'universel_ Mais ce n'est pas l'histoire des femmes en général. On parie aussi du poids de la religion qui était Mai 2015 1 yeggmag.fr f 22
culture très importante dans l'éducation. Une éducation par la peur. Que je croise avec ka semaine Sainte espagnole, avec les processions. Ça me passionne cette vision sacrée de la Vierge. Et il y a la complexité de l'être humain, rempli de contradictions. Rien n'est évident. C'est Je gris que je trouve passionnant. NE : On sent le poids, la potentialité, c'est lourd, ça enferme, ça transcende, ça permet de dépas'er sa condition par la foi. Il n'y a pas lâ de discours religieux, ni pro, ni anti. Il y a un respect de cette relation ancienne. Qui libère certaines personnes et qui en enferme d'autres. La première forme àtait singulier° : dans une caravane, avec un seul spectateur. Pourquoi prssenter Déroute (2) dans un théâtre pour 20 personnes ? PFS : En 2012, aux Tombées de la nuit, je me suis rendue compte qu'il fallait jouer devant plus de spectateurs. Qu'il y avait une potentialité d'aller plus loin, dans le côté psychologique et dans les contradictions. J'ai décidé de travailler avec Nathalie car je ne pouvais faire ce travail seule. Et de rajouter Justine Curatolo, qui chante, ça permettait de développer le dédoublement, d'enrichir le côté intérieur. Tout en gardant le rapport à l'intime. Oui est souvent très dérangeant Niveau mise en scène, un tissu blanc enferme les deux personnages, symbole do la robe de maris° mais aussi référence à la camisole... NE : Évidemment, il y a la métaphore de la robe. Mais il y a aussi l'image d'une seule femme, en miroir, un corps et une voix. Cela met le propos en perspective, il n'y a jamais de relation frontale. On est toujours dans un tremblé, même quand elles disent la même chose. PFS : Ça marque toute la complexité, la non vérité absolue, la folie, l'enfermement... Vous croquez le romantisme au sons littéraire du terme. Avec des personnages en proie au doute, aux erreurs... Vous pensez qu'aujourd'hui on voue un culte, surtout chez los femmes, aux parcours sans faute ? PFS : Complètement I On est Super Woman aujourd'hui. NE : La liberté, c'est d'assurer totalement, sur tous les fronts_ Sinon on a raté sa vie. Aujourd'hui, la pression a augmenté. La liberté coûte cher. Je ne suis pas militante mais je suis très concernée par la question au quotidien. PFS : Pareil, sans parler de féminisme, j'ai plein de choses â dire en tant que femme. Jouer dans une erglise réhabilitée on théâtre, c'est le clou du spectacle ? PFS : (Rires) Pour moi, c'est le plus beau théâtre de Rennes_ Il est à la fois très spectaculaire et très humble. C'est un petit théâtre qui n'a l'air de rien et il est parfait pour ce spectacle, en effet, avec un décalage dans la mise en scène. C'est mon rêve de jouer là IMARIE CORME LE FÉMININ RENNAIS NOUVELLE GÉNÉRATION YEGGMAG,FR



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