Weleda n°146 mar à aoû 2019
Weleda n°146 mar à aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°146 de mar à aoû 2019

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Laboratoires Weleda

  • Format : (145 x 230) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : du champ au laboratoire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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En guerre contre les « arts de guérir » Qui sont les #Nofakemed ? Médecins et autres professionnels de santé, la plupart militent pour une pratique qui reposerait exclusivement sur les lois de l’Evidence based medecine, c’est-à-dire la « médecine basée sur les preuves scientifiques », appuyée sur des modèles statistiques. Cette conception rejette toute technique complémentaire, toute approche intégrative. « La médecine basée sur les preuves contribue à mettre à la poubelle ce qu’elle nomme avec dérision « effet placebo ». Son rêve est de guérir des corps en mettant entre parenthèses ce qui les anime. Elle est en guerre contre les arts de guérir, dont fait partie l’homéopathie », déclare la philosophe Isabelle Stengers, questionnée par Le Monde le 27 novembre 2018. « L’homéopathie dérange depuis ses origines, déplore le Dr Charles Bentz (SNMHF). Parce qu’elle utilise des médicaments hautement dilués, nos détracteurs voudraient limiter son action au seul effet placebo. Pourtant, en plus d’études cliniques et d’expérimentations conduites auprès de grandes populations dans la durée, nous disposons de bien des arguments qui démontrent qu’elle agit autrement  : son efficacité sur le long terme, son utilisation en médecine vétérinaire... » Ignorer le mode d’action de l’homéopathie ne permet pas d’en déduire que les médicaments homéopathiques n’ont pas d’action au-delà du seul effet placebo, au même titre que les autres médicaments. Florian Petitjean, président et pharmacien responsable de Weleda France, rappelle que « la science finit souvent par expliquer ce que les hommes ont observé déjà depuis longtemps. Dans certains cas, la science ne dispose pas (encore) des outils ou des technologies adéquates. Elle ne peut que constater une action sans en comprendre les mécanismes sous-jacents. » Le Dr Hélène Renoux, présidente de la Société savante d’homéopathie et du Comité européen d'homéopathie (ECH), souligne le rôle spécifique des sociétés savantes dans cette évolution  : « Nous mettons en avant le désir de la communauté homéopathique d'approfondir ses réflexions sur la qualité des actes médicaux homéopathiques, leur pertinence et l'évaluation de leurs résultats. En cela la société savante d'homéopathie répond à un aspect primordial du questionnement en cours par rapport à l'homéopathie, celui d'une exigence de qualité et d'une capacité à se remettre en question et à s'évaluer. » De son côté, le Dr Daniel Scimeca, président de la Fédération Française des Sociétés d'Homéopathie, rappelle enfin aux détracteurs de l’homéopathie qu’il n’existe qu’une seule médecine et des thérapeutiques plurielles  : « Opposer médecines « conventionnelles », « traditionnelles » et « complémentaires », est une impasse. Seule l’intégration des différentes thérapeutiques nous permettra de répondre aux défis de santé publique. Nous avons beaucoup d’atouts à faire valoir ! J’ose espérer que du positif émergera de cette polémique. » 36 Revue Weleda/Printemps-été 2019
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