Weleda n°145 sep 18 à fév 2019
Weleda n°145 sep 18 à fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°145 de sep 18 à fév 2019

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Laboratoires Weleda

  • Format : (144 x 229) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : contribuer à un meilleur monde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Echinacea purpurea À la belle saison, sa floraison enchante les jardins  : rappelons que c’est une astéracée, sa fleur est donc composée d’une multitude de fleurons qui forment une protubérance, et dont seuls les plus périphériques sont ligulés (munis d’un pétale). Au fur et à mesure, les pétales rose pâle à violet se courbent vers le bas tandis que les fleurons centraux deviennent de plus en plus proéminents. Echinacea purpurea contient des alkylamides, des composés phénoliques, notamment l’échinacoside et la cynarine, des polysaccharides, de l’inuline, des huiles essentielles et résines volatiles ; et c’est le totum de ces principes qui lui confère ses propriétés sur les défenses immunitaires. L’échinacée pourpre, ainsi que nombre d’autres échinacées (angustifolia, pallida…) fait partie de la pharmacopée traditionnelle des amérindiens qui l’utilisaient dans nombre de situations, maux dentaires, refroidissements, piqûres d’insectes… en utilisant le rhizome qu’ils mâchaient ou la plante entière broyée directement appliquée sur les plaies. Les immigrants européens en Amérique du Nord s'y intéressèrent très rapidement. Les premiers arrivants en Oklahoma considérèrent cette plante comme un remède universel. Depuis, des études ont montré que la prise préventive d’Echinacea purpurea contribue à renforcer les défenses immunitaires. 8 Revue Weleda/Automne-hiver 2018
Entretien avec Aurèle Canevet Coordinateur du Jardin de Weleda France Un jardin à l’automne a toujours quelque chose de touchant, la lumière solaire est moins intense, les arbres et bosquets se parent de couleurs flamboyantes et ce sont les dernières fleurs cultivées en parcelles, Eschscholtzia californica (voir Revue Weleda 144) et Echinacea purpurea qui enluminent et réchauffent le cœur. « L’échinacée pourpre se cultive ici sur deux années, on la sème au mois de mars la première année, et la plante entière fleurie est récoltée la deuxième année en juin - juillet. Elle s’est très facilement adaptée ici, demande très peu de soins et nous « collaborons » en une sorte de confiance. On ressent tout particulièrement ses forces de croissance, sa couleur est beaucoup plus foncée et plus vive que celle d’Echinacea angustifolia que nous cultivons habituellement. Elle attire beaucoup les bourdons et les abeilles, d’autant plus que sa floraison est longue et va se poursuivre tardivement dans la saison. Nous incorporons un compost léger à la parcelle tous les 3 ans, pas plus souvent sinon la plante devient aqueuse et exprime moins ses principes ; pareillement, nous faisons une rotation des cultures tous les trois ans, surtout pour les plantes qui ne sont pas indigènes comme celle-ci. 9 C’est toujours un plaisir de la regarder, elle domine le jardin par son port élégant et sa couleur vive, elle est dense et forte, ses tiges sont puissantes. Pour ce qui est de l’artichaut, nous l’avons longtemps hébergé en serre, il s’y plaisait bien et nous pouvions le cultiver de façon pérenne, alors qu’en plein air sous nos climats, il a tendance à pourrir au printemps en raison du froid et de l’humidité. Il craint les périodes où l’ensoleillement est trop vif, il apprécie le printemps et l’automne alors qu’il stagne en été pour ce qui est de la production de feuilles. C’est une plante qui n’a pas besoin de soins particuliers hormis le désherbage. Nous cultivons ici l’artichaut « Imperial star » de façon annuelle ; nous le semons et nous récoltons les feuilles dans la même année. Dans cette parcelle se trouvent des phacélies, plantes mellifères également utilisées en tant qu’engrais vert, alors que les zones voisines ont été désherbées, et curieusement, les plants d’artichauts y sont bien plus développés ; un mariage favorable ? Ce qui est frappant, c’est l’odeur qui s’en dégage lorsque nous les récoltons ; si j’écrase la feuille entre mes doigts, je sens une douceur presque sucrée et apaisante. L’amertume ne se retrouve qu’en bouche. »



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