Weleda n°139 sep 15 à fév 2016
Weleda n°139 sep 15 à fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°139 de sep 15 à fév 2016

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Laboratoires Weleda

  • Format : (145 x 230) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : jardin de vie grenade.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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,efii- 6 Revue Weleda automne-hiver 2015
Dans une pépinière située sur les hauts plateaux du Sri Lanka, à 1 500 mètres au-dessus du niveau de la mer, un jardinier passe délicatement la main sur les feuilles des jeunes plants de santal, semés quelques mois auparavant. Si tout va bien, ils seront assez grands et forts, dans vingt ans, pour la récolte du bois de santal. Dans le cadre d’un projet de coopération avec Weleda, 2 500 jeunes plants sont repiqués tous les ans, depuis 2009, pour encourager la culture du bois de santal, de plus en plus rare en Inde et au Sri Lanka. Le santal blanc (Santalum album) est une espèce à feuilles persistantes, qui ne pousse que dans ces deux pays. Weleda en tire un extrait naturel qui sert de note de fond et d’inspiration à ses mélanges d’huiles essentielles naturelles. On le retrouve dans les produits à base d’argousier et de grenade, et notamment dans la nouvelle eau parfumée à la grenade. De consistance épaisse et balsamique, l’huile de bois de santal se distingue par sa note boisée, chaude et veloutée. Un mode de culture durable À une altitude de 1 300 mètres, une quinzaine de paysans du village voisin défrichent mètre après mètre les versants escarpés d’une ancienne plantation de thé revenue à l’état sauvage. Faisant de la place pour accueillir les jeunes plants de bois de santal à repiquer, ils dégagent des milliers de théiers, dont certains ont plus de cent ans. Mais ils découvrent aussi des arbres de santal, les uns guère plus hauts qu’un mètre, d’autres âgés de plus de dix ans et qui atteignent déjà les cinq mètres. Rajiv Kulatungam est ingénieur agronome. Il se fait une joie de tirer la propriété familiale de son long sommeil, avec l’aide de Weleda et du propriétaire d’une distillerie, Kumar Devi. Ce terrain pentu, où se sont succédées quatre générations de cueilleurs de thé, a été choisi pour le projet de reboisement de santal. « Ce projet est un engagement à long terme, pour bénéficier d'une production transparente d’huile de bois de santal, dans une démarche qui se veut à la fois écologique et sociale », explique Bas Schneiders de chez Weleda. Le bois des quelques 7 La note balsamique boisée du santal fait ressurgir un sentiment de sécurité apaisant et réconfortant 500 santals, qui ont poussé naturellement sur cette plantation de 40 hectares, sera récolté au fur et à mesure. Sur chaque hectare, 250 arbustes seront replantés dans le même temps pour assurer durablement l’avenir de la plantation. Rajiv Kulatungam se montre confiant  : « Nous bénéficions d’une base de revenus stable, grâce aux anciens théiers jadis cultivés en exploitation extensive et qui ont été certifiés bio ». Est également prévue la culture de légumes et de canneliers pour encourager les cultures mixtes et développer l’agriculture biologique dans cette région tropicale. Avec leurs racines aux ramifications étendues, les théiers forment une protection naturelle contre l’érosion de ces terrains pentus, protection dont profitent également les jeunes plants de santal. Pour protéger cette précieuse huile naturelle de bois de santal, qui se vend très cher (plus de 1000 euros le kilogramme), le terrain a été clôturé, tout en faisant l’objet d’une surveillance renforcée. Une distillerie jalousement gardée Située à proximité de Colombo, la capitale, la distillerie de bois de santal ne se trouve qu’à 130 kilomètres à vol d’oiseau. Mais il faut compter six heures pour faire le trajet depuis la plantation. Au crépuscule, nous atteignons la distillerie que rien n’indique, ni nom de rue, ni numéro. Kumar Devi veut garder secret ce lieu, où il distille le précieux bois de santal, même pour les Européens vivant à 8 000 kilomètres de là. À l’intérieur des ateliers sobrement aménagés, M. Devi explique les principes de la culture du bois de santal, des principes simples, mais qui dans la



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