W-Fenec n°39 sep/oct 2019
W-Fenec n°39 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : Ventura, l'interview.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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On connait votre goût prononcé pour les titres d’album en latin notamment, le nouvel album s’appelle Ad matres et non « Ad patres », un jeu de mot qui ne sonne pas très joyeux en fait. Il y a toujours eu une profonde tristesse/mélancolie chez Ventura et sur ce nouvel album, j’ai l’impression que c’est encore pire qu’avant. C’est le reflet du monde dans lequel on vit qui est de pire en pire ? Ou le mal-être intérieur des Ventura ? Philippe  : C’est surtout dû au fait que la mère de Diego est décédée pendant ce laps de temps, et que bien évidemment cela a marqué l’ambiance du groupe, tout comme d’autres malheurs dont je ne parlerai pas ici... Ceci couplé aux départs de Mike et Olivier, puis à l’éviction de notre local depuis presque vingt ans... Une période merdique, en somme. Diego  : Ce disque n’est pas joyeux et l’ambiance n’est pas très tropicale, en effet. Il y a eu quelques passages à vide durant cette période, comme le décès de ma mère, mais aussi comme Philippe le dit, les départs de Mike et Olivier. L’arrivée de Greg nous a fait beaucoup de bien, autant au niveau de la musique mais aussi en terme d’ambiance dans le groupe. On connaît Greg depuis longtemps, on rigole bien ensemble ! Je trouve que le son de Ad matres est beaucoup moins costaud que les précédents, que ça soit en profondeur ou en saturation, c’est une illusion de ma part ? Diego  : Tu as parfaitement raison et de bonnes oreilles, ce fut un choix de notre part. Là aussi on a pris notre temps, avec un Serge Morattel plus impliqué dans le processus que par le passé. Avant, on voulait que ça tabasse, avec une grosse batterie, des guitares larges et une basse qui chie. Cette fois, chaque morceau était étudié et décortiqué. La batterie sonne différemment sur chaque morceau par exemple. Pour moi, ce disque représente bien Ventura mais avec du velours. Philippe  : Nous avons demandé à Serge de lui donner une certaine couleur, et le résultat est celui de son approche. Nous avons décidé que ce disque devrait être différent des précédents, histoire aussi de marquer la rupture avec ce qu’on a sorti par le passé. Surprenant aussi d’entendre un titre comme « The dots better », un tantinet pop scandinave un peu froide et chaude en même temps. J’ai l’impression que beaucoup de choses ont été tentées en termes de compositions pendant ces 6 ans. Il doit 9 INTERVIEW
LES DISQUES INTERVIEW DU MOMENT 10 y avoir du matériel pour les prochains disques. Diego  : On a envoyé environ une vingtaine de morceaux à Serge avant d’aller en studio. Certains encore totalement à l’état d’ébauche mais d’autres structurés et prêts à être enregistrés. Notre enregistreur multi-pistes au local est blindé de trucs, soit enregistrés par Philippe tout seul, soit à deux. Il y a toujours eu du matériel mais pas forcément pour un disque. Concernant « The dots better », ce titre avait une toute autre gueule au départ, il a vraiment pris forme en studio, et au final, je pense que c’est mon préféré. Philippe  : À la base, ça devait être plus couillu, mais ça donnait pas grand chose toutes guitares saturées dehors, alors Serge a suggéré de l’aborder comme ça, ça nous a plu, et on l’a enregistré comme ça. J’écoute pas beaucoup de pop scandinave, donc je peux pas me prononcer... Globalement, du moins aux premières écoutes, je crois que c’est l’album le plus éloigné des précédents, en termes de démarche artistique y compris dans la production. Quelle était le constat au moment de composer ce disque ? Y avait-il dès le départ cette volonté, par exemple, de faire un peu plus respirer les morceaux, rajouter plus de parties calmes, un peu plus post-rock, d’être moins dans une démarche d’envoyer la purée coûte que coûte. Quand on écoute « Acetone », « Johnny is sick », « To stand no has one » ou « I’m afraid », c’est frappant. Philippe  : C’est difficile de répondre à cette question... C’est probablement en partie lié au jeu de Grégoire, notre nouveau batteur. Et on avait aussi envie de nous éloigner de cette quête un peu vaine de la puissance à tout prix. On est allé en studio en étant délibérément pas prêts à 100%, ce qui est un immense luxe à notre échelle, et on voulait voir ce qui en sortirait, et voilà le résultat. Diego  : Pour être honnête, c’est seulement à la fin de l’enregistrement que je me suis vraiment rendu compte de la différence avec les albums précédents. Mike était, dans un sens, un batteur qui avait toujours la même intensité, alors que Greg est un batteur qui joue davantage avec des nuances. Donc il a clairement influencé ce disque. Les guitares sont presque aussi larges que sur les autres albums, ma basse est même plus présente aussi, c’est vraiment la batterie qui amène ce velours. La seule démarche dont je me rappelle est celle de ne pas avoir de long morceau, comme « Amputee » par exemple. Sortir votre album le même jour que celui de Tool, c’était un hasard ou une petite blague ? Philippe  : Non, c’est un pur hasard... Diego :...qui nous a bien fait rire lorsqu’on s’en est rendu compte. J’ai posté un truc graphique débile, cela m’a pris 30 secondes à faire sur mon mobile, et je savais que cela allait se propager et être partagé rapidement. Merci à Tool. Vous avez déjà eu le temps de présenter le nouvel album au public ? Une tournée est prévue ? Philippe  : Nous avons « verni » le disque début septembre à Lausanne, mais nous n’avons aucune date de prévue pour l’instant. Mais comme ça s’est très bien passé, il n’est pas exclu que ça ait lieu plus tard. Diego  : À voir, ouais ! Pour terminer, j’aimerais que vous me racontiez juste une anecdote ou ce qui vous sort par la tête concernant chacun des morceaux de ce Ad madres Acetone  : Philippe  : Le titre fait allusion au groupe de slowcore Acetone, dont le chanteur s’est suicidé faute de succès... Certains accords du morceau m’y font penser. Un des morceaux les plus compliqués à rejouer en live. Diego  : J’adore ma ligne de basse, y a plein de parties différentes, j’adore jouer ce morceau. Void  : Philippe  : Le plus vieux morceau du disque... Il doit avoir pas loin de dix ans. Diego  : J’allais dire la même chose que Philippe, donc je vais dire que c’est vraiment le morceau dans lequel on entend le niveau de jeu de batterie assez exceptionnel de Greg. Faith, hope & charity  : Philippe  : C’est une chanson qui parle d’aviation... Diego  : Et moi je dis que ça parle de 3 avions. Johnny is sick  : Philippe  : Il l’était, il l’a prouvé. Diego  : Pendant l’étape du mix, il aurait été plus juste de l’appeler « Johnny was sick ». Revenge  : Philippe  : Ce morceau parle de ma mère. Diego  : Dans ma tête, ce morceau s’appellera pour toujours « Maïzena ». The dots better  : Philippe  : Je ne sais pas quoi dire de ce morceau. À part peut-être que j’aime bien les paroles. Diego  : Voir Greg enregistrer ce morceau en live était super impressionnant. On ne dirait pas comme ça, mais la batterie a été enregistrée d’un coup, sans overdub de cymbales, il joue tout en live. La méga classe ! To stand, no one has  : Philippe  : Référence à un livre inédit qu’un ami a



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