W-Fenec n°39 sep/oct 2019
W-Fenec n°39 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : Ventura, l'interview.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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OGMASUN Into the void (Cold Smoke Records) Un peu moins de quatre années nous séparent du remarquable Out of the Cold, Ogmasun a donc pris son temps pour composer et enregistrer les deux gigantesques titres qui forment ce nouvel album (plus de 35 minutes de musique !) où ils affirment leur envie d’exploration. On oublie les éventuelles caractéristiques métal (ou hard) pour être franchement rock (même avec les saturations) avec des sonorités chères aux années 70 (l’orgue de « Space bears chilling in a hot spring ») et des constructions résolument prog’avec ce qu’il faut d’expérimentations et de riffs qui traînent (« Cote 304 ») pour étirer au maximum deux morceaux qui n’ont pas grand-chose de drone et à peine un poil de doom/sludge. À cheval entre post et prog mais jamais au galop, les Suisses travaillent les ambiances et marient les séquences là où d’autres identifieraient plusieurs titres. Épris de libertés, le quintette n’en fait qu’à sa tête et, de par sa maîtrise, joue avec nos nerfs et notre niveau d’excitation en étant capable de muscler radicalement une partie sans dénaturer l’esprit du titre. Les deux plages sont assez différentes, la première plus excentrique (voire un peu psyché), la seconde plus puissante et oppressante, mais je suis bien incapable de dire laquelle je préfère tant les deux sont intéressantes... Oli ELIAS DRIS Beatnik or not to be (Vicious Circle/L’Autre Distribution/Idol) Deux ans après son premier album folk/americana puis un album de reprises de Simon & Garfunkel avec Morgane Imbeaud de Cocoon, le jeune Elias Dris revient avec Beatnik or not to be, un deuxième album enregistré en France au mythique studio Black Box. Reconnu pour ses qualités de compositions, Elias évolue désormais sous influences pop. Fini l’Amérique (ou presque), place à la superproduction, aux effets en tous genres, aux mélodies taillées pour marcher et rester longtemps en tête, aux arrangements précieux, aux petites touches électroniques modernes, etc. Bref, vous l’aurez compris, ça se professionnalise sérieusement et cet album fera sans doute de ce jeune de 24 ans l’un des plus grands représentants de la dream-pop-folk nationale. Car ce nouvel album a des atouts « hit single », tels que « Endless summer », « Despite the scars » ou « Warmmy chest ». Malgré tout cela, et bien que le fossé entre son prédécesseur soit assez grand (au moins en termes de production et d’arrangements), attention à ne pas brûler les étapes. Car si par moments certains mouvements de chansons sont prévisibles (un peu de redite) et que des choix soient clairement influencés par ce qui fonctionne, on se dit que ce serait bête pour lui de ne pas prendre le temps de grandir et de se griller, car le meilleur est précisément devant lui. Ted TERAMAZE Are we soldiers (Mascot Label Group) Teramaze existe depuis 1995 et a déjà une belle discographie (c’est leur septième opus) mais à moins d’être un auditeur très averti au rayon progmétal australien et être aller chercher ce que nous propose le pays des kangourous à part Karnivool ou Voyager, pas évident de croiser les auteurs de ce Are we soldiers désormais dispos à peu près partout dans le monde. Sans révolutionner le genre, le combo se laisse écouter grâce à un chant clair très accessible (peut-être un peu trop parfois, notamment sur les morceaux plus calmes comme « Control conquer collide ») qui met l’accent sur les mélodies vocales plus que sur le reste (ça se ressent aussi dans le mixage). C’est d’ailleurs un peu dommage car les guitares apportent pas mal de petits trucs sympathiques et ne se loupent pas quand elles sont dans la lumière (« light or flight », « M.O.N.S.T.E.R.S. ») , idem pour le clavier dont l’association avec la rythmique est assez bien dosée (« The one percent disarm »). Au final, en étant assez rock dans l’approche et pas trop barré (les parties techniques ne s’éternisent jamais), Teramaze peut apparaître comme une initiation au métal progressif, histoire de ne pas attaquer direct avec Dream Theater. Oli 59EN BREF
EN BREF 60 REMAINS OF MORPHEUS XXI parallels (Autoproduction) En moins de deux ans, Remains of Morpheus a su convaincre un paquet de contributeurs pour financer la sortie de son premier album. Comment ? Avec une démo et des concerts chargés de belles promesses. On découvre donc avec le joli digipak de XXI parallels leur univers intégralement instrumental entre rock et métal, assumant complètement leur côté prog, ils se donnent à fond pour créer des ambiances hors des codes et enchaîner des plans aussi complexes que plaisants. On n’échappe pas aux grands noms pour les influences (revendiquées) genre Porcupine Tree/Steven Wilson (« The awakening (Déjà vu) ») , Pink Floyd (« The awakening (Fall in) ») ou Tool (l’intro à la basse de « Hunted (prosecution) ») et on peut même aller chercher du côté de certains foutraques amateurs de jazz, histoire d’ajouter quelques petites touches deci delà, on citera alors Mike Patton (« Hunted (persecution) ») ou les autres Poitevins Step in Fluid. Malgré des morceaux assez différents (dans les sons, dans les rythmes, dans l’agressivité ou au contraire la zénitude), Remains of Morpheus nous garde bien au chaud dans son atmosphère et réussit à nous convaincre nous aussi de les suivre. Oli PARLOR SNAKES Disaster serenades (Hold On) Comme une tresse, comme un scoubidou, comme la danse sensuelle entre deux couleuvres, elles s’entrelacent, se mélangent, se croisent et se recroisent. Elles ? Ce sont la voix d’Eugénie Alquezar et la guitare de Peter K, composantes complémentaires du duo Franco Américain de Parlor Snakes (à la lecture des noms, tu trouveras facilement qui est Parisienne et qui est New-Yorkais). Pour ce déjà troisième album, Parlor Snakes s’inscrit dans la lignée de l’indie rock sensuel et envoûtant. Hormis sur un seul titre en français, c’est en anglais qu’Eugénie nous murmure, nous titille, et c’est la guitare de Peter qui lui répond, oscillant sur des rythmes plus ou moins nerveux, des atmosphères plus ou moins étirées. A l’instar de cette belle pochette énigmatique au premier abord, à s’interroger sur la signification de cette belle étreinte, c’est un vrai duo paritaire qui sait te balader sur les neuf titres de ce Disaster serenade. Les Parlor Snakes valsent entre un rock épais, un blues apaisant, un garage rock frénétique, un pop rock enjoué ou aérien et on les accompagne avec plaisir. Eric EREVAN TUSK Foreign lines (Yellow Van/Microcultures) Erevan Tusk, un nom qui résonne depuis au moins une dizaine d’années sur les scènes parisiennes puisqu’on les avait croisés à l’époque à la Flèche d’Or à Paris (salle qui au passage a fermé en 2016) en compagnie des regrettés Arch Woodmann. À cette occasion, le groupe n’avait pas retenu notre attention pour diverses raisons. Le passé, quelque part, nous rattrape toujours pour nous rappeler parfois qu’on a jugé trop vite. Neuf ans plus tard, ce Foreign lines nous parvient jusqu’aux oreilles et nous fait comprendre que le travail mais aussi l’évolution peut payer. En effet, ce disque est une vraie petite pépite pop mélancolique, d’aucuns diront pop érudite, qui nous prend aux tripes et joue avec nos émotions. Une confiserie sentimentale lénifiante, superbement jouée et bien écrite, que certains devraient prendre comme exemple. Cette œuvre ne tombe jamais dans le pathos, la maladresse, ou le mauvais goût tout en puisant le meilleur des influences du groupe (dont les Beach Boys, Grizzly Bear et Talk Talk) pour varier les plaisirs. Entre chansons faussement naïves (« Bones and rainbows ») , symphonies éthérées (« Somersaults ») , et ballades langoureuses (« As a friend ») , Foreign lines aura de quoi contenter tous les fans de musique pop et leur faire tirer quelques larmes de ton corps. Ted



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