W-Fenec n°39 sep/oct 2019
W-Fenec n°39 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : Ventura, l'interview.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TWIN APPLE Miss Sunbeam (Toolong Records/Differ-Ant) On vous en parlait au moment de passer en revue le contenu de leur précèdent disque After the endless day sorti en 2013 (déjà !)  : Twin Apple évoque le soleil, ce petit rayon dont on a tous besoin pour contribuer à notre bien-être physique et mental. Ça tombe bien puisqu’en février, la formation de Gabriel Arnaud, compositeur en chef de la bande, a sorti son nouvel album, le troisième. Bénéficiaire d’une campagne de financement participatif, Miss Sunbeam a pris son temps pour faire éclore sa pop aux accents exotiques (à l’image de la bossa-nova de « Laughters & cocktails » ou le tropicalisme de « Daydreaming ») , juste le dosage nécessaire pour ne pas trop dérouter l’auditeur. La majorité du disque reste dans un registre pop récréative easy-listening, sans prise de risque aucune, mais qui a sacré potentiel de séduction. En effet, Les Toulonnais ont mis du cœur à l’ouvrage en sortant une œuvre admirablement jouée et tout à fait captivante. C’est d’ailleurs souvent les ballades du combo qui font le plus mouche (le magnifique single-hit « Miss Sunbeam ») même si quelques morceaux se défendent par leur vivacité (« Haunted king »). L’album se conclut par « Barely skimmed », un petit piano-jazz assez sympa, histoire de finir en beauté et en douceur. Un gros pouce levé pour l’ensemble de ce Miss Sunbeam. Ted PSYCHEDELIC PORN CRUMPETS And now for the whatchamacallit (What Reality ? Records) « Un crumpet est une variété de pain faite de farine et levure », voilà l’info Wikipedia gratuite pour mieux (ne pas) comprendre le nom de ce groupe, pour « porn », on n’a pas lancé de recherches internet, et pour « Psychedelic », on sait que ça signifie que la couleur de l’ensemble ressemble à l’altération de la vision en cas de prise de drogue douce mais qui te kaléidoscope les pensées tout de même. C’est bien sûr ce premier adjectif qu’il faut prendre en compte au moment de découvrir Psychedelic Porn Crumpets qui donne dans le stoner virevoltant, une sorte de Mars Red Sky sous acide. Le combo de Perth enchaîne les skeuds (c’est le troisième LP en 4 ans) et les concerts puisqu’après leur Australie natale, les États-Unis sont tombés sous le charme et l’Europe doit succomber cet automne. Si tu aimes les hallucinations, la couleur, les seventies, les mélodies ultra nerveuses, les noms chelous, les ambiances chaloupées (oui, ils ne sont pas toujours à fond), la fuzz et cette énergie qui file la patate et le sourire, alors, allume ta platine, et dépose le disque (oui, c’est le genre de trucs qui a plus d’allure en 33 tours) et embarque dans le monde de And now for the whatchamacallit, et tu peux y aller sans rien prendre d’illégal, le groupe se charge de tout. Oli TROY VON BALTHAZAR It ends like crazy (Vicious Circle/L’Autre Distribution/Idol) On ne va rien vous cacher, quelques fenecs dont moi-même étions ultra fans des « plus ou moins » débuts de Troy Von Balthazar. « Dogs », « Took some $$ », « Bad controler », « Very very famous », « Dots & hearts » ou encore « Queen of what ? », quelques bijoux de pop lo-fi parmi tant d’autres dont nous n’oublierons jamais l’existence car la musique marque la vie. Il faut dire qu’après la sortie du plutôt bon... Is with the demon, nous avons presque perdu de vue le bonhomme. Knights of something est parvenu discrètement jusqu’à nos oreilles en 2016 sans parvenir pour autant à nous toucher de manière significative. Surement un défaut de renouvellement ou d’inspiration. Après tout, TVB s’en fout de nous, il exorcise ses démons et nourrit sa solitude en composant ce qu’il veut, comme il le veut (donc toujours presque seul). L’Hawaïen a sorti cette année son 5ème disque, It ends like crazy, et les sensations qu’on avait eu sur le précèdent se répètent un peu, sans qu’il soit intégralement inintéressant pour autant. Quelques titres sortent cependant du lot (« Impale », « Lullaby for psycho », « Hell », « Filthy days ») et démontrent encore la magie dont cet artiste est capable. Après s’être révélé, ce nouveau disque se rapprocherait plus d’... Is with the demon que de son prédécesseur. Un bon présage pour la suite ? Ted 57EN BREF
EN BREF 58 EDMOND JEFFERSON & SONS The winter (Hummus Records) Après vérification, il n’y a aucun Edmond Jefferson dans Edmond Jefferson & Sons, mais il faut bien avouer que ce nom « sonne » et qu’il charrie avec lui une certaine atmosphère, celle des années 60/70, celle des sonorités chaleureuses, celle des racines du rock. Et ça claque davantage que « Josette et ses potes » quand on donne dans le classic rock, même si ce dernier a la particularité d’être parfois chanté en français (par Josette). Distorsions lumineuses, rythmes marqués, chant enlevé qui a le don de perturber l’auditeur (le français et le style donne un petit côté psychédélique), le groupe venu de Bienne a écrit 11 titres homogènes, certains plus bruts, d’autres plus profonds mais toujours en respectant leur ligne de conduite  : honorer ceux qui les ont précédés. Et s’il le faut, ils n’hésitent pas à mixer leur sauce avec des touches blues/folk pour élargir le spectre des influences et ravir un peu plus nos oreilles. Au passage, notons la très belle production (on pourrait presque croire qu’on écoute l’album en version vinyle alors que ce n’est qu’un CD) signée Sirup Gagavil (guitariste de Puts Marie), ça peut être une autre excuse pour filer rejoindre la famille Jefferson... Oli ROYAL TUSK Tusk II (E one) Quand on est au sommet d’une énorme falaise, à tutoyer le vide, et qu’on veut rejoindre le fond de la vallée que l’on entrevoit à peine, on peut sauter en wingsuit et danser avec les aigles, ou faire volte face et rentrer par le joli petit chemin de randonnée qui serpente le long de la montagne. Alors c’est sympa la randonnée, puis c’est mignon tous ces petits bosquets, mais ça file moins l’adrénaline qu’un saut dans le vide. Avec Royal Tusk et ses riffs appuyés et saturés juste comme il faut, sa partie vocale parfaite, aux refrains mélodiques et aux chœurs participatifs, et sa section basse batterie qui ne déborde pas trop, on a 10 titres construits pour une petite randonnée dans un style hard rock moderne. Après un EP en 2014, puis le premier LP en 2016, voici leur 2ème LP, simplement baptisé Tusk II, les Canadiens t’emmènent tranquillement faire un tour. Contrairement à ce que peut prétendre la pochette, ça ne va pas saigner, on ne prendra pas un shoot de grosses sensations, mais le quintet d’Edmonton a le mérite de savoir enchaîner les tracks. C’est sans prise de risque ou d’innovation, c’est dommage, mais ça reste une randonnée plaisante, à la fraîche. Eric ALLUSINLOVE It’s okay to talk (Good Soldier Records) Avec un EP (dont tu retrouves les 4 titres sur ce premier album), Allusinlove a émoustillé toute l’Angleterre l’an dernier et a réussi à franchir la Manche pour livrer son rock sur le continent lors d’un gros paquet de concerts (les mecs sont déjà passés 3 fois à Paris). La cause de cet engouement, c’est la fraîcheur de « All good people » avec un assemblage de trucs dans l’air du temps qui font du combo de Leeds un porte-drapeau des tendances de cette fin de décennie. Une bonne saturation, un petit côté stoner, du rythme, des mélodies masculines, une touche de brit-pop et une attitude rock n’roll. Si en plus, tu trouves un duo pas manchot aux manettes (Cecil Bartlett (The Boxer Rebellion) et Alan Moulder (Depeche Mode, Nine Inch Nails, The Smashing Pumpkins...)), un label qui a bonne presse (Good Soldier Records a aussi signé Biffy Clyro ou The Wombats) et l’excitation propre aux Anglais pour faire d’un petit groupe un cador en quelques semaines, tu as tout pour comprendre pourquoi tu entends parler partout de cet It’s okay to talk. Et sans être l’album de l’année, c’est un bon petit disque, qui évite la facilité et bénéficie d’une vraie identité (c’est pas toujours le cas chez nos voisins). Oli



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