W-Fenec n°39 sep/oct 2019
W-Fenec n°39 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : Ventura, l'interview.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FISTER Decade of depression (Listenable Records) Toujours pas de vacances pour Fister qui revient déjà dans les bacs avec un LP mais un seul titre à lui (« The failure » entre saturation extrême et luminosité morbide, morceau paru en 2016 sur le split avec Dopethrone mais réenregistré pour l’occasion) puisque ce Decade of depression rend hommage à des groupes et des univers que les Ricains doivent apprécier. En guise d’apéro, on a le droit à la musique de Frayeurs, un classique de film de zombies avec un glas qui colle bien à l’ambiance. Pour qui sonne-t-il ? Pour MetallicA ? La transition est travaillée et la reprise particulièrement réussie même si la prod’a certainement abusé des basses... Autre méga-hit passé à la sauce Fister, « Mandatory suicide » de Slayer se laisse écouter, les sonorités du solo contrastant avec le poids écrasant du reste. Plus proche de l’ambiance des loustics, on les retrouve avec un titre de Darkthrone qui leur va bien puis on est surpris par la pureté apportée par « How the gods kill » (Danzig) avant que ça ne dérape, fatalement. Petit cours d’histoire avec le déterrage du « Reaper » de Hellhammer et un titre de Pungent Stench, tous deux bien meilleurs que les originaux. Si tu veux savoir ce que « doom » signifie, tu devrais pouvoir comprendre en écoutant les titres que tu connais déjà... Oli ROUGEGORGEROUGE NaSH (Day Off Records) RougeGorgeRouge est l’exemple parfait de la formation qui change de peau à chaque album. C’est tellement frappant qu’à l’écoute de Nash, on se demande si on ne s’est pas planté de CD. On les avait connus à travers leur math-rock déchaîné et foutraque sur Froast, leur explosive et ingénieuse mixture kraut-ambient-post-punknoise-indie-post-rock délivrée sur le solide Hypersomnia, et on savoure la découverte de Nash. Ce dernier a tendance à concentrer davantage notre attention sur les harmonies et les rythmes percussifs et cycliques que sur le chant et son message, qui n’est pas la partie la plus maîtrisée de l’ensemble. C’est toujours assurément ce mélange entre kraut (« Pyramid ») et post-punk (« Mazout ») qui nous séduit avec cet esprit psyché (« Polonium ») par-dessus. Ce nouvel album nous montre une formation beaucoup plus mature, moins barrée, savant aussi poser des ambiances relâchées et profondes (l’excellente « My way » en est l’image), et provoquer des émotions fortes en pondant des bijoux comme « Sulfur » ou « Remain ». Nash reste néanmoins un album sombre jouant très souvent entre le chaud et le froid, 10 morceaux joués avec autorité et sérieux qui ne se répètent pas, sans pour autant que l’un d’entre eux puissent servir de « hits ». On ne s’en plaindra pas ! Ted DEWOLFF Live & outta sight II (Mascot Records) Si tu n’étais pas à leur petit festoche en 2018 (Dewolffest) à Utrecht (avec 2000 personnes et quelques groupes dont Birth of Joy), tu peux avoir une idée de ce que tu as raté avec ce Live & outta sight II. Pas forcément inspiré au moment d’intituler son troisième effort live, Dewolff l’a appelé comme le précédent, c’est un peu la suite mais pas tout à fait (le titre « Medicine » est présent dans les deux track-lists), ce petit dernier faisant la part belle au dernier opus studio en date (Thurst) avec « Big talk », « California burning », « Double crossing man », « Tombstone child », « Deceit & woo », et « Outta step & illat ease ». Le trio psychestoner-blues fait durer le plaisir, étend ses morceaux (« Tired of loving you » gagne deux grosses minutes), laisse de la place au public pour accompagner son trio de choristes sur quelques « hou hou » et soigne les sonorités qui renvoient aux seventies. Ils gèrent parfaitement les temps calmes (« Medicine » notamment) et régalent les amateurs d’Hammond. On peut juste regretter l’absence d’images, un petit DVD aurait été le bienvenu car les gars se démènent sur scène (« Love dimension » !) , leur lightshow est soigné et en termes d’immersion, c’est quand même plus sympa. Oli 55EN BREF
EN BREF 56 SKØV Skøv (Autoproduction) A quoi ressemble le punk rock en 2019 ? Les Polonais de Skøv ont une réponse  : un mélange d’un peu tout qui respecte certains codes. Originaires de Wroclaw, le groupe formé fin 2017 cartonne déjà au pays (avec une démo livrée en 2018) et s’attaque à l’Europe avec ce premier opus éponyme blindé d’énergie. Forcément, ça joue vite, ça tape du pied et ça balance des riffs et des gimmicks harmonieux à foison, ça laisse de la place pour des chœurs (option punk hardcore), ça ne cherche pas trop à soigner les distos (même si la prod’de l’album enregistré au Perlazza Studio est plutôt très bonne) et il y a un discours engagé (la justice aveugle en artwork). Côté ajout extérieur, on note surtout le chant hurlé/éraillé façon screamo vener que si t’essayes de l’imiter, tu te pètes les cordes vocales au bout de 2 minutes. Ces mecs-là ont l’air de gamins (mate le clip de « Burden of crowd ») mais gèrent déjà les temps forts et les temps calmes comme des vieux briscards (« Dust ») et transmettent leur folie furieuse sans aucune retenue amalgamant tout ce qui passe et leur plaît. Comme ces jeunes loups ont les dents longues, tu risques d’en entendre parler ou de les voir débarquer dans un rade pas loin de chez toi pour foutre le balagan ! Oli LUNEAPACHE Onironautes (Toolong Records/Differ-Ant) Ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de vous présenter des groupes de Toulon. Les derniers en date doivent être Brother James et Twin Apple, ce dernier est signé sur un micro label de la même ville nommé Toolong Records et qui héberge aussi le premier album de LuneApache dont on voulait vous dire deux mots. Cette formation (toulonnaise donc) menée par le guitariste et chanteur Anthony Herbin (ex-Boreal Wood) se plaît à battre la mesure sur des mélodies pop très psychés et aériennes, la même recette qu’ont découvert nos grands-parents dans les années 60 (dont l’époque Revolver et Sgt. Pepper des Beatles) jusqu’au début des années 70. Onironautes sent donc la période hippie en mode français puisque le groupe chante parfaitement bien dans sa langue, c’est d’ailleurs en grande partie ce qui le démarque du reste des autres formations dont le style est représenté aujourd’hui par des groupes tel que The Black Angels. Comme Kula Shaker en son temps, toute la panoplie vintage et psychédélique est déballée sur ce premier disque à commencer sur l’introduction très indienne (flûte, sitar) et par la forte présence de ce clavier rappelant autant celui de Ray Manzarek (The Doors) que celui de Doug Ingle (Iron Butterfly). Une régalade audio assurée, recommandée qui plus est par Étienne Daho. Alors, ça ! Ted HEART OF A COWARD The disconnect (Arising Empire) Les Anglais fêtent leur dixième anniversaire avec un (déjà) quatrième album ! Si sur le fond, le groupe tape toujours dans un métal qui mixe djent et metalcore, dans la forme et dans le son, il y a une sacrée évolution avec l’arrivée au chant du leader de No Consequence à savoir Kaan Tasan (Jamie Graham préférant consacrer davantage de temps à sa famille), ça blaste toujours avec un débit assez impressionnant pour un chant clair et comme les petites mélodies sont bien venimeuses, ça matche carrément. Le chant devient même la pierre angulaire de ce The disconnect car les guitares de Heart Of A Coward restent sur la même tonalité et les parties aventureuses (progressives donc) sont assez rares. Même sur « Return to dust » qui aurait pu être un instrumental, Kaan vient poser un chant très doux qui accompagne les instruments plus qu’ils ne les dominent comme sur le reste de l’opus. Un peu redondant sur la distance, tu ne peux pas passer à côté de ce The disconnect si tu es familier des HoaC, idem si tu apprécies particulièrement le djent, dans tous les autres cas, il faut au moins te pencher sur « Suffocate » ou tester ta compatibilité sur leur assez bon clip/single « Drown in ruin ». Oli



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