W-Fenec n°39 sep/oct 2019
W-Fenec n°39 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : Ventura, l'interview.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TIGERLEECH The edge of the end (Autoproduction) Groupe parisien avec 2 EPs au compteur (2014 et 2017), Tigerleech a bossé pour soigner son premier long format (bel artwork, son signé Andrew Guillotin -The Arrs, As They Burn.-) et donc apparaître sous son meilleur jour aux amateurs de stoner qui en ont vu d’autres. Alors pourquoi se pencher sur leur cas trente ans après que Kyuss ait ouvert la voie ? Déjà parce que la gueule de distos et du mix, avec tout le respect qu’on leur doit, c’est autre chose que les premiers Kyuss ! C’est lourd, granuleux, rondouillard tout en ne manquant pas de patate quand ça s’excite. Les rythmes sont parfaitement maîtrisés, ça peut aller à fond comme devenir totalement sludge, couvrant ainsi toutes les aspirations du southern rock, les transitions permettent de passer de l’un à l’autre comme si de rien n’était. Sans avoir l’air d’y toucher (les premiers contacts sont assez rudes), le chant de Sheby (la légende dit que c’est lui qui a filé un micro à Mouss permettant la naissance de Mass Hysteria) fait son chemin et fait passer pas mal d’émotions et arrive même à se faire touchant (« In my veins »). Bref, pourquoi se priver d’une bonne galette de stoner punchy ? Oli THE BLUE BUTTER POT Let them talk (L’Autre Distribution/Les Facéties de Lulusam) Tant qu’à être improbable, autant l’être à fond. Car oui, tout dans The Blue Butter Pot est improbable. Que ce soit sur la création de ce groupe, formé à l’arrache en 2012 pour un festival de blues. Que ce soit le style du duo, deux rednecks qui ont adopté un look qui sent la paille à grange et le Middle-West de notre cher hexagone. Pourtant, les The Blue Butter Pot viennent de Bretagne  : Ray Bonnet et Oliv Le Normand (Le Normand en Bretagne, encore un truc invraisemblable). Et musicalement, c’est du blues en mode explosion de confettis. Majoritairement bien caféiné, le duo de Sulniac aime plonger dans le dirty rock, avec une guitare dans un blues agressif, un chant enjoué, puissant et agile, qui joue avec les codes du rock. Si l’entrée en matière du LP ressemble même à un vieux Primus (« Support the badger ») , on passe dans du blues rock théâtral (« Cheking the level » ou « BBP’s Mystical ») , du plus atmosphérique (« Doors ») , voire plus pêchu (« Jelly Roll »). il faut finalement attendre le dernier des 13 titres pour avoir un blues old school minimaliste et intimiste (« To the ocean »). Bien débridé et singulier, je te conseille de belles tartines de son de ce pot de beurre bleu. Eric CIRKUS PRÜTZ White jazz - Black magic (Metalville) Qui ne découvre pas Cirkus Prütz cette année ? A moins d’être un dingue de southern hard blues ou de vivre en Suède (où est sorti leur premier opus), pas évident de connaître cette bande de quatre qui fait vivre sa passion du rock depuis 2011. Le label teuton Metalville a le nez creux pour trouver des groupes dans ce goût-là et il y a fort à parier que tu puisses succomber comme eux aux mélodies accrocheuses, au groove imparable et au riffing précis (sans en faire plus que nécessaire) de ce groupe certainement fan des seventies et de combos comme ZZ Top, Jimi Hendrix, Creedance Clearwater Revival... Derrière un premier rideau de fumée qui pourrait laisser entendre qu’on a juste à faire à du rock de tavernes avec ses quelques chœurs pour faire plaisir aux gars accoudés au zinc, on découvre une musique ultra soignée, les sons, les rythmes, les enchaînements, les mots ne sont pas choisis au hasard et s’assemblent pour faire autant de tracks que de chansons à fredonner avec un plaisir non dissimulé. Tu l’auras compris, cet album a plus à voir avec la magie (noire) du rock que du jazz de blancs-becs. Oli 51EN BREF
EN BREF 52 SHOW ME YOUR UNIVERSE Origins (Autoproduction) Wouah. Juste « wouah ». Parce que pour un groupe qui n’a pas encore 4 ans et qui n’a qu’un EP sous le bras, sortir un album du niveau d’Origins, chapeau ! Et ça sans l’aide d’un label. Les Tourangeaux (parce que oui, en plus ils sont Français, pas si évident à l’écoute) viennent donc nous mettre une belle claque métal-core avec tout ce qu’il faut de patate et de mélodies. Et là où certains tombent dans le piège des harmonies mielleuses en espérant avoir le même succès que Linkin Park, les lascars n’ont lâché qu’une cover de Twenty One Pilots dans la colonne des choix douteux et encore, ce titre n’est pas sur l’album... Dans l’autre, que de bonnes idées avec par exemple un gros travail sur le chant, aussi à l’aise avec le clair qu’avec le growl, des grattes lourdes qui n’hésitent pas à envoyer un peu de riffs djent ou du solo de guitar hero, des rythmes ultra massifs, de petites doses de clavier/sample qui font le job et même des morceaux qui sortent des sentiers battus. Sans conteste, Show Me Your Universe est l’une des plus belles surprises de cette année, avec un petit coup de pouce du destin, c’est ce genre de groupe qui pourrait mettre à genoux nos voisins Anglais (et pourtant ils ont déjà Architects, Bury Tomorrow, While She Sleeps, Bring Me The Horizon, The Eyes of a Traitor...). Oli LAURA CLAUZEL Moan (Cantrix Production) Il est vrai que dans le terrier, rares sont les occasions de vous présenter des artistes orientés jazz. Je ne parle pas ici de jazz-rock, jazz-métal, jazz-hip-hop ou même de jazz-fusion expérimental, car nos chroniqueurs se sont déjà arrêtés sur de très bons cas (Alaska Pipeline, BadBadNotGood, Bärlin, Chromb ! ou encore Matthieu Rosso Red Quartet). Non, ici je parle d’un jazz qui met la voix à l’honneur. Une voix forte et totalement maîtrisée par la chanteuse, comédienne et compositrice Laura Clauzel. Passées par de nombreuses écoles prestigieuses (Martha Graham de New-York, les cours Florent), elle débute par la danse et le théâtre puis décide de sauter le pas dans un projet musical en solo. Moan est son deuxième EP au compteur et regorge de petites pépites jazzy teintées de soul et de pop dont les inspirations sont multiples (Goldfrapp, Nina Simone, Kurt Weill ou encore Portishead). La puissance de ce disque réside plus dans l’interprétation que dans les arrangements, même si ces derniers sont de très haute qualité. Laura Clauzel est littéralement habitée par ses textes et joue beaucoup avec les intonations et les gimmicks vocaux surprenants sur des morceaux joués par des musiciens de haute volée. Un album sensible et chaleureux à découvrir à tout prix pour celles et ceux qui apprécient le genre. Ted BALLS GONE WILD High roller (Metalville) Hey, les gars, on fait quoi comme musique ? Si on faisait du rock qui envoie sans se prendre la tête ? Ça marche. Hey, les gars, on on fait quoi comme artwork ? Si on mettait le nom du groupe sans se prendre la tête ? Ça marche. Hey, les gars, on choisit quoi comme titre ? Si on prenait le nom du premier morceau sans se prendre la tête ? Ça marche. Hey, les gars, on choisit quoi comme titre pour la piste 8 ? Si on prenait le nom du groupe sans se prendre la tête ? Ça marche. Je continue ou t’as compris ? Ouais, les Balls Gone Wild ne se font pas trop chier à réfléchir, théoriser ou planifier les structures de leurs morceaux. On branche la gratte, la basse, les amplis, on sort les baguettes, on boit un coup, on appuie sur les pédales et c’est parti ! Le trio de Cologne applique des recettes qui ne sont pas de première fraîcheur (t’as capté qu’il y avait un jeu de mot ?) mais le fait sans aucune arrièrepensée, la démarche est juste pour le fun, envoyer des riffs entre potes, what else ? Tu veux ta dose d’énergie, de solo, de mélodies vénères, d’un hard rock qui ne serait pas celui de ton père ou ton grand-père, rapproche tes oreilles de ce High roller, succès et zéro prise de tête garantis. Oli



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