W-Fenec n°39 sep/oct 2019
W-Fenec n°39 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : Ventura, l'interview.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BOKASSA Crimson riders (Mvka Music) L’automne vient de pointer son nez, mais je vais te parler d’un de mes disques de chevet de cet été 2019. Histoire de se réchauffer un peu ou bien pour conserver un coin de soleil et de ciel bleu dans nos esprits. Et ce disque, c’est Crimson riders, deuxième album du trio norvégien Bokassa. Bokassa donc, petit diamant métallique (en référence à Bokassa 1er, si si !) , doit t’être familier si tu suis un peu l’actualité rock et dérivés, car la bande de Jørn Kaarstad a ouvert pour Metallica sur sa dernière tournée européenne, en compagnie de Ghost, excusez du peu, et ce sur la bonne recommandation de Lars Ulrich. Et ce dernier, meilleur dénicheur de talent que batteur à quatre temps, a encore une fois eu le nez fin en donnant l’occasion à Bokassa de nous mettre plein les yeux.et surtout les oreilles ! Crimson riders, après deux EPs et un album sorti en 2017, est donc le deuxième effort longue durée d’un groupe qui se qualifie de stonerpunk, puisant aussi bien son inspiration dans un punk rock que dans le hard rock et même le hardcore. Et même si « Brologue », thème instrumental de 99 secondes ouvrant le disque, brouille les cartes en proposant des riffs et une ambiance qui ne déplairaient à Papa Emeritus et ses Nameless Ghouls, le ton est définitivement donné avec le survitaminé « Charmed& extrmely treacherous » qui ne déplaira pas aux fans de Tagada Jones et Propagandhi (ouais ouais, ça ratisse large). Ça joue vite, ça joue fort, les refrains sont entêtants et les riffs de guitare(s) sont aussi aiguisés que pachydermiques. Et histoire de nuancer mon propos, « Vultures », troisième plage de ce festin sonore, s’offre le luxe de mélanger habilement saxophone et riffs catchy. Puis le rouleau compresseur reprend du service en enchaînant tempos lourds, guitares généreuses et refrains entêtants, avec parfois des chœurs parfois trop mélodiques et presque hors propos pour une parfaite cohésion avec l’ambiance lourde et pesante du reste du morceau (« Wrath is love », « Captain colde one »). Aussi à l’aise avec le NYHC (« Captain colde one » encore) qu’avec les codes du stoner (« Wrath is love ») au point de mélanger les deux genre (le titre « Crimson riders » est une vraie réussite) et de s’offrir des diversions inattendues (« Immortal space pirate 2. » avec son passage black et son ambiance Ghostienne !) , Bokassa impressionne tant par son énergie et son entrain que par l’intelligence de ses compositions, tout en bénéficiant d’un son propre et puissant. Bokassa est une machine bien huilée, flirtant avec le rock mainstream (tant dans les refrains que le son) mais résolument authentique et faisant honneur à ses aînés (Propagandhi, Entombed période black rock en tête). Crimson ridersa tout pour cartonner auprès des amateurs de sensations fortes sensibles aux mélodies et aux productions puissamment léchées. Si ce n’est déjà fait ! Gui de Champi 15 LES DISQUES DU MOMENT
LES DISQUES DU MOMENT 16 UNKLE The road  : part II (Lost highway) (Songs For The Def) Est-ce que UNKLE est encore un collectif ? Le boss, c’est James Lavelle et s’il est toujours entouré d’une galaxie de musiciens talentueux, UNKLE reste son projet, celui qu’il mène comme et quand il en a envie. Il a pris la route pour une trilogie et après la première partie, voici la seconde qui se compose de deux actes et donc deux cds, une vingtaine de titres qui sont autant de créations « individuelles » qui sont regroupées ensemble. Et même si son auteur précise qu’il ne faut pas forcément chercher de cohérence, force est de constater que la patte de James se retrouve un peu partout et que ce maître es électro-trip-hop a suffisamment de bonnes idées pour nous emmener sur une autoroute perdue (coucou David Lynch) sans qu’on se lasse une seule minute. Alors forcément, on en a un peu pour tout le monde et celui qui préfère rester bloqué dans sa chapelle (pop, rock, trip hop, hip hop, années 80 ou 90...) risque de ne pas s’y retrouver mais pour un peu qu’on ait les oreilles larges, la balade vaut le coup. Parmi les principaux arguments, la qualité des intervenants sur ce disque, UNKLE aime les collaborations et ses invités, sachant qu’ils vont être mis en valeur, ne se font pas prier pour venir « travailler ». La liste est longue mais on notera tout de même les venues de Mark Lanegan (Screaming Trees entre autres, trop solennel ici), Tom Smith (Editors), Wil Malone (producteur et arrangeur pour Black Sabbath, Iron Maiden, Massive Attack, Depeche Mode ou Opeth), Chris Goss, (chanteur et guitariste de Masters of Reality, producteur de Kyuss, QOTSA, Slo Burn, Mondo Generator...), Twiggy (Marilyn Manson, A Perfect Circle, Nine Inch Nails), Keaton Henson, Ian Astbury (The Cult) ou Mick Jones (The Clash). Une sacrée brochette et des guests dans tous les styles pour donner des couleurs différentes aux titres. L’ensemble est hétéroclite et il n’est pas évident de mettre dans la balance les titres entre eux, pourtant, il faut bien en sortir quelques-uns du lot (après avoir mis de côté les petits interludes). Bien sûr, il y a ceux où Liela Moss (qui fait désormais partie du collectif même si elle chante aussi avec The Duke Spirit et en solo) vient poser sa voix (« Feel more/With less », « Sun (The) » et « Touch me », cover d’un titre très dansant du DJ portugais Rui Da Silva), il y a ceux où le chanteur d’Editors apporte beaucoup de fraîcheur (le très pop « The other side » et le plus travaillé « Crucifixion/A prophet ») , ceux où ça bricole pas mal (« Nothing to give » ou « Kubrick », coucou Stanley) mais mon préféré est « Ar.Mour », un petit bijou trip hop (coucou Massive Attack) où toute la classe de UNKLE s’exprime. Oli



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