W-Fenec n°39 sep/oct 2019
W-Fenec n°39 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : Ventura, l'interview.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MARS RED SKY The task eternal (Listenable Records) Certains pourraient penser que Mars Red Sky se contente de faire ce qu’il sait faire, travaillant sur la continuité de ce qui marche pour continuer d’avancer. D’autres ont le droit d’imaginer que depuis ses débuts, le groupe sait où il va et construit, pierre après pierre, un temple au Dieu de la fuzz. Arrivé sur Terre aussi rapidement qu’une comète interstellaire éponyme, le réel débarquement se fait sur un rivage atlantique (Stranded in Arcadia), lieu d’une intense préparation mais MRS est encore derrière un rideau qu’entrouvre Apex III - Praise for the burning soul, les voici avec la même couleur sur l’artwork (signé Carlos Olmo bien sûr), la même chaleur sonore (Gabriel Zander est encore à la prod) mais cette fois-ci au sommet de leur montagne au cœur des flammes de The task eternal. Car oui, aussi bon soit l’album précédent, on a l’impression que les Bordelais ont encore poussé le curseur et sortent peut-être leur meilleur album. Les goûts et les couleurs sont discutables, c’est pour ça qu’on est là, mais franchement, comment ne pas s’extasier devant une telle démonstration de talent ? Qui peut se targuer d’avoir un son aussi chaleureux, une voix aussi envoûtante, un groove aussi imparable ? Et de pouvoir lier l’ensemble pour former un tout construisant une identité aussi forte ? Un peu de bidouillages, une rythmique appuyée, le riff démarre à peine qu’on est déjà sur la planète Mars, le voyage va durer un peu moins d’une heure mais on se sent en confiance, le chant de « The proving grounds » lève d’éventuels doutes, on est entre de bonnes mains, au grain des guitares fuzz répondent des notes cristallines, le contraste est bluffant, nos sens vibrent avec la basse, l’album vient de commencer qu’on est déjà ailleurs. Les lignes harmoniques tortueuses et les chœurs lancent un « Collector » qui filera ensuite derrière un chant et une guitare qui marquent leur territoire. Signe que les MRS sont proches des hommes, le petit jeu de lettres entre « Recast » et « Reacts », deux morceaux frères, liés par un riff qui assure une certaine continuité malgré des idées distinctes, le premier est un peu plus léger, le deuxième plus embrumé, la différence se fait notamment avec l’absence de chant pour « Reacts ». Sans ce fil d’Ariane, les instruments prennent des libertés et déconstruisent le schéma classique pour s’élever un peu plus haut. L’ascension se poursuit avec une petite pause, « Crazy hearth » étant juste sympathique parce qu’un peu prévisible, ça offre un peu de répit avant de toucher le sommet qu’est pour moi ce « Hollow king ». Le trio use alors de toutes ses armes, opposant les pleins et les déliés, superposant des couches instrumentales, assurant une progression au titre qui gagne en tension jusqu’à un trop plein de saturation qui le fait disparaître. Jouissif. Le premier riff bien plus terrestre et granuleux de « Soldier on » nous fait redescendre, la voix de Julien se dissimule derrière un effet comme pour rester à l’écart de ce qui ressemble à une descente de trip, ces instants où tu es mal à l’aise mais conscient d’avoir vécu un bon moment... Le délicat instrumental « A far cry » conforte cette idée, il est temps de se détacher des martiens et de reprendre une vie normale... A chaque nouvel album, les Mars Red Sky subliment leur recette, répétant leurs gammes avec davantage de maîtrise et de générosité. The task eternal n’échappe pas à la règle, encore une fois, il faut se dire que c’est certainement leur climax et que c’est donc maintenant qu’il faut profiter de leur musique. Et tant pis s’ils se surpassent dans quelques années, on aura toujours profité à fond de cet album d’exception. Oli 13 LES DISQUES DU MOMENT
LES DISQUES DU MOMENT 14 CULT OF LUNA A dawn to fear (Metal Blade Records) La voix de Julie Christmas ayant pas mal vampirisé Mariner, on peut dire que ce A dawn to fear est le retour aux affaires de Cult of Luna après un Vertikal qui avait couché tout le monde. Depuis 2013, le groupe a subi quelques transformations puisque Kristian Karlsson (Pg.Lost) a remplacé Anders Teglund aux claviers et qu’Erik Olofsson (un des trois guitaristes) a quitté le navire. Les Suédois se sont aussi pas mal reposés et ont suffisamment rechargé leurs batteries pour nous sortir un double album (compte le temps d’un film pour l’écouter et n’attend pas un single radio pour les découvrir), le tout dans un digipak au carton embossé (oui, ma femme fait du scrapbooking) avec des pochettes rappelant les vinyles pour protéger les CDs et un livret où textes et photos nous laissent pantois. Batterie sourde, notes de guitares désordonnées, basse qui sature, un premier énorme élan et on saute au cœur de cette nouvelle offrande, le chant guttural est rapidement contrecarré par une gratte lumineuse, cette opposition des tonalités est une (si ce n’est « la ») des marques de fabrique de Cult of Luna qui redéfinit ici rapidement son territoire, on est chez eux, ils sont au commande. Et alors qu’ils auraient pu se contenter de livrer une nouvelle œuvre « post hardcore » presque classique (après tout, ce sont les patrons du genre, ils font ce qu’ils veulent), les Suédois sortent de leur zone de confort en jouant sur les rythmes. Ils mettent de côté les lentes progressions déchirantes pour mettre de la dynamique (le génial « Nightwalkers ») ou, à l’inverse, tout plomber (« A dawn to fear »). Ils étirent également le cinématographique instrumental « Lights on the hill » et apporte une douceur incroyable au pourtant inquiétant « We feel the end », donnant au « Disc B » une couleur plus chaleureuse, plus prog’et émoustillant mon radar aux références à Pink Floyd. Écouter cet album prend du temps (1h30 environ) et si pour certains, on se demande s’ils n’auraient pas mieux fait de condenser leurs meilleures idées plutôt que de trop les développer, ici, impossible d’imaginer enlever un ou deux titres tant l’ensemble est cohérent. L’aube n’est pas à craindre, elle sépare juste la nuit du jour, l’obscurité de la lumière, c’est cet instant magique où des univers se croisent et la vie reprend, certes, pour les adorateurs de la lune, c’est une pause dans le cycle... mais ce moment particulier est aussi une allégorie de la musique de Cult of Luna, une musique aux confluences de multiples ambiances, une musique riche en sensations qui, malgré toute leur variété, riment avec communion. Oli



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