W-Fenec n°35 déc 18/jan-fév 2019
W-Fenec n°35 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : Mass Hysteria...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ROBIN FOSTER PenInsular II (My Dear Recordings) Paraît-il qu’en Bretagne, il se dit  : « Attendez la nuit pour dire que le jour a été beau ». J’ai attendu la fin de ce nouvel album de Robin Foster et, une fois le silence revenu, je peux le dire  : il est beau. Une nouvelle fois, le compositeur anglais s’est laissé emporter par la magie de la pointe de Crozon pour écrire un album, PenInsular II, qui répond par moments au premier du nom et pousse un peu plus loin l’exploration de notre aventurier. En suivant les rives de l’ambient-pop et du postrock, il croise son amie Madelyn Annqui l’emmène sur une terre de trip-hop (« Ma/Unan ») avant de braver les flots et leurs courants de fond (« Kraozon ») et d’accoster sur « The island » où la solitude se rompt. Dave Penney, autre vieil ami (Archive, BirdPen et We Are Bodies leur projet commun), l’accompagne dans la contemplation. Ailleurs, nappes de synthés, rythmiques discrètes et guitare occupent l’espace, redessinent les paysages, souvent des places et l’infiniment beau, parfois des rocs, une forêt, de la lande, une nature sauvage qui s’apprivoise. La vingtième sortie du label de Pamela Hute est une invitation au voyage, tant touristique que musical, alors embarque ! Oli Relltin TRIO ALKALINE TRIO Is this thing cursed ? (Epitaph Records) Neuvième album du trio punk rock ricain (en activité depuis plus de 20 piges), Is this thing cursed ? est une véritable bombe prête à exploser à tout moment pour notre plus grand plaisir. Après une intro synthétique mais néanmoins mélodique d’une bonne minute, et dès l’arrivée des guitares et des voix en harmonie, la magie peut opérer tout au long des 13 morceaux composant ce disque sans faute de goût aucune. Alkaline Trio reste fidèle à sa marque de fabrique, sans succomber aux modes et sans trahir son amour pour le sacrosaint punk rock. La formule (toujours la même, mais dont je ne me lasse jamais) fonctionne à la perfection, avec cette alternance de guitares incisives, de mélodies vocales parfaites, de rythmiques rapides et de refrains inoubliables. « Stay » et « Heart attacks », en deuxième partie de disque, permettent de relâcher quelque peu la pression, mais c’est pour mieux retrouver les brûlots dévastateurs. « Krystalline » achève le skeud avec une interprétation punk acoustique qui ne déplairait pas à Frank Turner, et sitôt les 40 minutes de ce précieux achevées, j’en redemande sans modération. Un disque qui rend accro. Gui de Champi ENEMY INSIDE Phoenix (Rock of Angels Records) Si tu attendais le chaînon manquant entre Evanescence et Within Temptation, tu vas être content car le label allemand Rock of Angels Records a pondu Enemy Inside. Un « groupe » qui à la base n’est que l’union des talents d’une jolie blonde qui fait au moins du 85B et d’un guitariste qui a des cheveux longs. On leur trouve trois autres gus pour faire la déco et assurer des concerts et c’est parti. Il suffit de foutre quelques riffs de gratte (des gentils et des méchants) sur les harmonies (à peu près toutes les mêmes) de la donzelle, quelques petits samples, un solo old school de temps en temps et on est prêt pour sortir l’album. Euh, il va falloir en faire parler un peu quand même. Ah oui, bah, on n’a qu’à trouver un guest et une cover. Personne ne veut venir ? T’as demandé à Georg Neuhauser ? C’est le chanteur d’un groupe autrichien, Serenity, il est toujours partant. Merde, le mec a une voix heavy, ça n’apporte rien, pas grave on foutra le titre sans sa voix en bonus ! Bon, faut reprendre un titre connu... Va pour « Summer son » de Texas, on la joue plus lourd et un poil plus vite et... Re-merde, y’a des mecs qui ne sauront même pas que c’est une reprise. Bref, tu peux regarder les clips sans le son. Oli 69EN BREF
EN BREF 70 OCTARINE Doxa (Autoproduction) Quand Doxa commence avec des stridents pick slides enchevêtrés et installe rapidement une atmosphère électrique, on sait que la foudre va nous tomber sur le cabestron. Et c’est rapidement chose faite avec un gros riff de guitare, un chant appuyé, une basse lourde et une batterie en mode multi fûts. Mais si Octarine envoie ce qu’il faut dans les écoutilles, c’est plus orienté vers un rock puissant que violent. Sans agressivité mais avec un tempo accrocheur, des partitions riches et un chant mélodique, chaque élément du groupe étant sur un même pied d’égalité. Et comme dirait mon garagiste  : « pour qu’une voiture avance vite, faut que ses 4 roues aillent à la même vitesse ». Les 4 musicos d’Octarine ayant ce même niveau de technicité et d’inventivité, il y a une sacrée bonne énergie naturelle qui se dégage de ce deuxième EP de 4 titres des Toulousains. Une énergie magique ? A toi de voir si la musique d’Octarine porte bien son nom, puisque leur patronyme provient de la saga Fantasy du romancier Terry Pratchett (les livres du Disque-monde). L’octarine étant une couleur imaginaire, celle de la magie, visible uniquement par les sorciers et les chats. En ce qui concerne leur musique, elle est disponible pour tous, et c’est tant mieux. Eric ELYSIAN FIELDS ELYSIAN FIELDS Pink air (Differ-Ant/Microcultures Records) Comme beaucoup depuis le début de l’aventure de notre magazine, ce disque aurait pu avoir sa place dans les disques du moment. Qu’il y soit ou non ne modifiera en rien la perception qu’ont les gens d’Elysian Fields, du moins en apparence. Pink air, son dernier album, ne change pas la face de la formation de la charmante Jennifer Charles et de son acolyte Oren Bloedow. À 50 ans, l’Américaine fait toujours autant de miracles avec sa voix sensuelle et torride, jusqu’à rattraper des morceaux dont la composition peut s’avérer moyenne voire passable. Tout dépend d’où on se place et comment on voit les choses. Cet air rose (surement celui des montagnes de Woodstock où il a été enregistré) se défend bien grâce à de très bons morceaux, qu’ils soient cotonneux (« Beyond the horizon », « Karen 25 ») ou plus rock (avec la pesante « Knights of the white carnation » ou la légère « Dispossessed »). En revanche, si je découvrais ce groupe aujourd’hui par le biais de cet album, pas sûr qu’il me donne entière satisfaction, la faute à des titres qui viennent un peu plomber l’ensemble en terme de créativité, à commencer par l’inaugurale « Stormcellar ». Ted EXPLICITE SILENCE False supremacy (Autoproduction) Encore un groupe qui fête ses 20 ans et avec lequel on a grandi... ou presque parce qu’on a raté un paquet d’épisodes de la vie d’Explicit Silence depuis 2005... Mais qu’importe le passé, ce qui compte pour eux, c’est le présent et le futur proche et en ce moment, les Caennais défendent leur nouvel album. Un petit condensé de HardCore à l’ancienne avec ce qu’il faut de riffs tranchés, de chant pugnace (sans être trop growlé) et surtout de rythmiques de mammouths. Production bien lourde (et assez fine pour jouer avec tes enceintes), invité de choix (Gary de Pro-Pain mais aussi leur ancien chanteur), artwork soigné, les Normands progressent encore et vont forcément faire du bruit dans la communauté HxC. Au-delà de cette chapelle, ce sera plus difficile  : les titres sont assez courts pour ne pas tourner en rond (contrairement au pit ?) et un poil trop (stéréo)typés (voire prévisibles quand on écoute l’éponyme « False supremacy » ou « Scared of the unknown ») , c’est certes efficace mais pas forcément suffisant pour convaincre les masses métalleuses d’aujourd’hui pour qui le bourrinage en règle suffit de moins en moins. Si t’aimes le HardCore à la Born From Pain, As We Bleed ou Do Or Die, cet album est pour toi, sinon, commence par leur bandcamp et « MCMG »... Oli



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