W-Fenec n°35 déc 18/jan-fév 2019
W-Fenec n°35 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : Mass Hysteria...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ALL THEM WITCHES ATW (New West Records) Prolifiques, les All Them Witches ne peuvent pas rester plus d’un an sans sortir une galette, ils ont commencé l’année 2018 avec un EP, ils la terminent avec un LP et si le rythme est conséquent, la qualité ne se déprécie pas pour autant. Pendant 51 minutes, les Ricains nous font faire la visite de leur pays avec ce qu’il compte de racines blues et folk, le tout électrifié, amplifié et filtré avec les effets qui fleurent bon les seventies. Un peu moins psychédélique que leur précédent opus, celui-ci, éponyme mais surnommé par leur acronyme, on les sent plus posés, davantage en mode « feu de camp » et inspirés par Dylan, JJ Cale et Clapton (« Workhorse », « Halftongue », « HJTC »). Même la longue plage « Harvest feast » ne laisse pas la folie s’emparer des Texans qui laissent s’exprimer une guitare électrique très claire et plutôt sage, même en solo. Alors que All Them Witches pouvait être difficile à suivre et sembler brouillon dans certaines idées par le passé, ici, tout est assez limpide, très calme, presque doux... Tant et si bien que le boogie « Fishbelly 86 onions » qui ouvre le skeud semble presque déplacé quand on a fait le tour de l’ensemble et qu’on retombe dessus. Oli WHODUNIT Memories from a sh*t hole (Beast Records) Comme disait Lao Tseu  : « on peut créer une pizza avec plus de 18 ingrédients, car la réussite est dans le bon dosage ». Et en matière de bon dosage Whodunit est le pizzaiolo qu’il te faut si tu veux goûter à la pizza spécial Garage 70’s. Ils ont mis des morceaux de punk, de rock, de blues, de noise, de groove, du psyché, tout ça en travaillant la pâte avec de l’harmonica, du synthé, de la cigar box, des claps, des guitares, des choeurs, et bien sûr une bonne basse et une batterie pour donner le tempo. Tout ça, bien relevé avec une sauce piquante et savoureuse. Quatuor parisien qui fait fuzzer les platines depuis 2003, (le Fenec avait chroniqué son deuxième EP en 2005, mais avait honteusement occulté les 3 LPs qui ont suivi), ils sont de retour avec Memories from a sh*t hole et ses 13 titres produits par la référence Jim Diamond (The Fleshtones, White Stripes, The Sonics). C’est goûtu, c’est riche, chaque nouvelle bouchée laisse découvrir une nouvelle saveur. Dans la lignée de The Cramps ou de The Fleshtones, Whodunit maîtrise parfaitement le son garage et l’enjolive de moults fioritures croustillantes. A ne plus louper. Eric OHHMS Exist (Holy Roar Records) Ohhms délivre toujours des productions plus qu’honnêtes. Les Anglais excellent dans leur registre stoner-doom limite prog, mais certains de leurs choix me laissent perplexe. Fallaitil étendre au maximum « Subjects » (plus long que les 3 autres pistes réunies) alors que le morceau explore plusieurs directions avec d’énormes breaks calmes qui séparent les moments de saturations ? Le groupe avait les moyens de faire trois plages différentes mais a préféré l’élongation (aïe), et avoir à réentendre certains hurlements ou quelques chœurs à l’arrière-plan, alors qu’ils n’apportent pas grand-chose, est plutôt dérangeant. Par contre, quand le combo laisse divaguer les guitares et les rythmes avec de petites mélodies un poil agressives (« Shambles » !) ou milite pour l’abandon des armes (« Firearms ») en insistant avec un très bon riffing et une introduction punk, rien à redire ! Pour « Calves », je reste un peu sur ma faim car les parties claires sont sublimes alors que celles qui jouent plus sur la lourdeur sonnent un peu trop facile avec un chant vénèr pas toujours au niveau du reste. Ce nouvel album d’Ohhms laisse donc un goût amer puisque s’il est bon, on se dit qu’on n’était qu’à quelques détails d’un truc encore mieux ! Oli 65EN BREF
EN BREF 66 F u en > Before ft was cool FUNNY UGLY CUTE KARMA Before itw as cool (M&O Music/Believe) Funny Ugly Cute Karma n’est pas forcément le nom le plus facile à retenir mais il fallait développer l’acronyme FUCK et Adeline et Dorian n’ont rien trouvé de mieux. C’est en duo qu’ils composent ce premier EP mais conscients de la nécessité d’exprimer toute leur puissance sur scène, ils ont vite dégoté un deuxième guitariste, un bassiste et un batteur qui font désormais partie du combo à part entière. Et à cinq, ils risquent d’aller encore plus loin que sur ces 4 titres qui jouent pourtant déjà bien l’éparpillement façon puzzle. Un petit sample, une intro death à la Eths puis une mélodie ultra catchy à la SOAD avant de revenir sur un chant growlé impeccable, « On the run », c’est une montagne russe et ce n’est que le début... Ambiance plus dépouillée et fusion pour « Shelter » avant de repasser en mode métal vénèr et de retaper le break à base de basse jazzy. Tu as déjà la tête qui tourne mais tu ne l’as pas encore dans « Nuage de maux » où Adeline démontre sa maîtrise du français (logique mais pas tant quand il s’agit d’écrire des textes), un titre plus facile à suivre que les premiers et même que le dernier malgré le fait que ce soit une reprise du « Radio/video » de SOAD. Intro à base de sons de vieux jeu vidéo, break à la basse slappée, chant enlevé, la cover a au moins autant d’intérêt que l’original ! What the FUCK ! ? Oli SPEED JESUS The Giant Hack (BlackOut Prod/Metro Beach/PP&M/Opposite Prod) Chaotique, enivrant et jouissif. Voici ce qui me vient à l’esprit après m’être difficilement remis de l’écoute de The giant hack, premier album de Speed Jesus. Le trio orléanais (composé de membres de Gravity Slaves et de Monde de Merde) n’y va effectivement pas avec le dos de la cuillère quand il s’agit de proposer un punk hardcore tendu et abrasif. Dès que résonnent les premières mesures de « No redemption », morceau ouvrant le disque, la lourdeur et la noirceur font peu à peu place à la vitesse et au chaos. Les chants hurlés se mélangent aux guitares tranchantes et malsaines et au basse/batterie percutant. En incrustant habilement des soupçons de black (« Dig it ») et des louches de grind à ses brûlots punk déstructurés, Speed Jesus fait passer un mauvais (gros) quart d’heure à l’auditeur qui aura le courage et l’imprudence de s’aventurer dans son univers délibérément ultra violent et délicieusement dérangeant. Les ombres de Unlogistic, Unsane et Napalm Death (et oui, tout ça !) planent au-dessus de la colonne vertébrale de Speed Jesus qui se révèle une machine indestructible et incontrôlable. Te voilà prévenu !!! Gui de Champi ANTI-FLAG American reckoning (SpinefarmRecords) Anti-Flag vient interrompre le rythme des saisons pour nous aider à passer l’hiver au chaud sous la couette avec une version acoustique de quelquesuns de ses derniers morceaux  : 2 issus d’American spring (2015) et 5 venus d’American fall (2017) et comme ça faisait léger, les Ricains nous gratifient de trois reprises mais électriques (pourquoi ne pas avoir tenté de les faire à la punk-folk ?). Les bons morceaux se jouent dans toutes les versions, avec un gars comme Justin Sane au micro, tu peux même y aller a cappella, des « American attraction » ou « Racists » seront toujours aussi percutants ! C’est un vrai bonheur que de (re)découvrir ces compos sous un nouvel angle. L’exercice de la cover est moins convainquant car on revient sur l’électrique et quitte donc une certaine douceur. « Gimme some truth » de John Lennon reprend un des thèmes favoris d’Anti-Flag qui n’ont pas grand-chose à faire pour accaparer le titre, le « Surrender » de Cheap Trick est anecdotique, « For what it’s worth » des Buffalo Springfield beaucoup moins, c’est une des « protest songs » les plus célèbres et j’en ai déjà des frissons à l’imaginer en live... Anti-Flag passe haut la main l’exercice de l’unplugged, mais qui en doutait ? Oli



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