W-Fenec n°35 déc 18/jan-fév 2019
W-Fenec n°35 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : Mass Hysteria...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MOONLIGHT BENJAMIN Siltane (Ma Case/Socadisc) Chez W-Fenec, on adore le métissage musical, encore plus quand il nous surprend et nous fait dérailler de notre ligne éditoriale historique. Et quand on tombe sur un album de la trempe de Siltane de la chanteuse haïtienne Moonlight Benjamin, on se dit qu’on devrait plus souvent pousser ce concept, si ce n’est pas déjà fait. Car, pourquoi se priver de l’écoute d’un disque qui mélange avec une facilité déconcertante le blues-rock de papa aux accents mélodiques africains et aux rythmes vaudous caribéens ? Le décor est posé, l’imaginaire est en action mais quand on presse « play », il se dissipe progressivement lorsqu’on s’immerge dans cette mixture aussi entraînante (dès l’introductive « Memwah’n », « Moso moso », « Tan malouk ») que mystérieuse (« Simbi », « Mèt agwe ») , tout en faisant honneur de manière évidente à ses influences bluesy (« Slitane » et ses airs très proches des Black Keys ou « Chan dayiva ») qui sont là pour amener un équilibre et du liant à l’ensemble. La Toulousaine d’adoption ne s’amuse pas à alambiquer ou complexifier sa musique, préférant privilégier un message d’espoir et nous conter en créole et en français la souffrance du peuple de son île (sur « Doux pays » notamment). C’est tout à son honneur. Ted TITANS FALL HARDER Evolve (Autoproduction) Quand un combo se réclame de Gojira (désormais la base quand on fait du death), de Meshuggah (hop, une grosse rasade de djent) et de Fear Factory (une belle dose de rythmes industriels et de samples), ça donne du cybermétal survitaminé. Aux riffs et aux boucles speedés, les Grenoblois ajoutent un peu d’ampleur avec un goût certain pour la grandiloquence (sur l’introduction « Emergence » mais aussi avec quelques autres nappes qui se déposent ça et là et donnent de l’envergure à l’ensemble). Et quand on a compris que ça ne rigolait pas, Titans Fall Harder surprend avec un superbe chant clair qui vient décontenancer l’auditeur jusque-là habitué au dézingage en règle, c’est un peu rapide quand ça survient (« Ignite the core », « The omniscient ») mais avec les changements de phrasé (plus souvent hurlé/growlé), ça permet de garder l’excitation intacte et démontre que le groupe peut encore aller plus loin dans certaines directions sans perdre son identité. Une image sonore forgée dans l’omniprésence du blast et des samples qui les rapproche d’une autre de leurs références à savoir The Algorithm même si ici, le chant est loin d’être accessoire et permet à Titans Fall Harder de sortir du lot. Oli THERAPHOSA Theraphosa (Season of mist) Si tu es un arachnologue invétéré, tu sais donc que la Theraphosa est une des plus grosses araignées du monde qui peut atteindre plus de 30 cm d’envergure. Mais Theraphosa est aussi une fratrie parisienne (Vincent au chant et à la guitare, Matthieu à la basse et chant, Martin à la batterie) qui n’a pas emprunté que le nom à cette bestiole velue. C’est tout un univers à la gloire de leur égérie octopode  : artwork, poésie dans le livret, et bien évidemment la musique. Un metal lourd et pesant, qui plonge parfois dans le black metal avec des growls bien appuyés et des riffs assommants, tout cela collant parfaitement avec l’impression que produit l’observation de cette araignée géante. 5 tracks où l’imposante Theraphosa sait alterner des rythmes plus ou moins rapides, avec la voix de Vincent, claire ou plus appuyée en écho à celle de Matthieu qui joue à fond la carte gutturale. Un metal qui propose de très bonnes variations entre chaque titre, tout en restant homogène et cohérent avec le thème de leur projet musical. Au final, un très bon (et prometteur) premier EP, et on les remercie d’avoir choisi Theraphosa, car si’ls s’étaient appelés coccinellidae ou papillon, ça l’aurait fait carrément moins bien. Eric 63EN BREF
EN BREF 64 PORN The ogre inside remixed (Les Disques Rubicon/Echozone) Porn apprécie particulièrement l’exercice du remixage, non seulement pour retravailler les morceaux des autres mais aussi pour se faire revisiter (Deconstruct). Pour promouvoir la sortie des clips (tous superbes) liés à l’album The ogre inside, les Lyonnais ont demandé à des amis (très très proches pour certains !) de présenter différentes versions du titre qui faisait l’objet d’une vidéo, sortant les morceaux au format EP numérique. C’est à peu près cette collection de titres que regroupe The ogre inside remixed, une compilation qui ne reprend pas tous les morceaux d’origine (j’aurais bien aimé un « Nothing but the blood » !) mais surtout « The ogre inside » (4 versions). Heartlay refaçonne deux titres avec délicatesse et une légèreté toute EBM, Thot s’empare de « Sunset of cruelty » avec des ajouts qui renforcent la dynamique du titre, le Lyonnais voisin de palier Aura Shred donne plus d’impacts au rythme et nettoie les bandes pour mieux y incruster ses sonorités propres. Enfin, le gros du boulot a été fait par le side-project An Erotic End of Times avec ce qu’il contient de lourdeur et on le devine, l’envie pour Philippe, tête pensante des deux groupes, de « tester » d’autres choses avec ses propres enregistrements. Si, comme lui, tu veux explorer davantage l’ogre, fonce, sinon, commence par écouter l’original... Oli ELISAPIE The ballad of the runaway girl (Yotanka/PIAS) Yotanka Productions a récemment sorti le troisième album d’une chanteuse originaire de l’Arctique canadien se nommant Elisapie. Cette inuit installée à Montréal se passionne pour la musique folk et la pop fragile et langoureuse, si bien que l’ensemble de cette mixture se retrouve très bien digérée dans son petit dernier The ballad of the runaway girl. Sa voix mélancolique et touchante nous raconte en partie ses racines, son histoire personnelle et les tribulations de sa terre natale (« Call of the moose »). Côté musique, on navigue souvent entre ballades folk fortes en émotions (« Wolves don’t live by the rules », « Rodeo », « Ikajunga ») qui laissent place par moments à des morceaux plus nettement influencés par le rock comme l’inaugurale « Arnaq » et son côté pas farouche à la The Kills ou la très rythmée « Qanniuguma » qui pour le coup donne des indications en musique sur les racines de la demoiselle. Des titres plus inspirés pop touchent aussi en plein cœur comme la sublime « Don’t make me blue », qui serait un parfait single radio, ou encore « Darkness bring the light », titre composé avec Joseph Yarmush (Suuns), et qui dévoile sa richesse progressivement. Bref, un programme chargé pour les âmes sensibles et les curieux. Ted SHVPES Greater than (Search And Destroy/Spinefarm) Shvpes devait prouver qu’il n’était pas que « le groupe du fils de Bruce » et ils s’en sont plutôt bien sortis, au travers d’un premier album remarqué et d’un paquet de concerts qui a permis d’asseoir leur notoriété naissante en démontrant qu’elle n’était pas volée. Au moment de retourner en studio, ils ont décidé d’enfoncer le clou et d’aller encore plus loin dans leurs expérimentations sonores. En résultent des titres plus tranchés (et peut-être aussi plus tranchants) avec du métalcore, du rapmetal (« Someone else », « Renegades ») et mêmes des interludes avec du piano, de l’électro et des scratchs (« Two wrongs, no rights », « I’m stuck »). Le petit Dickinson assure dans tous les registres (mélodique, hargneux, gueulard, hip hop) mais il est quelque peu difficile à suivre, ajoute-lui des amis et on se perd un peu plus, même si Matt Heafy (de Trivium) est plus repérable (« Rain ») que Rosanne Hamilton (sous-utilisée sur « War »). Plus de métal, plus d’harmonies, plus de rythmiques, plus de variations, plus d’invités, Shvpes en fait plus mais perd aussi un peu de cohésion et de liant en explorant un peu trop loin certains aspects de leur identité. Oli



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