W-Fenec n°34 sep/oct/nov 2018
W-Fenec n°34 sep/oct/nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de sep/oct/nov 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 172

  • Taille du fichier PDF : 16,3 Mo

  • Dans ce numéro : les moines mariés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EN BREF 156 NIGHTSHADE 1426 (Marked Man Records) Une dizaine d’années d’existence et quatre albums au compteur n’ont pas encore permis à NightShade de choisir son style. Le groupe préférant clairement bouffer à tous les râteliers (du quasi black au metal core en passant par le djent de matheux et l’ambiant angoissant sans oublier de rajouter de gros samples électro-indus) pour faire de 1426 un opus aussi complexe à suivre que riche en trouvailles car il a beau toucher à tout, le combo n’est mauvais nulle part ! Au contraire, en assumant totalement ses identités multiples et en les amalgamant parfaitement (on a parfois de tout dans le même titre comme sur l’excellent « Phalaenopsis ») , NightShade se forge une image « multiface » qui permet de démultiplier les atmosphères et les émotions (le superbe final instrumental « Aokigahara »). Enregistré à la maison (le Nalcon Studio, c’est chez eux), autoproduit (ils ont créé un label pour sortir l’album précédent), les Brestois (même s’ils ne le sont pas tous) mettent à profit leur expérience pour soigner les moindres détails et faire ce qu’ils veulent comme ils le veulent, au vu du résultat, c’est clairement les bons choix, pas forcément les plus faciles mais ceux qui forcent le respect. Oli KILLER BOOGIE Acid cream (Heavy Psych Sounds Records) Aaah les seventies, cette époque où les guitares étaient reines, les chanteurs des demi-dieux et le rock inondait les terres émergées. Je n’ai personnellement pas connu cette glorieuse décennie, mais j’essaie d’imaginer ce temps, avant l’avènement des machines, des beat box et des samples. Mais grâce à Killer Boogie, on peut éventuellement retrouver cet esprit de liberté  : une guitare fuzz omniprésente, punchy et groovy qui se délecte dans des solos jouissifs, un chant rock appuyé où chaque fin de phrase semble se terminer par un « yeah », une batterie qui envoie autant qu’Animal dans le Muppet Show (oui, on reste dans le trip 70’s) et une basse qui double le rythme. Tout commence par « Superpusher 69 », une intro instrumentale qui annonce la belle couleur de ce qui va suivre. Comme du rock qui swingue (« The day of the melted ice cream ») , ou une parenthèse bluesy (« Mississipi ») , voire une ballade un peu psyché (« Let the birds fly ») ou « Atomic race » et sa guitare aux riffs de malades et son gros solo. Une belle résurrection de l’esprit 70’s pour ce groupe de Rome, qui a même repris les codes graphiques de l’époque pour la pochette. Avec Killer Boogie, le passé, ça se respecte. Eric BURY TOMORROW Black flame (Music for Nations) Dans le flot des sorties métalcore, rares sont celles qui arrivent jusqu’à une chronique, pour ce mag, pas de débat, ce sera le cinquième opus de Bury Tomorrow qui n’a plus grandchose à prouver sur cette scène si ce n’est qu’ils peuvent durer. Et ils ont les armes pour ! Un line-up plutôt stable, un label solide et surtout cette alchimie entre les différents chants (lourd et mélodique, tous deux très bien tenus), l’apport non négligeable de parties électro qui les différencient de la masse et la puissance de feu de chacun des zicos aussi à l’aise quand il faut bourriner à outrance que quand il faut calmer le jeu et appesantir l’atmosphère. Ce qui les rend plus intéressant que la moyenne, c’est également leur capacité à intégrer des gimmicks venus d’autres styles que le hardcore « de base », rien que sur « More than mortal », tu peux retrouver du power, du heavy, du thrash, du death et même de l’ambiant ! Les Anglais compriment le tout, le passent à leur sauce et nous le recrachent via leurs enceintes au format flamme noire. Cherchant toujours l’efficacité plutôt que la facilité, Bury Tomorrow ne se perd pas en chemin et fait honneur à son tiroir... là où d’autres cherchent juste à faire plaisir à leur tiroir-caisse ! Oli
INGLORIOUS BAD STARS A second one... (Autoproduction) Pas besoin d’être devin pour comprendre que A second one... est la suite d’une aventure, celle des Inglorious Bad Stars a débuté à Nantes en 2016 avec un premier EP en duo, on les retrouve deux ans plus tard pour un deuxième EP mais cette fois-ci ils sont quatre. Ambiance stoner, voix haute et claire, batterie clinquante, quête de la jolie mélodie, pas de doute, les gaillards aiment Queens of the Stone Age, et s’il n’y avait pas cet accent français, on pourrait même t’y tromper. Tu l’auras également compris, ce sont les deux principales faiblesses des Inglorious Bad Stars mais ils n’en sont qu’à leurs débuts et gageons qu’ils travaillent autant leur identité que leur anglais pour progresser car la base est solide. Ils ont en effet le sens du groove comme celui de la relance, ont su capturer un son de guitare chaleureux et on sent une certaine forme de facilité quand il s’agit de charmer l’auditeur avec une ligne vocale ou une série de riffs bien envoyés. Mieux encore, le combo nous gratifie d’un titre plus ambitieux qui est aussi le plus réussi, « No beauty » casse les règles, étire les idées et ne lasse pas malgré sa durée (plus de 8 minutes sans devenir sludge), le cap est maintenu sur le desert-rock mais l’éventail des trouvailles s’élargit et nous laisse sur une note des plus agréables. Oli VOLFONI I (Autoproduction) Ces Volfoni-là n’ont rien contre « les gugusses de Montauban » et ne souhaitent pas les « éparpiller façon puzzle ». Ils sont de Montaigu (en Vendée) et viennent de sortir leur premier EP, dans un style rock, mi-punk, mimétal. Avec des textes en français, et une tessiture vocale proche de Kemar des No One, le chanteur Gabi emmène ses 5 comparses sur les 5 titres de leur premier EP. Oui, tu auras donc noté qu’ils sont 6, et ça semble beaucoup pour un groupe de rock classique, plus souvent cantonné à 3 ou 4 autour du triptyque guitare/basse/batterie. Mais Volfoni a un petit truc en plus  : une (mini) section cuivre avec Pak à la trompette et Poussin au saxo qui viennent compléter Boris à la batterie, Rafu à la guitare et Tab à la basse. Cet apport cuivré ne change pas l’orientation musicale, il n’est là pour la jouer bebop, swing ou jazz mais pour amplifier le rock agressif et vitaminé de Volfoni. Eh oui, à l’image de Rocket From The Crypt, on peut faire du pur rock avec sax et trompette. D’ailleurs, si le loup sur la pochette montre les crocs, c’est pour mieux te croquer mon enfant. Alors laisse-toi mordiller les lobes. Eric TEENAGE WRIST Chrome neon Jesus (Epitaph Records) Tu crois à la prédestination ? En la numérologie et toutes ces conneries ? Non bien sûr. Mais quand t’appelles ton gamin Marshall, c’est pas uniquement par amour des chevaux ou de l’armée, c’est plutôt parce que tu kiffes les amplis et Hendrix (c’était son deuxième prénom !) , non ? Il était donc évident que le petit Gallagher (non, pas de lien avec Rory, Noel, Liam ou John mais là encore un nom assez rock !) ferait de la zik, avec deux potes il monte donc Teenage Wrist, sort un premier EP (2015) et tape dans l’oreille d’Epitaph qui est charmé par leur rock un poil emo mais pas franchement punk. Leur influence majeure reste le shoegaze de My Bloody Valentine, leur fond de commerce consiste en mixer un chant mélodieux indolent sur des guitares distordues et lanscinantes. Sur certains titres, il y a un poil plus d’excitations ou de variations mais ça reste toujours très (trop) gentillet et parfois très (trop) pataud (difficile de faire aussi insipide que « Supermachine »). D’où cette interrogation, Marshall Gallagher essaye-t-il de forcer le destin ou c’est la fatalité rock qui le rattrape et lui tombe dessus sans se soucier de ses capacités à composer des morceaux à la hauteur des attentes suscitées par son blase ? Oli EN BREF 157



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