W-Fenec n°21 jan/fév/mar 2016
W-Fenec n°21 jan/fév/mar 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de jan/fév/mar 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : zone libre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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60EN BREF MONO/THE OCEAN Transcendental (Pelagic Records) Chacun un titre d’une dizaine de minutes. Quand The Ocean et Mono partagent un split, on embarque dans un trip où l’innocente délicatesse est sans cesse menacée par des ombres qui gagnent progressivement du terrain. Pour les deux groupes, le combat entre l’ombre et la lumière est un leitmotiv  : des accords plus gras et une rythmique plus sourde pour le collectif qui livre « The quiet observer », des distorsions échevelées et un tempo davantage appuyé pour les Japonais qui offrent « Death in reverse », mais au final, la sensation que le calme revient toujours après la tempête. Les combos qui ont tourné ensemble à l’automne à travers l’Europe (avec également Solstafir qu’on aurait aimé voir sur ce split...) ont beaucoup en commun dans leur approche de la musique, depuis les constructions alambiquées estampillables « post » jusqu’à la capacité à retenir au maximum une débauche d’énergie qui finit, toujours, par éclater pour le plus grand plaisir de nos sens. Un régal pour les oreilles qui ouvrira peut-être les portes du post-HardCore aux fans de post-rock à moins que ce ne soit l’inverse. Maintenant, on a hâte d’écouter d’autres titres alors au boulot les gars ! Oli BIRDPEN In the company of imaginary friends (Jar Records) Birdpen est né de l’association de deux musiciens anglais  : Mike Bird et Dave Pen. Si ce dernier nom ne vous évoque rien, sachez que le monsieur officie au sein d’Archive depuis plus de 10 ans maintenant, tout en ayant eu le temps parallèlement de sortir 5 EPs et 3 albums avec cet autre projet. Une décennie pour les deux groupes donc, et une influence qu’on sent grandissante de l’un sur l’autre  : les ambiances et les textures sonores y sont tout autant sombres, travaillées, voire désabusées. Néanmoins si Birdpen s’engouffre sans complexe dans le sillage d’Archive (répétitions, lenteur des progressions, effets similaires), il fait parfois l’impasse sur une certaine volonté de surprendre. L’album se divise donc entre titres qui fonctionnent, souvent les plus épurés et émotionnels (« Lost it », « Like a moutain ») et ceux qui n’apportent pas beaucoup d’eau au moulin (« Into the blacklight », « No place like drone »). Certains méritent surtout leur lot de réécoutes  : un travail auquel seuls les fans du groupe consentiront. Les autres ne verront surement dans ce nouveau album qu’un rock-electro aérien qui peine à décoller. Antonin MY HOME ON TREES How I reached home (Heavy Psych Sound) My Home On Trees vient tout droit d’Italie et officie dans un stoner très largement métallisé. Pas forcément ma formule préférée mais le petit chant féminin réverbéré à la Acid King sauve un peu les meubles. Pour le reste il y a à boire et à manger avec d’un coté des morceaux plutôt prenants avec deux trois bons riffs pas transcendants non plus, et de l’autre des compos qui tirent malheureusement trop souvent en longueur et qui se ressemblent un peu toutes et que ne sont pourtant qu’au nombre de six. Dommage car tout n’est pas à jeter à la poubelle loin de là, le chant de Laura Mancini est plutôt plaisant à défaut d’être super original, un morceau comme « Resume » laisse présager d’une petite dose d’originalité qui ne demande qu’à montrer son nez et l’ensemble de l’album est habité par une sorte de psychédélisme noir enfumé plutôt plaisant. Bref, My Home On Trees n’a que trois ans d’existence, il pèche un peu en se dispersant sans réussir à taper au bon endroit au bon moment. Pas de quoi se faire son trou dans un genre déjà overbooké, du moins pour l’instant. Elie
DEGRADEAD Degradead (Metalville) Degradead attaque 2016 (l’album sort fin janvier) avec la même volonté qu’il avait terminé 2013 (The monster within), jouant toujours autant sur les tableaux heavy, death et mélodiques. Le mélange détonne et plaira obligatoirement aux amateurs de ce genre particulier car les Suédois ont ciselé chaque morceau pour ne pas laisser une seconde au hasard. Distorsions, parties harmonieuses (parfois encore trop mielleuses pour mes oreilles), enchaînements fracassants, descentes de manche, visite de l’intégralité des fûts, Degradead enquille tout le savoir-faire du combo avec une évidente facilité. Si techniquement, il n’y a pas grand chose à redire, j’ai un peu de mal à me laisser embarquer par l’ensemble qui manque de... je ne sais pas, un truc qui serait le charisme pour un acteur (genre Adam Driver dans Le réveil de la force), ce truc en plus qui fait qu’on devient accro et qu’on peut réécouter sans jamais se lasser de l’album. Celui-là est bon mais passe sans laisser de traces... Oli OLD MAN LIZARD Old Man Lizard (Heavy Psych Sound) La bonne surprise stoner de ce mois-ci vient d’Angleterre et s’appelle Old Man Lizard, groupe protéiforme qui sort chez Heavy Psych Sound un album ravissant. Oui, les Britanniques ont l’air d’avoir passé beaucoup de temps à écouter Baroness mais leurs influences sont multiples et leur musique à le mérite de se détacher un peu du lot grâce à des mélanges stylistiques exotiques et un son proche du post-hardcore avec une caisse claire bien froide et une guitare super tranchante. Un guitariste plutôt bien inspiré d’ailleurs. Cet album éponyme composé de sept pistes du genre étirées macère dans un vieux mélange de blues et de rock 70’s inspiré par Marie-Jeanne, le tout porté par un feeling franchement sombre et doomesque voire obsessionnel mais qui se permet de temps à autre de balancer un petit peu de rythmique hardcore dans son Black Sabbath. Si l’ombre du groupe de John Dyer Baizley plane clairement au dessus de la formation de Colchester - notamment lorsqu’elle se lance dans des passages plus lyriques - nul doute qu’Old Man Lizard est en passe de trouver son petit créneau à lui. A surveiller de près. Elie NO METAL IN THIS BATTLE Ours (Autoproduction) No Metal In This Battle est un quatuor venant tout droit du Luxembourg, petit pays d’Europe dont la scène musicale la plus connue est surement celle du métal et du hardcore (on pense à dEFdUMP ou Retrace My Fragments). Cependant, depuis ces dernières années, un mouvement math-post rock instrumental et un chouia expé’semble s’être dégagé de là-bas avec des groupes de qualité répondant au nom de Mount Stealth, Mutiny On The Bounty... et No Metal In This Battle. Ce dernier démontre avec son deuxième EP Ours son infreinable envie d’explorer les possibilités de la création sonore et de faire évoluer des compositions portées par un post-rock mâtiné de mathrock groovy, sans être pour autant un digne représentant d’un funk fiévreux. Ici, le sujet recherche les moments extatiques et dansants (« Walkabout », « Beat massaï ») , mais également une sorte de transe cyclique où les harmonies de guitares et claviers servent de guide dans un voyage à l’amplitude sensorielle pleine (« Ours », « Chatcopter »). Malgré son côté aventureux, Ours reste une œuvre appliquée sans grand écart de conduite, ne dérogeant pas à la ligne de conduite stylistique que se sont imposés ces brillants musiciens que sont Marius, Gianni, Pierre et Nunz  : un équilibre parfait entre math et post. Ted EN BREF 61



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