W-Fenec n°21 jan/fév/mar 2016
W-Fenec n°21 jan/fév/mar 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de jan/fév/mar 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : zone libre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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56EN BREF CLOSET DISCO QUEEN Closet disco queen (Hummus Records/Division Records...) Si tu penses que le math rock est surfait et que la question ne mérite même plus d’être traitée, alors fonce écouter Closet Disco Queen et ravise ton jugement. Sur cette base ultra pointue, le duo suisse (échappé de Coilguns) vient encastrer des influences hallucinées qui empruntent autant au rock psychédélique qu’à une noise cinématographique. Pendant près d’une heure, on voyage donc dans un pays où les baba cools de l’artwork sont prisonniers du labyrinthe mécanique de leur très beau logo. Intégralement instrumental, la musique de ce premier album éponyme démontre que le projet n’est pas qu’un passe-temps pour Jona Nido (guitariste chez Kehlvin ou The Ocean par le passé) et Luc Hess (également batteur chez Kunz ou The Ocean pour ne citer que ceux-là !). Les deux gaillards se connaissent très bien et savent mettre en avant les idées virevoltantes de l’un ou de l’autre avec leurs instruments respectifs, tantôt le rythme se fait plus posé (« Black saber ») , tantôt les deux s’enflamment et se coursent littéralement (« Hey sunshine ! ») ou échangent des folitudes bien senties (« The shag wag »). En tout cas, il est clair qu’ils vont bien ensemble et se subliment l’un l’autre. Oli VIKTOR COUP ? K Montre moi ta langue (Because Music/Musicast) Avec un artwork qui ne passe pas inaperçu, on sent bien que Viktor Coup ? K a de la rage à revendre sur son 2ème EP. Montre moi ta langue marque un nouveau coup d’essai dans une formule rock-électro rappée qui n’est pas sans rappeler le projet Zone Libre mené par l’ex-guitariste de Noir Désir, Serge Teyssot-Gay, mais également des formations proches de ce collectif comme La Canaille ou La Rumeur. En gros  : du bon ! De ce rap à la gouaille teigneuse, l’ex-rappeur de Kalash l’embellit de grooves pachydermiques (« Fallait frapper plus fort ») , de guitares bien baveuses, acérées et froides (« Montre moi ta langue ») , de beats et de mélodies hip-hop qui font mouche (« Paname ») ou qui désarçonnent complètement (« Ni queue ni tête »). Le tout avec une liberté de ton infaillible et un esprit conscient (« Exploser l’miroir ») , à l’image de ce qu’on attend d’une personne en totale phase avec l’alternatif et l’indépendance. Ce Parisien, résident des studios Mains d’Oeuvres à Saint- Ouen dans lesquels il a écrit, arrangé et enregistré cet EP, a été accompagnés entre autres par Etienne de Cheveu et de la « sensation » rock psychédélique française Forever Pavot. Un homme de bon goût, comme on dit chez nous. Ted TRANSPORT LEAGUE Napalm bats and suicide dogs (Metalville) Sa petite sauterie en Enfer terminée (Boogie from Hell), Transport League enchaîne illico presto avec au programme Napalm bats and suicide dogs ! Et quand on jette un oeil à la liste des titres, on sait que ça va swinguer (« Hallelujah vampire », « New bombwar », « Kill, kill faster », « Burning Bible », « Dark days, evil ways »...) car les (hard)rockers venus du Nord n’incitent pas à la douce promenade riffique, non, il s’agit d’envoyer du gras et du lourd. Mets ton casque et ne quitte pas l’abri anti attaque aérienne si tu veux éviter de prendre un coup de manche ou de baguette parce que ça remue et si ça reste dans le domaine du stoner puissant, c’est un peu plus inventif que sur l’album précédent tout en conservant une grosse adiposité qui fait qu’on accroche rapidement. Vindicatif et hargneux (« Burning Bible », « Slow fall »...), le Transport League de 2016 a décidé de vraiment lâcher les chevaux (et les cheveux ?) pour nous en mettre plein les dents et sortir quelque peu de leur routine et des schémas basiques, choix judicieux car il promet des concerts bien furieux. Oli
JEFF THE BROTHERHOOD Wasted on the dream (Dine Alone Records/Infinity Cat Rec.) Malgré ses déboires avec la major Warner Music Group lors de la sortie de leur 8ème album, Wasted on the dream, le duo power-pop de Nashville JEFF The Brotherhood semble plus que jamais opérationnel pour envoyer du bois quand il s’agit de jouer un rock énergique et fédérateur. Fondé en 2001 par les frangins Orrall (dont le batteur est l’ancien de Be Your Own Pet, pour ceux qui connaissent), et rejoint sur cet album par Jack Lawrence (The Raconteurs, The Dead Weather) à la basse, JEFF The Brotherhood déploie une armada de 11 titres racés taillés pour les radios. Wasted on the dream, ce sont une plâtrée de riffs abrasifs souvent bourrés de fuzz que ni les gars de Weezer, ni ceux de Black Sabbath ne renieraient ; des refrains entêtant typée 90’s (« Black cherry pie » avec un solo de flûte de Ian Anderson de JethroTull) ou « In my dreams » avec la chanteuse de Best Coast, Bethany Cosentino ; une production réalisée par Joe Chiccarelli (My Morning Jacket, The Strokes) et répondant à un cahier des charges intitulé « lisse mon pote, lisse, n’hésite pas ! » ; mais ce sont surtout des hymnes aux paroles légères pour faire la fête. Rien de plus, rien de moins, et c’est bien comme ça. Ted THE GUARDOGS Beware of the dog (Black Desert Records) Les chiens de garde ne sont pas si dangereux que ça, soyez tranquilles, ça rock et ça headbang comme sur le clébard de la plage arrière d’une voiture des années 80 plus que ça n’aboie en mode berger allemand croisé avec un pitbull. Ce combo Nantais n’en est qu’à ses débuts (ils ont à peine 2 ans) mais fait honneur à ses inspirateurs au rang desquels la filiation la plus évidente est Queens of the Stone Age (et comme le sort s’acharne sur moi, ils sont aussi fan des Eagles of death Metal... salope d’actualité, toujours là, pour remuer le couteau dans ce qui ne devrait pas être une plaie). Chant et riffs traînants, chaleureux, distorsions soignées aux petits oignons, rythmiques impeccables, les chansons de ce double EP sont assez simples et entrent rapidement en tête même si elles sont également assez rapides, on se souvient surtout des ressemblances avec QOTSA et d’une voix pas toujours au diapason du reste car limitée dans ses possibilités (n’est pas Josh Homme qui veut). Voilà donc où les progrès sont attendus, si la tonalité d’ensemble reste la même, ça peut être du bon. Du très bon même si le quintet lâche...les chiens. Oli ADIEU PAPILLON Your music is missing me  : EP 2 (Autoproduction) Adieu Papillon c’est avant tout 5 gars de Haute-Normandie, issus de formations aux noms familiers comme Radiosofa ou Tokyo/Overtones, et une grande expérience de la scène et du studio. La preuve  : projet récent, le groupe enchaîne pourtant les EP à un rythme effréné depuis un an. Le but étant de compiler tout ce travail (4 disques tout de même) dans un coffret intitulé Your music is missing me. Sur ce second EP il faut reconnaître aux musiciens un vrai sens des mélodies, même si certains titres semblent parfois tourner légèrement à vide, à cause de l’utilisation abusive des couches de synthés notamment. La voix à la Phoenix a également le chic pour offrir des gimmicks qui s’impriment instantanément dans notre boîte crânienne. Si les deux premiers titres (« On porno tracks », « We went today ») sont diablement efficaces, le reste se laisse plus simplement écouter. Mais vu le rythme des sorties du groupe (3 EPs en 2015 déjà) on ne peut que rester admirateur d’une telle qualité de composition et de production. Antonin EN BREF 57



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