W-Fenec n°21 jan/fév/mar 2016
W-Fenec n°21 jan/fév/mar 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de jan/fév/mar 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : zone libre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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52EN BREF CREEPING DEVIL CACTUS Back from the ashes (Autoproduction) Certains disques exigent une chronique avant même que leur lecture ne soit lancée. Parce que si on exige que la production soit correcte et la musique nous plaise, il y a aussi le « facteur W », le truc qui fait que, quoi qu’il se passe quand on écoute, on écrira un truc. Avec Creeping Devil Cactus, le facteur « W » a fait son oeuvre avant même de découvrir un stoner poisseux de plutôt bonne facture. Tu l’auras compris, ici, le « cactus » a fait la différence même s’il fait davantage référence au végétal du désert qu’à notre comparse David. L’épineux problème de la justification d’une chronique par le nom du groupe ne se pose pas longtemps car les riffs bien gras (« Ribs’n’beer »  : chouette programme), la voix rocailleuse et la traînardise ambiante de certains passages (« Corner path ») sont tout à fait en accord avec ce qu’on attend d’un groupe qui a mis le désert à l’honneur. On n’est s’est pas trompé sur la marchandise qui, sans dépoussiérer les santiags et les stetsons, fait le job en usant des codes inhérents au genre pour plaire à nos oreilles. Pour un premier EP, c’est déjà pas mal, laissons aux Nantais le temps de se piquer au jeu et d’alimenter leur propre identité. Oli AMBRØSE Ambrose (Autoproduction) La pop des années 2010 n’en finit décidément plus de s’incarner, et de se désincarner. Dans le sillage de fossoyeurs des 80’s comme The XX ou Fever Ray, on voit éclore (avec 5 ans de retard, comme souvent en France), une flopée de groupes à la sensibilité commune  : production froide, synthés vintage et voix éthérées. C’est un peu (complètement) là que voudrait se placer Ambrøse. Et c’est là leur principale erreur. Derrière une volonté pop affichée (morceaux courts, mélodiques et catchy), le trio parisien propose des refrains qui se prennent bien souvent les pieds dans le tapis (« Fag ends », « Red light »). Le groupe semble se forcer sur les trois quarts de ce 1er EP, là où la fin du disque (le refrain de « Southern arch », l’intro de « The white semaphore ») laisse entrevoir des musiciens davantage dans leur élément. Attention donc à ne pas se méprendre sur le contenu  : n’écoutez pas ces 4 titres pour y trouver de la pop très inspirée, mais plutôt pour y dénicher quelques fulgurances new-wave ou trip-hop de bien meilleur goût. Ajouter à cela une production très intéressante, et vous aurez au moins deux bonnes raisons de leur prêter 15 minutes d’attention. Antonin PARKWAY DRIVE Ire (Epitaph) C’est avec un hit destiné aux stades que Parkway Drive ouvre Ire et si ce « Destroyer » risque de faire mouche en festival, pour mes oreilles, ça fait surtout couac. Heureusement, les Australiens remontent assez vite le niveau avec un « Dying to believe » métallique à souhait. Alors qu’on était habitué à un métalcore des familles assez homogène, sur ce cinquième album, les Aussies sont sur courant alternatif (le fameux AC/DC local) enchaînant des morceaux excellents (« Crushed », « The sound of violence », « Dedicated ») à des titres alourdis par des choeurs indigestes (« Vice Grip », « Fractures ») et à d’autres plus posés qui peuvent apporter quelque chose (« Writings on the wall ») ou sonner faux (« A deathless song »). Tu l’auras compris, ici, on préfère largement quand ça castagne même si c’est parfois en arrondissant les angles (« Vicious ») que ça drague la veuve et l’orpheline... et les quelques titres qui s’aventurent dans cette direction nous laissent sur notre faim. Atlas avait amené Parkway Drive sur le toit du monde métalcore, en changeant quelque peu son fusil d’épaule, en tentant de se réinventer, le groupe n’a semble-t-il pas fait les choix les plus judicieux, même si leurs poches devraient se remplir davantage... Oli
FURIES Furies (Autoproduction) Avec pas mal de retard (problème assez récurrent, je dois dire), on s’est laissé branché par un groupe plutôt récent qui ne perd pas de temps depuis son premier show en septembre 2014. Celui-ci est composé de nanas qui en veulent, d’ailleurs, leur nom est tout trouvé  : Furies. Leur fait d’armes  : jouer du hard-rock 80’s velu (là, ça marche peut-être pas totalement du coup, quoiqu’on a pas vérifié.). Elles ont sorti en cours d’année un EP éponyme de 4 titres, histoire de montrer qui sont les patronnes du genre en France. En même temps, c’est pas très compliqué tant il est difficile de leur trouver de la concurrence dans un style qui est surtout resté ancré dans les années 80 voire du débuts des 90’s. Furies, c’est donc du revival heavy rock avec attitude et accoutrement compris dans le package, mais c’est surtout un gros prétexte pour s’éclater entre copines. Côté musique, rien de bien surprenant également  : tout est codifié, les filles ne s’égarant pas hors des sentiers battus (notons une reprise de Phantom Blue) mais ça joue bien et la prod’est plutôt correcte, et c’est bien là le principal. Furies est clairement le genre de formation qui serait parfaite à voir en live dans un bar enfumé. Mais aussi un très beau cadeau à offrir à Gui de Champi, maître en la matière. Ted TEN SECONDS ERA Ten seconds era (Autoproduction) Quintet formé à Genève en 2013, Ten Seconds Era déboule avec un EP 4 titres déjà bien abouti avec un joli artwork et un son tout aussi soigné (enregistré par Drop (Sybreed, Samael...) et masterisé à New York par Ted Jensen (Pantera, Deftones...)). Emmenée par des guitares tranchantes et un chant clair charmant, la musique des Suisses s’émeut autant des mélodies rock que de la puissance du métal amalgamant les deux styles avec une facilité apparente. Puisant son inspiration chez les groupes ricains qui squattent les college radio (on est plus proche de Taproot que d’A Perfect Circle), le groupe fera soit du rock trop méchant, soit du métal trop gentil tant les barrières sont importantes de ce côté-ci de l’Atlantique. Dommage pour toi si tu penses comme ça car Ten Seconds Era a forcément plus à offrir que la caricature de surface  : la richesse des chants de « Belabor », les parties limpides de « Touchdown », les sonorités et harmonies de « Hook it » et le côté hypnotique de « Live it » sont autant d’exemples notables de l’intérêt à porter à ce premier EP très encourageant. Oli TVIVLER Negativ psykologi #1 (Autoproduction) Quatre Danois super énervés qui balancent quatre titres super énervés. On pourrait se contenter de résumer ainsi Negativ psykologi #1, premier méfait de Tvivler. Pour vous situer le champ de bataille vous pouvez vous imaginer pris dans des tirs croisés entre Botch et Converge. Des cordes froides et tendues comme celle d’un string, une vélocitude à en fatiguer Usain Bolt et une voix qui hurle au désespoir à la façon d’un David Yow. L’expérience est courte (un peu plus de 10 minutes) mais intense. Voilà quatre scuds qui passent comme une lettre à la poste sans manquer de laisser des cendres sur leurs passages et des traces dans votre mémoire. En effet Tvivler ne se contente pas de sauter dans tout les sens en bavant sur son micro et fait preuve d’une vraie petite originalité avec des plans qui sortent vraiment du lot par endroit, notamment « Almanak » et son riff qu’on n’aurait pas osé sortir devant Kurt Balou, mais qui là en l’occurrence marche du feu de dieu, de manière totalement inexplicable. Concis, précis, efficace, plus varié que la plupart mais assez cohérent pour être rassasié. Ah et au fait, ils chantent danois, mais comme dans le hardcore on pige rien aux paroles, tu t’en fous. Elie EN BREF 53



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