W-Fenec n°21 jan/fév/mar 2016
W-Fenec n°21 jan/fév/mar 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de jan/fév/mar 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : zone libre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES DISQUES DU MOMENT 34 FIVE FINGER DEATH PUNCH Got your six (Eleven Seven Music) Dans le monde de la musique, si on veut gagner gros, mieux vaut ne pas jouer... Zoltan Bathory le comprend très bien, ses premières expériences étant peu concluantes... Mais le gars vit à Las Vegas, il comprend qu’il faut mettre toutes les chances de son côté pour rafler la mise. Avec Jeremy Spencer (batteur), il cherche le bon cheval et convainc Ivan Moody de quitter son Colorado natal pour rejoindre ce nouveau groupe qui bégaye encore en 2006  : Five Finger Death Punch. Leur premier opus est autoproduit mais attire des labels qui, eux aussi, fleurent le bon filon. Le jackpot est atteint dès 2009 avec leur deuxième disque  : War is the answer et ses presque 1 million d’albums rien qu’aux Etats-Unis, les pièces remplissent les gobelets, la cash machine est en marche et si le personnel gravitant autour de ces trois membres évolue quelque peu, il se stabilise en 2011, permettant au combo de s’enflammer davantage en sortant un double LP (les deux volumes de The wrong side of heaven and the righteous side of hell en 2013). Fin 2015, les Ricains en sont donc à leur sixième album en 10 ans et continuent d’en vendre des palettes... Tu l’auras compris, Got your six n’est pas le disque de l’année et en terme de créativité, on peut repasser, Five Finger Death Punch veut assurer et pour ça ne prend aucun risque. Il faut être efficace avant tout. Ca passe par une production millimétrée, une voix juste assez méchante par moments pour ne pas faire fillette et un ensemble de riffs et de rythmiques métal sacrément calibrées. Et oui, si le titre peut se traduire (au vu de cette énième pochette dans le même goût) par « Je te couvre », on devrait plutôt le prendre comme « j’assure mes arrières » parce que si la grosse brutasse (oh une sorte de footballeur américain, comme c’est original !) du digipak dégomme tout ce qui passe (oh, des zombies, comme c’est original !) , c’est bien pour remplir le compte en banque des zicos qui valent forcément bien mieux que ce qu’ils font. Alors pourquoi en faire autant sur ce groupe ? Raclement de gorge. Coup d’oeil aux orteils. Petite voix. C’est quand même bien fait. Ouais, faut bien l’avouer, les mecs sont super forts dans ce registre ! Là où Stone Sour a réussi à s’enfermer dans une niche dans le jardin Slipknot, avec les mêmes ingrédients, les Five Finger Death Punch ratissent bien plus large et charment tous azimuts, même un vieux fan de Tool, Pink Floyd ou Gojira comme moi. Inventivité, folie et technicité sont mises au placard mais écouter ce Got your six fait du bien, autant de facilité doit demander un gros boulot et un certain talent. Il faut bien le reconnaître. Alors si toi aussi, de temps à autre, tu kiffes te mater un énorme blockbuster avec un scénario écrit par un collégien et des énormes effets spéciaux, laisse toi porter par ce nouveau chapitre des Las Vegans. Oli
BONEYARD MOAN Lies & moonshine (Autoproduction) Tu l’as compris cher lecteur, il se passe un vrai truc avec le blues à Nancy, et si tu aimes ça, alors tu pourra pas consommer plus pur qu’avec ce Lies & moonshine qui viendra à coup sûr réchauffer ton salon pour cet hiver. Boneyard œuvre toujours dans un delta blues porté par John et sa voix houblonnée d’écossais et mené à la baguette par Fred et son groove à la Seasick Steve(Fred dont on t’a déjà vanté les talents il y a quelques numéros dans la chronique du premier album des Dirty Work Of Soul Brothers chez qui il tabasse également à ses heures perdues.). Sauf que cette fois, et la basse de Max est loin d’être innocente, ça pulse un max avec une énergie rock’n’rollultra efficace. L’alliance du classicisme de John et de la touche un peu folle de ses deux compagnons fonctionne à merveille, proposant un hillbilly blues carrément old school mais qui ne pue pas le vieux retraité et encore moins la démonstration de technique barbante. D’autant que le trio a su varier les plaisirs, balançant tour à tour de quoi enflammer n’importe quelle salle de concert (« The devil in my soul », « Blackout blues » et sa batterie qui se prend pour une gatling) et des morceaux plus ambiancés (« Holly molly » et son design champ de coton) ou gavés de spleen et de classe (« Time » et ses solos langoureux). En faisant preuve à la fois d’audace et de concision, Boneyard Moan tient son auditeur jusqu’au bout. Sans omettre le fait qu’il peut également se targuer d’avoir un son génial. Et ça, à l’instar de leurs compatriotes nancéien de Blondstone, c’est grâce à un enregistrement live et à des musiciens qui assurent pour de vrai, pas seulement en studio. Quand on vous dit live, c’est live de chez live, puisque le groupe s’est même passé de métronome. Les relous sortant de musicologie trouveront peut être une variation de tempo ici ou là, mais les vrais amateurs de rock’n’rollapprécieront la dynamique super vivante et fraîche d’un album qui rend de la manière la plus honnête qui soit la qualité des prestations réelles du groupe en concert. Une prod live, mais loin d’être crade, Romain (Dirty Work Of Soul Brothers) ayant encore fait une petite merveille de mixage avec une spatialisation du son absolument magnifique - que seul un lieu comme le TOTEM (R.I.P) était à même d’offrir - et des arrangements et overdubs (solos de guitare, nappes de claviers) qui viennent assaisonner tout ça de manière plus que pertinente. Lies & moonshine est un album de hard blues bourré d’authenticité et de feeling, aussi bon dans l’exécution que dans la composition, tout en conservant ce côté blues old school de derrière les fagots comme on dit chez nous. Elie 35 LES DISQUES DU MOMENT



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