W-Fenec n°21 jan/fév/mar 2016
W-Fenec n°21 jan/fév/mar 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de jan/fév/mar 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : zone libre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES DISQUES DU MOMENT 12 MASS HYSTERIA Matière noire (Verycords) « On n’est pas des rebelles, on est révoltés », le ton est donné dès le premier titre de cette Matière noire, dans la droite ligne de L’armée des ombres, Mass Hysteria en remet une couche, même si une fois encore son histoire interne est marquée par un changement avec l’arrivée de Fred (ex-Watcha et producteur bien installé désormais) pour remplacer Nico (que ça nous fait très plaisir de voir debout, toutes nos ondes positives sont avec toi !). Rarement dans la discographie du groupe, deux albums consécutifs ont semblé si liés que Matière noire et son prédécesseur. Les thèmes, la tonalité, l’ambiance générale sont les mêmes, la plus grande différence au final, c’est le contraste de l’artwork. Là où tout était sombre et obscurantiste, quasiment sans espoir, la série de photos apparaît ici plus manichéenne, le bien, le blanc, la pureté se font certes polluer par cette manière noire, visqueuse et destructrice mais, le fond est encore immaculé et qui sait, si on s’y met tous, qu’on se remonte les manches, peut-être que tout n’est pas encore perdu. Toujours en phase avec l’actualité, les textes jouent avec la politique (« Je ne vois aucun nouveau Jaurès à l’horizon » sur « L’espérance et le refus » par exemple) autant que la musique (« Quant au Hellfest la musique extrême s’installe, si le silence est d’or, alors le bruit est de métal » sur « Plus que du métal », le « classique » titre dédié à la famille hystérique même si ici « Matière noire » est assez fédérateur également), avec d’autres sujets comme un petit tacle aux fanatiques (« L’enfer des Dieux ») mais toujours de quoi puiser de l’énergie pour la transmettre ou pour motiver la révolte. Et si ça tape fort, les samples (géniaux) restent très présents et apportent beaucoup de profondeur aux titres comme à « Vae soli », une locution latine qui rappelle qu’une partie de Mass apprécie particulièrement Ghost mais qui est justifiée car le message (« Malheur à l’homme seul ») correspond tout à fait à ceux du groupe qui multiplie encore les jeux de mots et les pieds de nez à l’histoire (« les Français sont des veaux » du grand Charles...). Si les mélodies ne sont jamais très loin, l’opus est en moyenne en mode « bien baston » avec quelques morceaux qui risquent de faire suer la fosse dans la lignée de « P4 » (« Chiens de la casse », « Vector equilibrium ») et invitent au headbang à s’en décrocher le bulbe (« L’espérance et le refus », « Plus que du metal »). Des plages de calme apparaissent ça et là, soit en rangeant les instruments pour laisser de la place aux samples ou à la voix ou encore en laissant le champ libre à la musique comme sur une grande partie de « Tout est poison » (le livret a beau rajouter des texte de « L’espérance et le refus », la superbe fin du titre est instrumentale). La force de Mass Hysteria, c’est aussi de savoir calmer le jeu « en apparence » avec un Mouss qui se fait plus doux avec de jolies harmonies et des textes assez... « peace » (« Une main armée d’un coeur, nous criions ! Imitant le soleil et ses rayons. ») sur « Mère d’iroise » alors que les riffs et la rythmique envoyés sont ultra lourds et tendus. Et si ce dernier titre était le meilleur de l’album ? Cette question risque de faire débat et quand on n’arrive pas à extraire un titre aisément de la masse, c’est que l’ensemble est au top. Encore une fois, Mass Hysteria arrive à coucher sur disque une folle envie de les recroiser sur scène. Encore et encore. Oli
GHOST Meliora (Loma Vista Recordings) Le défi était de taille. Après Infestissumam, fabuleux deuxième album qui a fait passé le groupe de révélation au statut de valeur sûre, Ghost n’avait d’autre choix que de produire un disque qui lui ouvrirait les portes du succès planétaire tout en ne froissant pas sa fan base pourtant acquise à sa cause. Et c’est chose faite avec le brillant Meliora, troisième LP paru en cette fin d’été. Profitant d’un mini phénomène de mode (nombreux sont ceux qui se ruent à leurs concerts alors qu’ils trouvaient il y a encore peu que ce groupe n’était qu’une farce de mauvais goût), Ghost a mis le petits plats dans les grands en proposant un disque quasi parfait, s’imposant ainsi aux yeux de tous comme le seul représentant actuel de la pop métallique. La recette n’est pas nouvelle, mais le sextet a su la faire évoluer au fil des disques en créant son propre son désormais reconnaissable entre 666. Comme à son habitude, la première plage de l’album pose les bases d’une ambiance feutrée et dérangeante. Et dès les premières mesures de batterie et l’arrivée de cette basse rugissante, l’auditeur attentif ne peut que frissonner de plaisir à l’écoute d’une production puissante et sans faille. « Spirit » se révèle d’ores et déjà un chef d’œuvre de ce disque qui ne manque décidément pas de qualités. Les guitares se veulent plus vindicatives, les mélodies sont une nouvelle fois imparables, et la justesse de l’exécution frôle le la perfection (ce pont à partir de la troisième minute est juste bluffant). Le groupe est mélodieux mais sait durcir le ton en proposant des riffs heavy rock comme avec le fabuleux « From the pinnacle to the pit » qui s’impose pour ma part comme LE morceau de l’album. Le groupe, tout en restant mélodique, a su durcir son jeu et s’aventurer dans les méandres des structures complexes et envoûtantes. « Cirice » ou « Majesty » sont les parfaits exemples du mélange des genres entre riffs pachydermiques et mélodies imparables. La puissance développé par Ghost ne passe pas que par les guitares saturées. Preuve en est avec le fabuleux « He is », aux accents moyenâgeux et au charme redoutable (à la limite toutefois du cliché, mais n’est ce pas une marque de fabrique de ce groupe qui joue avec les stéréotypes visuels pour encore mieux marquer les esprits ?). N’empêche que pour moi, Ghost se révèle le plus percutant quand il plombe l’ambiance avec des mid tempo et la voix parfois dérangeante de Papa Emeritus, 3ème du nom. (« Mummy dust », l’énormissime « Absolution » qui donne également des frissons à en devenir un apôtre de Satan). Et quoi de mieux pour clôturer un album classieux qu’un titre classieux alliant grâce, volupté et refrains percutants (« Deus in absentia »). Meliora, bourré de riffs lourds et tranchants, de mélodies puissantes et monstrueuses, et bénéficiant d’une production plus couillue que son prédécesseur, marquera un tournant dans la carrière de Ghost, dignement considéré par un public de plus en plus rallié à sa cause et synonyme de l’album de la consécration. Ne boudons pas notre plaisir et profitons pleinement d’un des disques de l’année, tout simplement. Victoria, cette chronique, elle est pour toi. Gui de Champi 13 LES DISQUES DU MOMENT



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