W-Fenec n°18 mai/jun 2015
W-Fenec n°18 mai/jun  2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mai/jun 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 14,1 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Danko Jones.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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72EN BREF BRAINSUCKER ep - III - (Autoproduction) bra ! nlsuc#er ep 111- Même si on a découvert et suivi les aventures de Brainsucker au fil de leur collaboration avec Shimstrumental, le groupe existe aussi sans leurs comparses allemands et sortent seuls ces trois titres réunis sous le nom ep - III -. Et ce nom, c’est l’unique trace de manque d’imagination du quatuor toujours aussi à l’aise dans le registre du post-rock bien électrifié. Autoproduit, le groupe s’est aussi auto-enregistré puisque c’est Matthias qui a assuré les prises de son et le côté amateur se ressent sur les parties les plus distordues qui manquent un peu de pêche (un comble à Montreuil). Et comme on connaît déjà deux morceaux (« Born for lullaby (from outer space) » et « Bravery of a horse facing death » qui sont joués en live depuis quelques temps et présents sur leur DVD), on peut rester sur sa faim après « Song for a weeding ». L’inédit vaut le détour et nous balade au gré du vent et des notes, un vent qui se transforme en bourrasques et nous balaye jusqu’à un espace plus reposant. Ce nouvel EP sert donc de jonction entre les années Shimstrumental et une suite qu’on espère ne pas attendre trop longtemps... Oli CI MARGARET CATCHER Transhumas Fever MARGARET CATCHER Transhuman fever (JFX Lab) LAB019 La comparaison avec Pryapisme aurait pu être toute trouvée : un patronyme et des titres de chansons qui font sourire, un Dieu à tête de chat présent sur la pochette, une musique rock complètement barrée qui convoque le 8 bits sur un morceau de 7 minutes (« Samo raye »). Et pourtant, Margaret Catcher est loin de l’avant-gardisme maladif des Clermontois, pas tout à fait les mêmes références musicales et puis un effectif plus amoindrie : ces musiciens ne sont « que » deux. Pierre (batterie et pads) et Xavier (basse-synthés et chant robotique) oeuvrent depuis 2011 au sein de ce groupe qui allie un rock technique s’entourant de technologies diverses (vocodeurs, capteurs sensoriels, pads et pédales d’effets). Une nébuleuse sonore appelé « rock augmenté » dont on sort difficilement indemne, comme toujours avec les disques caustiques qui se veulent innovant. Et c’est d’autant plus une surprise que cet EP est sorti chez JFX Lab, un label digital plus habitué à sortir de l’électro ou du hip-hop de son fourneau que du rock expérimental dont les influences sont à chercher du côté de Squarepusher, Jagga Jazzist et Deerhoof. On recommande l’écoute numérique tout en sachant que la recette doit sûrement être bien plus excitante en live. Ted COWARDS Rise to infamy (Throatruiner Records) Va savoir pourquoi, on n’a pas capté Hoarder (paru en 2013), mais sache qu’on n’est pas rancunier et que même en se faisant lourdement agresser tout au long de ce Rise to infamy, on continue d’apprécier les écorcheurs d’esgourdes que sont les Cowards. Alternant passages mesurés (on ne dira pas lents parce que leur sludge n’est pas spécialement escargotique) et hardcore à la limite de la bouillie sonore (« Frustration (is my girl) »), si tu te lances dans l’album, tiens-toi prêt à déguster. Parce que putain, qu’est-ce qu’on mange... Les Parisiens nous en foutent plein la tronche (« » Low esteem », « Anything but the highroad »), travaillent le plus salement possible leurs riffs et dosent leur puissance pour simplement faire le plus de mal possible. Les textes sont hurlés en mode je m’égosille juste pour maintenir la pression et éviter que tu te reposes quand le rythme retombe (« Birth of the sadistic son »). Entre les larsens, le plombage continue et les effets trépanants (« Wish to infamy ») est un des disques de métal les plus sombres qui soit et il est assez difficile à écouter en entier sans être mal à l’aise (la pochette avait donné le ton). Bref, Cowards est parfaitement raccord avec toutes les saloperies répugnantes de ce bas monde. Oli
No Return Fearless walk to rise (Mighty Music) Ils sont encore de retour... Et oui, les No Return n’en ont pas terminé avec nos esgourdes, pas plus qu’avec leurs habituels changements (côté line-up, Mick (ex-Destinity) a pris le micro, J a récupéré une guitare alors que Joel s’est mis derrière la batterie, côté label c’est au Danemark qu’ils sont hébergés (chez Mighty Music). Et alors qu’Inner madness m’avait laissé assez indifférent, il faut croire que ces changements de personnel a reboosté le groupe d’Alain Clément puisque Fearless walk to rise sonne très moderne tout en gardant le côté old school de leurs origines death metal avec des plans « à l’ancienne » (mange ton solo, paye ton break, growle-moi ça dans les dents...). A l’instar des grands frères de Loudblast, les No Return tabassent toujours et ne sont pas décidés ni à ralentir la cadence du tempo, ni à faire moins gras, tant pis si le taux de cholestérol est explosé depuis longtemps. Comme souvent dans ce style, mon seul grief est la monotonie du chant car si les zicos s’évertuent à donner du relief aux morceaux, les parties vocales ont tendance à aplanir le tout. Oli POND Man it feels like space again (Modular Records) Groupe australien à géométrie variable recelant deux membres des désormais adulés Tame Impala en son sein, il semble assez clair que Pond a bénéficié du succès de ces derniers, même s’il n’a rien d’opportuniste puisqu’il nous livre aujourd’hui son sixième album en sept ans d’existence. D’influence clairement rock psyché, le disque offre un départ très prometteur avec une paire de titres enlevés (« Waiting around for grace », « Elvis’flaming star ») qui nous tiennent vite en haleine tellement le propos semble maîtrisé et évident. Ajoutez à cela une ballade bien cafard (« Holding out for you ») et vous obtenez un EP quasi parfait. Seul problème, il s’agit bien d’un album, et les cinq titres suivants sont loin d’enfoncer le clou. Visions parfois incongrues de musiciens en plein trip, les deux tiers des pistes font du sur place ou pire tombent à plat, hermétiques, pénibles ou surchargées. Bien que la fin du disque se veuille (relativement) plus ouverte (« Medecine hat »), l’album tient plus du Space Mountain que du voyage interstellaire : on y entre avec le sourire, on en ressort avec la nausée. Antonin k 117P FbI IC 1 D UT ! I FA WA 431 Z [91 0 Fils] KUNZ Our songs as a public space (Hummus Records) Kunz, le duo rythmique experimentalo (un brin)-punk noise (mais pas que) suisse composé de Luc Hess (batterie) et de Louis Jucker (basse et chant), bien connu pour son service sonique au sein de formations aussi diverses que Coilguns, The Ocean ou The Fawn, fête ses 5 ans avec la sortie d’une compilation de vieux morceaux enregistrés entre 2009 et 2010. Un an après le projet Red Kunz avec leur confrères de Red Fang, celui d’Our songs as a public space s’accompagne de 8 vidéastes chargés de mettre en images ses 8 titres avec pour objectif d’ » insuffler une vie à ces sons ». On vous laissera analyser personnellement ces vidéos une fois que vous aurez digéré le contenu musical de ce LP, soit un savant dosage sonore à la fois burné (le jeu de batterie précis de Luc reste absolument magique à écouter), planant et parfois aventureux (si tu aimes les larsens et les bruits incongrus, ce disque est fait pour toi). Pas vraiment de faute de goût, si ce n’est par moment une production inégale à la valeur des morceaux, à l’instar du déjanté « Worm ». On salue l’intrépidité du duo et sa facilité à pondre des brûlots « hard » : une affirmation presque habituelle lorsque l’on vient à parler des formations du roster d’Hummus Records (Olten, Cortez, The View Electrical, Impure Wilhelmina...). Ted EN BREF 73



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