W-Fenec n°18 mai/jun 2015
W-Fenec n°18 mai/jun  2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mai/jun 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 14,1 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Danko Jones.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 50 - 51  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
50 51
INTERVIEW TEXTE 50 INTERVIEW > NOT ScientistS J’ai profité d’un concert de Not Scientists non loin de mes bases actuelles pour interroger le groupe à propos de son nouvel album paru ce printemps et de leur amour de la scène. Quelques heures avant d’envoyer un set rageur et complètement époustouflant, nos quatre gaillards sont passés à table. Enfin, façon de parler. Magnéto ! Salut les gars ! Content de vous revoir. Concrètement, vous pouvez nous faire un petit topo des musiciens et une bio simplifiée de Not Scientists ? Ed : Salut Gui. Le groupe a commencé en septembre 2013 et on a immédiatement écrit pas mal de morceaux dans le but de partir en tournée le plus rapidement possible. On a pu rapidement enregistrer un EP, booker des dates et on ne s’est pas vraiment arrêté de tourner depuis. Au total, le groupe a sorti deux Eps et un album. On va éluder la question tout de suite, comme ça, c’est fait : le fait d’avoir dans ses rangs 2 UMFM a t-il simplifié les choses, que ce soit en terme de présence lors des concerts et des montage de tournée ? Ed : Oui et non. Au début en tout cas. Thib : Au départ, faire référence à UMFM a pas mal aidé pour booker les deux premières tournées. Mais c’est vrai que maintenant, on a fait une centaine de concerts, Not Scientists se suffit à lui même. On essaye d’éviter de dire que le groupe comprend deux anciens Unco car il n’y a plus besoin de le faire. Ed : En fait, on ne s’est jamais vraiment servi du nom Unco pour booker Not Scientists. Les gens ont rapidement su qu’un nouveau projet se formait avec deux anciens Unco, et naturellement, ils sont venus voir. C’est plus comme cela que ça s’est passé. La question peut sembler bizarre, mais n’est-ce pas bizarre justement de repartir de zéro, Ed et Jim ayant connu la notoriété avec UMFM ? Ed : Nous avons avec Jim un point de vue différent sur la question, car nous avons deux histoires différentes. Jouer dans des bars ou des petites structures, je le fais depuis assez longtemps, du fait que j’ai joué et joue dans différents groupes depuis des années. J’ai toujours eu des concerts dans des caves ou dans des squatts alors qu’au même moment, avec Unco, on faisait des concerts dans des SMAC ou des festivals. Je n’ai jamais vraiment quitté les bars. Et même avec Unco, sur les quatre dernières années, on rejouait aussi dans des lieux plus petits donc on se sent chez nous un peu partout. Mais reconstruire une identité, tout ça, ça prend du temps, merde on recommence tout. Ed : Non, pour nous, c’était plus excitant qu’autre chose. C’est exactement le contraire : chouette, on fait un truc complètement nouveau, complètement différent, et on va partir en tournée et voir ce qui se passe.
Jim : Pour moi, finalement, c’est pareil. Il n’y a pas de « redépart à zéro », dans le sens où le but était de ne pas s’arrêter après Unco, du coup, le fait de redémarrer un autre projet, c’est chouette. On ne peut pas rappeler un deuxième départ. Et comme l’a dit Ed, avec Unco, les dernières années surtout, on a eu pas mal de plans différents comme des bars, et le but, c’est de jouer, Ce qu’on peut dire, c’est que vous n’avez pas chaumé : EP, 45 tours et album, tout ça en moins de moins de deux ans, sans compter les multiples concerts donnés depuis la création du groupe. Est-ce une envie ou une nécessité d’enchaîner enregistrements et tournées ? Ed : Pour moi, c’est les deux. Il y a une envie et une nécessité aussi. Il faut un disque pour pouvoir faire des concerts, mais c’est déjà à la base une envie de faire un disque et une envie de faire des concerts. On peut dire qu’on est comme des poissons dans l’eau. Thib : Pour ma part, c’est la première fois que je joue dans un groupe, et on sort des disques de manière assez rapide, environ tous les six mois, mais parce les morceaux arrivent rapidement. On se retrouve vite à avoir six ou sept morceaux sur lesquels on peut travailler et sortir un disque avec. Je vois ça comme ça,. Je ne pense pas qu’il y ait de pression pour sortir un disque tous les six mois, c’est juste que ça se fait naturellement. Du coup, ça rebondit sur ma prochaine question, les gars, vous êtes parfaits. Comment se déroule le processus de création chez Not Scientists ? Ca part toujours des guitares ? Qui s’occupe des textes ? Ed : Il n’y a pas une méthode unique. Jim écrit pas mal de son côté. Les morceaux qu’il apporte sont « clé en main » : il y a toutes les parties guitares et les parties basse, et parfois une mélodie de chant. Quand il n’y a pas de mélodie de chant, on travaille sur ces mélodies dans la salle de répète et j’écris des paroles. Ensuite, il va y avoir des morceaux qui vont partir d’une idée à moi : quand j’ai une idée, j’ai du mal à travailler tout seul, donc je peux avoir des idées mais je vais avoir besoin des autres pour pouvoir m’appuyer dessus et entendre en vrai les idées quand elles arrivent. En gros, c’est ça. Ensuite, le jeu de batterie de Bazile apporte beaucoup aussi et nous amène à transformer les morceaux parfois, car un changement de rythmique peut nous faire penser à faire partir le morceau dans une autre direction et ça évolue vachement. Thib apporte aussi beaucoup en réduisant énormément l’espace dans la salle de répète, rien que par son physique et ça nous pousse à jouer différemment aussi. Thib : Ce n’est pas un frein à la composition, mais juste une manière différente de travailler ! Ed : C’est ça ! (rire général) Ce que j’aime par dessus tout avec votre groupe, c’est que les voix sonnent bien sûr UMFM, mais que vous avez eu la bonne idée d’enrichir votre son en ôtant de la satu, et que ça sonne super bien. Quels groupes influencent Not Scientists ? Ed : Tout. C’est con et cliché comme réponse, mais on laisse toutes nos influences parler dans le groupe. Pour les sons de guitares, on pourrait l’analyser et dire que ça va rappeler des sons de guitare proches de l’Angleterre fin 70 ou des groupes indie US dans les 90’s. Certains diront même quelques touches et rappels new ave par ci par là. C’est difficile pour nous de l’analyser car on découvre nous même notre son au fur et à mesure des enregistrements. Vous m’arrêtez si je me trompe, mais Destroy to rebuilt est en fait la continuité logique des premiers enregistrements qui avaient posés les bases de votre son et de votre style ? Ed : C’est pas voulu, mais c’est vrai que c’est dans la continuité, même si c’est plus enrichi que le premier Ep qui était plus spontané. Mais au niveau du son, on avait quand même une idée d’où on voulait aller depuis le début du groupe, même si on expérimente des choses. C’est vrai qu’on est parti sur des sons de guitares très clairs, comme tu le disais, et ça n’a pas trop changé depuis le premier enregistrement. Que racontent les textes de votre nouvel album ? Ed : Les textes sont assez personnels. J’ai toujours écrit des textes dans ce sens. Là, pour le coup, ça l’est peut être même encore plus que d’habitude. Ça parle de mes misères, mes luttes psychologiques, les échecs à gérer tout en avançant dans la vie, les nouveaux problèmes en vieillissant, l’amitié qui est quelque chose d’extrêmement compliqué. Voilà, un peu tous ces trucs-là. Vous venez de signer avec 3C : c’était compliqué pour Thibault de tout gérer, ou avez-vous quand même une marge de manœuvre pour programmer vos tournées ? Thib : On n’a pas vraiment signé avec 3C mais c’est plutôt bosser avec Pierre qui travaille chez 3C en l’occurrence. C’est plus un contact humain qu’autre chose. Vous êtes quand même sur le roadster. Oui, oui, on bosse avec 3C. En fait, c’est plutôt une collaboration : on est libre de trouver nos propres concerts, et Pierre nous bosse aussi de son côté, et on essayer 51 INTERVIEW TEXTE



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 1W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 2-3W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 4-5W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 6-7W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 8-9W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 10-11W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 12-13W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 14-15W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 16-17W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 18-19W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 20-21W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 22-23W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 24-25W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 26-27W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 28-29W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 30-31W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 32-33W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 34-35W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 36-37W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 38-39W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 40-41W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 42-43W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 44-45W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 46-47W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 48-49W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 50-51W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 52-53W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 54-55W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 56-57W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 58-59W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 60-61W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 62-63W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 64-65W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 66-67W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 68-69W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 70-71W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 72-73W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 74-75W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 76-77W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 78-79W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 80-81W-Fenec numéro 18 mai/jun 2015 Page 82