W-Fenec n°18 mai/jun 2015
W-Fenec n°18 mai/jun  2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mai/jun 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 14,1 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Danko Jones.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES DISQUES DU MOMENT 46 D-BANGERZ Hip-hop centipède (Underdog Records) D-BANGERZ HIP-HOP CENTIPEDE Pour celles et ceux qui chercheraient une signification transparente du nom D-Bangerz, il faut tout simplement qu’ils mettent leur nez dans le passé de ces garnements mulhousiens. Par moment, cela ne va pas chercher bien loin puisque le groupe est né d’une fusion. Un peu comme les entreprises en fait, sauf que là ce sont quatre MC (rappeurs, ça marche aussi) et un DJ/producteur. Ce dernier appelé Broad Rush officiait dans Head Bangers avec James Res et Mic L’Ori, tandis que Boston J et Astrokif déversaient leurs lyrics dans D-Fenderz. Leur première prestation ensemble fut une première partie de Chinese Man dans un Noumatrouff (salle bien connue de leur ville d’origine) blindé en octobre 2011. Pas mal comme début, surtout que l’aventure se poursuit sur scène avec des prestations remarquées au Festival Caméléon à Kingersheim suivi du Printemps de Bourges en 2013. Leur hip-hop hybride mâtiné d’électronique à fortes basses (dubstep, trap music) se traduit sur Boite à musique, un premier EP de 6 titres sorti début 2014 (récompensé par une prestation aux Eurockéennes), puis un an plus tard via un premier album intitulé Hiphop centipède. Le premier LP des Mulhousiens doit beaucoup à leur producteur, Broad Rush, un gars ayant signé des titres pour Orelsan, Grems, PMPDJ et venant de chez Château Bruyant, maison française d’excellence en terme de bass music (mais pas que...) d’où sont issus entre autres Niveau Zero, The Unik, Balkansky et Youthman. Pas étonnant d’entendre dire ci et là que D-BangerZ représente le hip-hop du futur tant les mélanges des genres et des sonorités sont maîtrisés à la perfection. Du tube aux basses bondissantes et aux lyrics affirmées et appuyées de « Putain je m’en lave » à « Moutons » et son dubstep survitaminé, en passant par le revival old school de « Lorem ipsum » faisant penser à leurs collègues de 1995 et Hocus Pocus, Hip-hop centipède sort des sentiers battus, ne s’attache à aucune obédience et le fait valoir en invitant des artistes tous aussi différents. A commencer par la gent féminine représentée par les canadiennes Random Recipe sur un « Copycat » plein de bonne volonté mais qui peine à convaincre par son manque d’entrain, à l’inverse du tonitruant « Holdup » exécuté en compagnie des excellents Virus Syndicate, quasi l’équivalent outre-manche des D-BangerZ, dans lesquels les deux formations prouvent que l’électro dancefloor peut facilement se marier avec le hip-hop. Mais en doutait-on ? En référence à « Human centipede », film d’horreur parlant d’un chirurgien allemand qui kidnappe des touristes pour les joindre les uns aux autres par la bouche et l’anus afin de former un mille-pattes humain (bon appétit !), ce premier album devrait plaire aux fans des Svinkels, d’Orelsan, de Black Taboo, de TTC, de Chinese Man et de tant d’autres. Bref, du peu-ra de blancos bien torché pour des amateurs d’humour acerbe et d’autodérision, de dancefloor aussi et pour des gens ouverts un tantinet sur l’électro quand même. A l’inverse de cette fraction du rap français clanique formé de faux-gangsters égocentrés dont les idées socio-politiques tendent faussement plus vers la droite que la gauche. Ted
SOUNDCRAWLER The dead​-​end host (Klonosphere) 611111.111-. SOLINKRAWLEH THE DEAD-END HDST C’est à Bordeaux qu’est né Soundcrawler, le rampeur du son qui tire son nom du surnom donné aux vers des sables géants... Les cinq Bordelais sont donc fans de SF puisque cette référence est issue de l’univers Dune et Sandcrawler sera le nom de leurs trois premières productions. En 2014, ils enregistrent un nouvel album conceptuel qu’est ce The dead-end host, il sort en février chez Klonosphere pour leur plus grande joie puisqu’ils apprécient particulièrement Klone qu’ils citent comme influences au même titre qu’Alice in Chains, Kyuss, Soundgarden ou Mastodon. Ce n’est pas fait exprès, je promets, mais il se trouve que je rédige cet article le 20 mars, date à laquelle les nuages nous ont empêché d’assister à une éclipse partielle... Une éclipse bien plus visible sur le décor de l’album qui présente également le squelette d’un ver des sables. Il faut dire que sur Arrakis, ils ont un peu plus de chance que nous de voir ce genre de phénomène étant donné qu’il y a deux lunes... Oui, ça n’a rien à voir avec la musique mais le groupe et les fans d’Herbert (que l’on fête le 20 mars...) apprécieront. Encore que... En cherchant un peu, on pourrait y voir le mariage exceptionnel de leur côté stoner/désertique solaire et une sorte de mélancolie lunaire, sombre et assez grungy. Stoner/grunge, voilà donc les deux adjectifs qui collent le mieux à Soundcrawler et si le groupe a choisi « Raiders » comme premier titre pour se mettre en avant, c’est parce que c’est un condensé de ce qu’il fait le mieux. Disto sourde, voix venue de loin (à la Alice in Chains dans la construction), passage survolant le désert rocailleux sans battement d’ailes, on est tout de suite dans le bain. Par la suite (et dès « Burning scales »), c’est plus vers Soundgarden qu’on sent le groupe puiser son inspiration (pour le chant notamment) mais l’ensemble reste tortueux avec des riffs brinquebalants chauffés à blanc par un soleil option trou noir. Si l’ambiance se durcit quelque peu, de temps à autres, pour être même à la limite de la martialité (« A god to feed »), Soundcrawler rime surtout avec chaleur et une certaine coolitude qui s’exprime sur « Long coma slow » qui met fin à la première partie (d’ailleurs placée sous le signe de la « promenade ») ou sur « Souls from the trash » qui sonne le « réveil » plutôt en douceur ou encore sur l’ultime titre instrumental « And all the seconds left ». Pour ce qui est des références stoner, on se contentera d’une des plus belles : Kyuss. Avec un son granuleux, un sens de la distorsion bien travaillée et la capacité de mettre en avant certains instruments comme la belle basse de « The plastic truth » ou une guitare plus lumineuse sur « Civil ». Il faut finalement attendre la huitième piste pour avoir une légère déception avec un « Infinite genocide » moins tripant. Bien que toujours centré sur le thème des fabricants d’épices, Soundcrawler peut brasser large en amalgamant deux styles qui semblent au final pas si éloignés et prouve avec The dead-end host qu’on peut avoir des idées et faire apprécier sa musique sans forcément connaître la base du concept, alors que tu aies lu ou pas Frank Herbert, vu ou pas le Dune infâme avec Sting, tu peux aller ramper dans le son avec eux. Oli 47 LES DISQUES DU MOMENT



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