W-Fenec n°18 mai/jun 2015
W-Fenec n°18 mai/jun  2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mai/jun 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.w-fenec.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 14,1 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Danko Jones.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES DISQUES DU MOMENT 28 BOTIBOL Murs blancs (Animal Factory) Deux ans après l’EP The wild cruise, qui nous est passé sous le nez à l’époque pour je ne sais quelle raison, Vincent Bestaven aka Botibol présente Murs blancs, un deuxième album qui tranche avec sa folk-pop orchestrale entendue sur ses premières productions. Même s’il reste tout de même quelques instants de pop féérique parsemés sur la galette (« Sharks » doit être en ce sens la chanson la plus suave de la liste, si ce n’est pas l’unique, sans compter la partie de piano jazzy de « Croyez-moi »), cette dernière met l’accent sur une atmosphère bien plus électrique et enfiévrée. C’est accompagné de son acolyte Antoine Pasqualini (ex-frontman d’Arch Woodmann, désormais en solo dans Monolith Noir) à la batterie, de Mathieu Hauquier au bugle (instrument à vent de la famille des saxhorns) et de Cyrille Gachet au trombone, que ce membre du collectif Iceberg (dont font partie, entre autres, J.C. Satan, Crane Angels et Petit Fantôme) nous propose donc un opus rock garni de pulsions salvatrices qui va autant puiser ses inspirations dans le psychédélisme seventies, l’indie-rock nineties voire le noise-rockeighties. Avec Murs blancs, Botibol expose les progrès de son art en forçant le trait sur l’expression de guitares capricieuses dont le caractère hargneux (« December », « White walls ») et adipeux (« Windy morning », « La classe ou la mort ») peut, d’un simple changement de piste, devenir enjoué et voluptueux (« Jerk », « Croyezmoi »). C’est exactement là où réside la force de ce LP qui combat l’ennui par ses contrastes, sans faire fi des mélodies lumineuses et éthérées pour tout rêvasseur qui se respecte. Et puis, une fois n’est pas coutume, on salue le travail d’enregistrement et de mixage réalisé par son géniteur avec l’aide de son tromboniste ingénieur du son (qui a bossé avec Year Of No Light et Bagarre Générale) et propriétaire du Dick Doom Studios à Bordeaux. Une production peaufinée à la hauteur des ambitions de Vincent Bestaven qui a récemment été désigné parmi les dix finalistes du prix Deezer Adami en compagnie notamment de Jessica93. Une distinction qui n’est pas volée et qui finira, on l’espère, par une récompense car comme dit l’adage, le travail finit toujours par payer. Ted
VALSE NOOT So straight architecture (Autoproduction) Trois ans après un EP éponyme remarqué, les Brestois de Valse Noot viennent remettre le bordel dans tes oreilles avec un album long format dans la droite lignée de leurs trois premiers titres. Le premier point d’accroche, c’est bien sûr cette très belle pochette mixant encore une fois couleurs, formes géométriques et photo ancienne, le résultat est encore plus réussi que sur le déjà très beau Valse noot, bravo à Bigno(i)se qui réalise aussi de superbes affiches. Le deuxième point d’accroche, c’est logiquement le premier titre de l’album mais là, question de goût personnel, je ne trouve pas que « Delta » soit le mieux placé pour exciter l’auditeur volatile. Certes, c’est un titre qui correspond tout à fait à l’univers de Valse Noot avec un gros travail sur les sons, l’ambiance et des variations régulières de ton qui sont autant de fausses pistes avant de nous emmener au coeur du titre où le chant répétitif et peu inventif crée une sensation de malaise. On a donc tout ce qu’apprécie le groupe mais également un tas de trucs qui peuvent faire peur à celui qui voudrait kiffer sa race dès les premières secondes... Pour comprendre et aimer « Delta », il faut être mis en condition et, d’après moi, d’autres morceaux, plus faciles d’accès auraient formé une meilleure porte d’entrée dans ce monde particulier. Pourquoi pas le survitaminé « Run off the main » qui insuffle une énorme énergie et un peu de folie ? Ou encore « Out of my mouth » ou « My eyes will not dry » qui plairont immédiatement aux amateurs de noisy rock matheux ? Le groupe a certainement ses raisons pour son choix, il nous faut le respecter et pour moi, au final, peu importe puisque j’écoute l’intégralité de l’opus dans tous les cas ! Si sur l’EP, on sentait l’influence dans le chant de SOAD ou de n’importe quel projet de Mike Patton, c’est ici bien plus diffus et sur quelques passages de « To smithereens », j’arrive même à imaginer Maynard James Keenan (Tool plus qu’A Perfect Circle) utiliser ce genre de débit ultra saccadé avant de passablement s’énerver... Expérimentant librement et distordant à foison ce qu’ils ont sous le coude, le quatuor est insaisissable et chacun risque d’y trouver des éléments référents à diverses formations, qu’elles appartiennent aux mondes du psyché, du math, de la noise, du jazz ou de je ne sais quelle chapelle ne dérangera pas les auteurs de So straight architecture... Si tu te lances à la découverte de Valse Noot avec cet album, surtout, écoute bien tout l’album et ne survole pas quelques titres au hasard, ton idée du groupe serait forcément faussée car avec ce genre de musique, il faut impérativement plonger tête la première dans le bordel pour espérer pouvoir l’appréhender... Oli 29 LES DISQUES DU MOMENT



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