Voie Libre n°25 octobre 2003
Voie Libre n°25 octobre 2003
  • Prix facial : 5,20 €

  • Parution : n°25 de octobre 2003

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 25,5 Mo

  • Dans ce numéro : réseau, Port Guern, le réveil du Nm.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Références ● 1 Texte et illustrations : KLAUS KIEPER Traduction : BARBARA FOURNEREAU 34 Autorails Brissonneau-et-Lotz : des bretons fantômes de l’histoire C’est une bien étrange histoire que nous allons vous raconter là : savez-vous que des autorails Brissonneauet-Lotz bretons et charentais ont été envoyés durant la seconde guerre mondiale sur le Franzburger Kreisbahnen, un secondaire allemand qui, en 1948, se trouve implanté à l’est du Rideau de fer, dans la zone placée sous économie communiste. Du coup, ils ne nous seront pas restitués… ce qui leur évitera un ferraillage précoce en France ! Enquête sur des fantômes de l’Histoire… N°25• OCTOBRE 2003 Chemin de fer à voie métrique reliant, à l’extrême nord-est de l’Allemagne, Stralsund, Barth et Damgarten, le réseau Franzburger Kreisbahnen a misé très tôt sur l’autorail. Car au cours des années 30, en Allemagne comme en France, l’autocar représente une concurrence de plus en plus grande pour les chemins de fer secondaires. C’est pourquoi ces derniers font appel aux autorails, quand ils n’exploitent pas leurs propres lignes routières. Waggonfabrik Dessau, spécialisée dans la construction d’autorails diesel à bogies équipés d’un moteur couché sous le châssis, approvisionne en premier lieu les chemins de fer secondaires de Poméranie, équipés de voies de 750 et 1000 mm. Les Dessauer inaugurent le service Les FKB (Franzburger Kreisbahnen : chemins de fer d’intérêt local de Franzburg) font l’acquisition de ce type d’engins en 1935 pour 45.600,36 DM. Avec ces autorails, la desserte « voyageurs » devient plus rapide, leur vitesse maximale
● 2 autorisée étant alors de 40 km/h (techniquement, l’autorail peut atteindre les 60 km/h). En 1936, le directeur de l’exploitation commande une locomotive à vapeur surchauffée, destinée à devenir le véhicule de réserve pour l’autorail, car la machine « 5 i » utilisée jusque-là abîmait trop la voie. La demande est acceptée, mais le projet ne peut aboutir en raison de la production d’armes de plus en plus importante. Au lieu de cela, en 1938, les autorités rendent possible la construction d’un second autorail. Les FKB sont donc en possession de deux autorails du même type, capables de prendre en remorque une voiture-voyageurs à bogies équipée du frein à air comprimé, ou une voiture à deux essieux. Les deux autorails sont équipés d’un moteur diesel à six cylindres Mercedes- Benz type OM 67. Le jeu d’engrenages mécanique de type Mylius avec présélection des vitesses et changement de vitesse à air comprimé actionne l’essieu intérieur respectif des deux bogies par l’intermédiaire d’arbres de transmission. Une fois la vitesse de marche présélectionnée atteinte, l’entraînement du bogie arrière se coupe automatiquement. Ces autorails disposent déjà d’une veille automatique (dispositif d’homme mort) ainsi que d’un frein à air comprimé Knorr, d’un éclairage électrique, d’un chauffage à eau chaude encastré, de signaux acoustiques par trompe ou sonnerie à air comprimé. Les platesformes d’accès des deux autorails possèdent toutes deux huit strapontins. Dans chacune de ces plates-formes se trouve en outre un frein à vis actionné par un volant à main. Alors que l’autorail n°1 possède deux grands compartiments de 3 e classe de 16 places assises chacun, encadrant un compartiment de 2 e classe de 8 places assises, l’autorail n°2 n’a que deux grands compartiments de 3 e classe, offrant respectivement 16 et 24 places assises. 1 - Assez curieusement, la silhouette des autorails Dessau (à droite) présente des analogies avec celle des Brissonneau-et- Lotz (à gauche) ! 2 - Retour au dépôt d’un Brissonneau-et- Lotz dans les années 60. La voie métrique est encore à l’honneur, en RDA, la motorisation (2 temps !) individuelle, à base de Trabant, de Wartburg et de motos MZ, ne connaissant alors qu’un développement modeste. Des Brissonneau-et-Lotz réquisitionnés à l’Ouest En 1942, les chemins de fer de Franzburg Nord se voient attribuer trois autorails diesel à transmission électrique réquisitionnés en France occupée. Ces engins (Suite page 38) N°25• OCTOBRE 2003 35



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