Vivre à Genève n°77 avr/mai/jun 2019
Vivre à Genève n°77 avr/mai/jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°77 de avr/mai/jun 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Genève

  • Format : (195 x 290) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : le bois de la bâtie commence sa mue.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CHANTIERS Rénovation de la villa Vermont Dans le cadre du nouvel ensemble d’équipements publics de Chandieu, la villa Vermont 21 a été maintenue afin d’accueillir les activités du pavillon provisoire le « Point d’eau », géré par Carrefour-Rue. Les travaux consistent en la rénovation et la réaffectation de la villa en unité de vie associative, comprenant des douches, une buanderie, un coiffeur ainsi que des soins dentaires et podologiques. Des renforcements structurels, une rénovation complète des installations techniques et l’excavation du sous-sol afin d’aménager les locaux techniques et la buanderie sont également réalisés. La typologie d’origine de la villa ainsi que des finitions anciennes (cheminée, rosace, corniches et parquets) sont conservées. Les façades sont remises en état avec la réparation des pierres de taille en molasse et l’application d’un crépi à la chaux. Enfin, les vieux arbres qui faisaient partie du jardin ont été protégés et seront intégrés au parc, prolongeant l’aménagement des espaces publics du quartier de Chandieu. Photos Didier Jordan
LA PAROLE À … Abdul Aziz Muhamat Lauréat du Prix Martin Ennals pour les défenseur-e-s des droits humains 2019 Que signifie pour vous de recevoir cette distinction ? Nous sommes 570 hommes détenus à Manus et plus de 400 femmes, hommes et enfants sur l’île de Nauru. L’intérêt porté par les médias, ici à Genève et dans le monde, m’a permis de montrer à quel point la loi australienne est déshumanisante. Tombés dans l’oubli depuis des années sans espoir de nous en sortir, nous sommes juste des numéros utilisés pour effrayer ceux qui fuient pour leur survie, traités pire que des criminels, ceci pour avoir cherché refuge. Leona Godfrey et Jacopo Ograbek Co-président-e-s de l’association Geneva Pride 2019 Abdul Aziz Muhamat Abdul Aziz Muhamat est un réfugié soudanais retenu depuis 2013 à Manus, une île de Papouasie- Nouvelle-Guinée, dans un centre australien offshore de détention de migrants. Il est porte-parole et leader d’une communauté de 570 hommes confinés sur cette île. Je souhaite remercier Genève et la Suisse pour leur accueil Après 8 années d’absence, la Pride itinérante romande revient à Genève, du 29 juin au 7 juillet. Rencontre avec Leona Godfrey et Jacopo Ograbek, co-président-e-s de l’association Geneva Pride 2019, qui organise cet événement soutenu par la Ville. Pourquoi organiser encore une Pride en 2019 ? En 2019, la Suisse est toujours en retard en matière d’acceptation et d’égalité des droits des personnes LGBTIQ+ (lesbiennes, gays, bisexuelles, trans *, intersexes, queers et autres). Nous pensons notamment aux personnes trans * qui font face à de nombreux obstacles pour que leurs données d’état civil correspondent à leur réalité ; aux jeunes LGBTIQ+ qui sont plus à risque de suicide en raison des discriminations et violences auxquelles elles et ils font face ; aux personnes qui ne peuvent pas obtenir l’asile en Suisse alors qu’elles sont menacées dans leurs pays à cause de leur identité et expression de genre et/ou de leur orientation sexuelle ; aux discriminations qui perdurent dans le droit suisse, notamment en matière d’accès au mariage, à la filiation et aux assurances sociales. David Rault Leona Godfrey Jacopo Ograbek Vivre à Genève Nº 77 13 Que ressentez-vous d’être ici à Genève, vous qui êtes détenu à Manus depuis 6 ans ? Au début, je ne pouvais pas croire que j’étais bien là. Je me persuadais que j’étais toujours à Manus, sachant que je devrai y retourner. Toute cette foule présente à la cérémonie et ces énormes affiches des trois finalistes m’ont donné le sentiment d’être vraiment le bienvenu. Je souhaite remercier Genève et la Suisse pour cet accueil. J’ai aussi pu partager mon histoire avec les fonctionnaires onusiens et la communauté diplomatique, en espérant qu’ils relaient la pression exercée sur l’Australie. Quels sont vos espoirs ? J’espère que tous les détenus de Manus et Nauru pourront trouver un pays sûr où recommencer nos vies. Nous avons déjà perdu trop de temps et nous ne voulons pas en perdre davantage. Jusqu’à ce moment, je vais continuer mon combat. Quand je serai enfin en sécurité, je souhaite étudier et, un jour, fonder une famille, comme tout un chacun. Quels sont les enjeux de cette édition à Genève ? Elle sera l’occasion de célébrer les avancées de notre mouvement, mais aussi et surtout de mettre en exergue les discriminations qui perdurent et le travail qu’il reste à accomplir pour qu’elles cessent. Pour ce faire, la participation des associations genevoises, romandes et suisses est fondamentale, de même que celle des organisations internationales. De plus, cette édition s’inscrit dans un contexte historique global très important  : cette année marque en effet les 50 ans des émeutes de Stonewall, qui sont considérées comme l’événement déclencheur du mouvement de libération LGBTIQ+ aux États Unis (et par la suite dans les autres pays occidentaux). Quel est le programme prévu pour ces 10 jours de manifestations ? Tout commencera par une fête d’ouverture à la Salle communale de Plainpalais. Puis, cette longue semaine de Pride se poursuivra par des conférences, tables rondes et projections, pour culminer le samedi 6 juillet avec la Marche politique dans les rues de Genève et le village associatif au Parc des Bastions, suivis d’une fête de clôture.



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