Vivre à Genève n°75 oct/nov/déc 2018
Vivre à Genève n°75 oct/nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°75 de oct/nov/déc 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Genève

  • Format : (195 x 290) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : Genève, une ville au service des aînés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vivre à Genève Nº 75 20 G’INNOVE EXPÉRIMENTE DE NOUVELLES PRATIQUES DURABLES Fablab Onl’fait, laboratoire de fabrication près de la gare Cornavin. Afin de contribuer à une meilleure qualité de vie en milieu urbain et de répondre aux objectifs de développement durable, la Ville de Genève s’est dotée du programme G’innove en 2016. Retour sur deux ans d’activité et zoom sur trois projets soutenus. Les villes, carrefours de rencontres et concentrations de talents, ont toujours été des creusets d’innovation. Ces dernières années, en lien avec les grands défis contemporains (dérèglements climatiques, pollutions, migrations, inégalités, etc.), on y voit émerger de nouvelles formes de consommation, de mobilité, de création et de communication. Des questions d’un genre nouveau s’y posent telles que par exemple  : où trouver des matériaux recyclés pour fabriquer une étagère ? De quelle façon ramener la nature en ville ? Comment favoriser des formes d’entrepreneuriat plus solidaires ? Manque de soutiens Genève n’est pas en reste. Elle dispose en effet d’un riche terreau associatif et entrepreneurial qui génère de nombreuses idées et des projets audacieux. Mais, souvent, il manque des soutiens pour les concrétiser. C’est pour répondre à cette demande et contribuer à une meilleure qualité de vie dans notre ville que le Conseil administratif a décidé de créer en 2016 le Programme d’encouragement à l’innovation sociétale G’innove. Doté de CHF 378’000.– par an, G’innove permet à des projets internes et externes à l’administration municipale de se développer et d’être testés sur une durée de un à trois ans. De mars 2016 à juin 2018, 89 projets ont été soumis au secrétariat de G’innove et 25 d’entre eux ont reçu une décision positive AGENDA 21 Le Nid Le Nid, épicierie coopérative à la Jonction. Zoom sur trois projets de financement de la Délégation G’innove, composée de la Conseillère administrative Sandrine Salerno et des Conseillers administratifs Guillaume Barazzone et Sami Kanaan. Ces projets, très variés, visent par exemple à offrir une alimentation saine aux citadin-e-s, à recycler des matériaux en provenance de lieux culturels, à lutter contre les discriminations ou à promouvoir la biodiversité en milieu urbain. Chacun d’entre eux fait souffler un vent nouveau dans notre ville et met en exergue le potentiel d’innovation qui s’y développe. Les 25 projets soutenus par G’innove depuis sa création Depuis 2016, les projets suivants ont été soutenus par G’Innove  : À vous de Onl’fait AccessibilitéS, un diagnostic sur l’accès aux services municipaux pour les personnes en situation de handicap. Fablab Onl’fait  : ce « laboratoire de fabrication » ou « Fablab », inauguré fin 2017 à deux pas de la gare Cornavin, permet à chacun-e d’apprendre à créer, réparer ou modifier des choses, avec des imprimantes 3D, des scies ou de la soudure. Les Fablabs font partie de la mouvance du « do-it-yourself », aujourd’hui en plein essor, qui vise à se réapproprier les techniques de fabrication et de réparation des objets du quotidien. G’innove favorise ainsi l’émergence de nouveaux modes de consommation. Le Nid  : cette épicerie coopérative à la Jonction permet de s’alimenter de façon locale et durable, tout en limitant les emballages. Par sa structure innovante, qui exige quelques heures de bénévolat chaque mois, le Nid permet à ses membres d’acheter des produits écologiques de qualité à des prix concurrentiels. G’innove permet donc de soutenir les filières locales d’alimentation responsable. AccessibilitéS  : cette étude de la Fédération genevoise des associations des personnes handicapées et de leurs proches, menée en collaboration avec l’administration municipale, a pour objectif de réaliser un diagnostic sur l’accès aux services municipaux pour les personnes en situation de handicap. C’est une approche innovante puisque la parole des usagerère-s est au cœur de la réflexion. jouer ! ; AccessibilitéS ; Agissons Ensemble pour la Diversité Invisible ; Ateliers CoDesignIt ; Carvelo2go ; Éco-crèche en forêt ; Bilan carbone d’un projet de téléphérique urbain ; Fablab Onl’fait ; G3iD ; Geminoh ; Global Humanitarian Lab ; Le Bocal Local ; Le DIX ; Le Muséum en pleine nature ! ; Le Nid ; Le Trèfle ; Libellul’ID ; Micro-ferme aquaponique ; neonomia ; NOS ARBRES ; Ressourcerie Materiuum ; Semences de Pays ; Soft-kids ; Spectacle ACTIONS ; SPORTIGenève. Pour en savoir plus ou pour déposer un projet en 2019  : www.ville-geneve.ch/ginnove Ville de Genève
Vivre à Genève Nº 75 21 DU CHAMP À LA BOULANGERIE  : QUELLES FILIÈRES POUR LE PAIN ? Le 15 septembre dernier, à l’occasion du lancement de la Semaine du Goût et du Festival du Terroir à la Ferme de Budé, une discussion passionnante s’est tenue sur les filières de la production du pain. Entretien avec deux des intervenants, John Schmalz et Rudi Berli. Le contexte suisse John Schmalz, président du Cercle des Agriculteurs de Genève, plante le décor  : en 15 ans, la consommation moyenne de pain par habitant-e n’a pas beaucoup évolué en Suisse. Mais tandis qu’on compte un million de consommateur-trice-s en plus, la production indigène a baissé de 20%. La différence s’explique essentiellement par les importations de produits semifinis ou finis  : environ 140’000 tonnes de pâtons de pain ou de pain surgelés ainsi que 70’000 tonnes de blés par an. Les prix ne jouent pas en faveur de l’agriculture helvétique. Pour du blé bio par exemple, il faut compter environ CHF 1.20.– le kg à Genève et CHF 1.06 en Suisse, contre CHF 0.70 pour le blé importé. Pour Rudi Berli, Président d’Uniterre Genève, cette situation est paradoxale et regrettable  : la production de blé de qualité, particulièrement bio, augmente de manière continue en Suisse. Le blé suisse devrait donc logiquement faire baisser la part des importations. Ce n’est pourtant pas le cas. C’est un manque à gagner pour l’agriculture locale et un risque de baisse des prix pour le bio, concurrencé par l’étranger. Et à Genève ? Dans le canton, les surfaces dévolues à la production de blé et autres céréales de boulangerie (seigle, épeautre) ont maintenu leur volume. Mais seule la moitié des farines locales est utilisée à Genève. Le canton se distingue cependant par une valorisation des prix et des circuits courts, pratique qui fait de lui un pionnier au niveau suisse. En effet, pour 100 kg de blé avec la certification Genève Région Terre Avenir (GRTA), le Cercle des Agriculteurs – premier négociant du blé genevois – accorde une prime moyenne de CHF 6.– en conventionnel et Affaire TourneRêve Un projet de budget 2019 équilibré Avec des charges de 1143,3 millions pour des revenus identiques, la Ville de Genève présente un projet de budget 2019 à l’équilibre. Pour Sandrine Salerno, Conseillère administrative en charge des finances, « le travail constant de défense des intérêts financiers de la Ville, la maîtrise des charges et la légère reprise de la croissance permettent à la commune de poursuivre le développement de prestations importantes pour la population. » Au rang des priorités du Conseil administratif (CA), figure cette année encore le développement de la prise en charge collective des enfants en Ville de Genève (+2.7 mios). Dans ce cadre, 45 nouvelles places seront créées en 2019 au sein des structures d’accueil de la petite enfance. Ce projet de budget reflète également l’engagement de la commune en faveur de la vie culturelle, grâce au financement de la Nouvelle Comédie (+2,5 millions), qui ouvrira ses portes d’ici 2020 et participera à l’attrait de la cité au niveau international. CHF 12.– en bio. Au-delà des boulangeries artisanales qui jouent le jeu des farines GRTA ou de la micro-production comme au Moulin des Verpillères à Choulex, un acteur de la grande distribution propose aussi un pain bio composé de farines genevoises moulues au Moulin de la Pallanterie. Où trouver du bon pain artisanal et local ? Nos deux interlocuteurs n’y vont pas par quatre chemins  : pour maintenir du pain de qualité et diversifié (multiples variétés de blés et autres céréales « oubliées ») , un savoir-faire local et garder la maîtrise sur l’origine des produits, il faut soutenir les circuits courts, les boulangeries artisanales et les démarches paysannes. Bien entendu, pas de pérennité pour ces filières sans un prix équitable. Le label GRTA est une excellente manière de vous assurer des filières courtes de production. Vous trouverez une liste de boulangeries labellisées sur le site www.geneveterroir.ch. Vous pouvez aussi choisir de privilégier les pains artisanaux aux farines biologiques du Moulin des Verpillères  : www.affairetournereve.ch/pain-et-boulangeries Aujourd'hui, la Suisse importe une grande partie du pain consommé. Conscient du potentiel du secteur, le CA souhaite également renforcer son soutien à la finance durable, en octroyant une subvention à l’association Sustainable Finance Geneva (+50’000.–). Enfin, pour doter la Ville d’infrastructures de qualité, il propose de consacrer 130 millions de francs aux investissements ; un montant autofinancé à hauteur de 79,6%.



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