Vivre à Genève n°59 fév/mar 2015
Vivre à Genève n°59 fév/mar 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°59 de fév/mar 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ville de Genève

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : Locazik festival... fêter les jeunes talents musicaux !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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A U T O R I T É S Guillaume Barazzone Conseiller administratif en charge de l’environnement urbain et de la sécurité « Les effectifs de la police municipale ont progressé de 50% depuis 2012 » Guillaume Barazzone, la législature se termine. Pour vous, le temps a passé extrêmement vite puisque vous avez été élu en novembre 2012. En deux ans et quelques mois, quels ont été les changements apportés au Département de l’environnement urbain et de la sécurité ? Cette période a été courte, mais nous avons pu lancer plusieurs réformes et projets importants en matière de sécurité de proximité, en matière environnementale et aussi dans le domaine de la propreté. A chaque fois, le fil de notre réfl exion avec mes équipes a été le suivant : comment répondre aux besoins de la population et comment améliorer nos prestations. Soyons concrets. En quoi la police municipale d’aujourd’hui est-elle différente de celle de 2012 ? Déjà, elle est plus nombreuse. Avec l’appui du Conseil administratif et du Conseil municipal, les effectifs de la police municipale ont progressé d’un peu plus de 50% depuis 2012. C’est considérable. A la fin de cette année, nous aurons 200 policières et policiers municipaux dans la rue. Ces effectifs supplémentaires nous ont permis de renforcer les patrouilles sur le terrain et d’étendre les horaires. Depuis 2013, la police municipale travaille jusqu’à 3 heures du matin (au lieu de minuit) les jeudis, vendredis, et samedis soir. Les patrouilles de nuit sont indispensables pour assurer la tranquillité publique et lutter contre la délinquance de rue. Plus généralement, les patrouilles, qui se déplacent essentiellement à pied ou en vélo, contribuent à renforcer la sécurité dans les quartiers. J’ajoute que cette présence assure aussi un effet dissuasif important. Le maillage sécuritaire s’est aussi resserré grâce à l’ouverture d’un nouveau poste de police municipale aux Acacias. Il y a désormais six postes en Ville de Genève. Et deux devraient s’ouvrir en 2015 à Champel et au Petit-Saconnex. Le parlement cantonal a aussi octroyé de nouvelles compétences à la police municipale. Celle-ci est-elle plus « utile » aujourd’hui ? Je le pense. Il y a une dizaine d’années, ce qu’on appelait alors les agents municipaux avaient comme vocation première d’amender les automobilistes mal stationnés dans les zones bleues. Cette époque est révolue. La Fondation des parkings s’occupe désormais de cette tâche et la police municipale peut se concentrer sur des missions de sécurité de proximité à proprement parler. C’est-à-dire ? Grâce à l’extension des prérogatives légales, nous avons pu fi xer de nouvelles priorités aux policières et policiers municipaux. Ceuxci ont désormais quatre missions principales. D’abord, la lutte contre la délinquance de rue et les incivilités qui a mobilisé nos policiers pendant 14 772 heures en 2014. Soit une augmentation de 112% par rapport à 2013. Ensuite, la police de proximité reste évidemment un axe fort. L’année passée, la police municipale a investi 32 692 heures (+51% par rapport à 2013) dans des échanges et séances avec les acteurs des quartiers (commerçants, directions d’école, responsables d’associations, habitant-e-s, etc.) afin d’évoquer concrètement les problèmes de sécurité locaux. Par ailleurs, près de 7000 commerçants ont été rencontrés. Deux autres missions ont été assignées aux policières et policiers. D’abord, la lutte contre 12 VIVRE À GENÈVE N°59
« En matière de sécurité de proximité, le travail est mieux réparti entre le Canton et la Ville. Nos actions sont de plus en plus complémentaires et efficaces. » les nuisances sonores qui altèrent sensiblement la vie des habitant-e-s dans certaines rues. Enfin, la lutte contre les chauffards, notamment pour protéger les enfants à proximité des écoles. La police municipale procède ainsi, en collaboration avec la gendarmerie, à des contrôles de vitesse et d’alcoolémie. Comment la police municipale va-t-elle évoluer dans les années à venir ? La police municipale va intensifi er son action dans les quatre domaines prioritaires évoqués. La très bonne entente avec la police cantonale nous rendra encore plus effi caces sur le terrain. Nous avons signé avec le Canton une prolongation du Contrat local de sécurité qui nous permet d’optimiser la collaboration entre les forces de sécurité. Le travail est ainsi mieux réparti entre nous. Nos actions sont de plus en plus complémentaires et effi caces. Vous êtes aussi le magistrat en charge des espaces verts. Le végétal peut-il encore se développer en Ville de Genève ? C’est en tout cas mon souhait le plus cher ! Nous avons lancé le programme urbanature qui vise à végétaliser des quartiers ou des secteurs trop bétonnés. J’espère que la population a apprécié nos premières opérations, à l’instar du fl eurissement du Pont des Bergues ou encore des aménagements estivaux avec, entre autres, ces fameux bancs verts « ondulants ». Ces succès nous incitent à persévérer, en mettant cette fois l’accent sur la promotion de la biodiversité et les aménagements verts pérennes. Depuis 2012, nous avons planté 486 arbres en milieu urbain, mais je pense que nous pouvons encore faire davantage. Au-delà de leurs impacts visuels, les arbres en milieu urbain sont des alliés précieux dans la lutte contre la pollution : ils retiennent les particules fines et permettent aux habitant-e-s de mieux respirer. Évidemment, nos parcs, qui font partie du patrimoine de la Ville, sont aussi une priorité. Près de 400 bancs ont été rénovés en une année et 270 000 fl eurs ont été plantées, dans les parcs, mais aussi en ville. Nous allons continuer sur cette voie et poursuivre la réfection des chemins qui sont en mauvais état. En matière de propreté de la Ville, sur quoi a porté l’effort ? Nous avons apporté des modifi cations à l’horaire. Désormais la Voirie travaille 7 jours sur 7, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. Cela permet de mieux nettoyer la Ville le week-end. C’est fondamental. Nous avons aussi sanctionné davantage celles et ceux qui salissent l’espace public : ce genre de comportement n’est pas acceptable. Enfin, nous avons mis en place de nouveaux cendriers pour que les fumeuses et fumeurs jettent moins leurs mégots par terre. Toujours en matière de propreté, sur quoi faut-il mettre l’accent ? Nous allons poursuivre la lutte contre les mégots au sol, c’est un fl éau… Nous devons nous améliorer en matière de tri des déchets. Une grosse marge de progression existe en Ville de Genève. Évidemment, notre lutte contre les tags va se poursuivre. Depuis l’année dernière, la nouvelle brigade anti-tags effectue un travail important : 3500 tags ont été effacés en 2014. C’est un début encourageant. N°59 VIVRE À GENÈVE 13



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