Vive la Forme n°99 déc 18/jan-fév 2019
Vive la Forme n°99 déc 18/jan-fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°99 de déc 18/jan-fév 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Reed Expositions France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : 5 étapes, 4 mesures...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Expertise Par Christian Guérin DIPLÔMES ET COMPÉTENCES De tout temps, devenir coach sportif, éducateur ou animateur sportif en France dans les métiers de la forme est moins aisé qu’on ne le pense. Les « anciens » diplômés en témoigneront. Pourtant, de prime abord, le cheminement ne semble pas compliqué... En Europe, la norme s’accorde à avoir en sa possession un diplôme garantissant les compétences requises. Les études sont plutôt courtes. Certaines formations proposent des cycles de quelques mois, des modules à passer, des quiz à remplir, un projet à construire par exemple. Le diplôme s’affiche ensuite dans la salle de sport et le tour est joué  : son possesseur peut commencer à travailler contre rémunération... Sauf en France ! En France, tous les diplômes proposés par des centres de formation reconnus ou immatriculés ne sont que qualifiants. En d’autres termes, La France vous autorise à tout faire sauf à en être rémunéré. La rémunération est suspendue à l’obtention d’un diplôme d’État, et pas n’importe lequel  : celui délivré par le Ministère des Sports uniquement. Le BPJEPS, véritable passeport à la carte professionnelle. Ainsi, tout se complique fortement à cet instant précis. Les Tests des Exigences Préalables Nous ne reviendrons pas sur l’histoire des Diplômes d’État que vous retrouverez dans les numéros précédents. Parlons plutôt du dispositif d’entrée à ces diplômes, les « TEP » ou « Tests des Exigences Préalables », que nous avions évoqué cet été. Pour entrer en formation, le Ministère des Sports part d’un principe simple  : être en forme et détenir un niveau technique et physique minimum. C’est pourquoi plusieurs tests ont été mis en place. Cette approche est d’ailleurs justifiée tant la condition physique est la base de notre métier, et la maîtrise technique celle de la sécurité. _24 Ces « TEP » sont donc là pour garantir ces conditions avant l’entrée en formation. Ils sont les mêmes sur tout le territoire national. Quelles sont ces épreuves ? - Le test de Luc Léger, version 1998  : « course navette qui se déroule entre deux lignes parallèles distantes de 20 mètres. Réglée par des signaux sonores, la vitesse de course augmente progressivement  : elle est de 8 km/h pendant les deux premières minutes, et ensuite elle augmente de 0,5 km/h par minute. À l’exception du premier palier qui dure deux minutes, chaque palier correspond à une minute de course ». Les femmes doivent atteindre le palier 7 révolu et les hommes le palier 9 révolu. - La démonstration technique  : uniquement pour nos futurs professeurs de fitness, elle consiste à « une épreuve de démonstration technique de 60 minutes au total, comprenant dix minutes d’échauffement collectif, vingt minutes de passage en STEP à un rythme de 128 à 132 battements par minute dont deux minutes de retour au calme, vingt minutes de passage en renforcement musculaire, 10 minutes de retour au calme sur 5 étirements ». - Pour nos futurs professeurs de musculation ou coach sportif par exemple, il lui faudra passer une démonstration technique de Squat, traction et développé couché. Le test de Luc Léger, version 1998  : « course navette qui se déroule entre deux lignes parallèles distantes de 20 mètres.
Expertise Analyse  : entre Tests et concours Jusqu’au 31/12/2016, les « TEP » n’affichaient pas un taux de réussite maximal. Sur le terrain, les professionnels constataient que les échecs représentaient entre 20% et 30% des effectifs. Ces taux étaient néanmoins justifiés par des profils de candidats non préparés physiquement, techniquement voire mentalement. Pour raisonner par l’absurde, environ 70% des candidats réussissaient leurs tests. Était-ce trop laxiste ? Les écoles constataient que leurs niveaux étaient en adéquation avec le niveau d’entrée en formation. À plusieurs titres  : 1) La formation est dense  : 700 heures, laissant le temps aux stagiaires de réaliser leurs apprentissages à partir de ce niveau ; 2) La formation est en alternance  : le stagiaire réalise 600 heures en structure, d’où un niveau technique et physique garanti en fin de formation ; 3) Le diplôme est de niveau IV, tourné vers un public traditionnel, ne demandant aucune exigence particulière sur ces premiers critères ; 4) De manière plus générale, rappelons que c’est le client qui pratique le plus, l’éducateur sportif étant voué à la pédagogie et la sécurité ; Finalement, les « TEP » semblaient être en adéquation avec le niveau d’entrée en formation. Depuis mi 2016, le Ministère des Sports a décidé de modifier ces Tests à travers la modification de son diplôme  : le BPJEPS AGFF est devenu le BPJEPS AF. Les critères des « TEP » ont été revus à la hausse par arrêté du 5 septembre 2016, portant création de la mention « activités de la forme » (AF) du BPJEPS, spécialité « éducateur sportif » en 4 UC, entré en vigueur au 1er janvier 2017. Le constat est glaçant  : les taux de réussite sont passés de 70% environ à 35%. 3 candidats sur 4 ne passent même pas l’épreuve de Luc Léger, rappelant les taux de réussite catastrophiques de nos anciens BEES ! Un vrai retour en arrière de plus de 10 ans. Le bilan est une diminution du nombre de stagiaires en formation, des sessions de formation rabotées et un nombre décroissant de professionnels sur le marché, malgré un nombre toujours très important de clubs de sport sans personnel diplômé. Pourquoi avoir augmenté le niveau d’exigence de ces « TEP » ? Difficile d’avoir une réponse cohérente... Difficultés organisationnelles sur le plan de l’administration des suivis de formations, réduction de la voilure des Éducateurs sportifs sur le marché, volonté de réduire le nombre de centres de formation... Tout est ouvert. Mais, le paradoxe est criant  : ces « TEP » sont devenus un véritable concours d’entrée, avec des exigences dignes d’un Bac+3 pour sportif chevronné. Le BPJEPS est une spécificité franco-française. La démonstration technique, à base de step Conclusion Le constat est frappant depuis 1 an  : le candidat doit être aujourd’hui beaucoup plus préparé qu’il ne l’était auparavant. Les épreuves purement physiques sont plus difficiles et demandent une préparation physique et technique d’au moins 6 mois soutenus. Le Luc Léger est plus difficile et un entraînement spécifique de type « fractionné » est indispensable pour réussir. Un simple footing ne suffit pas. Les femmes rencontrent d’énormes difficultés sur les épreuves de tractions par exemple. Enfin, le jury est plus dur en ce qui concerne l’épreuve de démonstration en cours collectif et musculation. Certaines écoles comme Le Cesa proposent des journées d’aide à la préparation, voire des préformations permettant de travailler ces épreuves. Renseignez-vous. Ces dispositifs ne doivent pas être négligés si vous n’êtes pas aguerris et prêts. Vous y gagnerez en temps. Enfin, n’oubliez pas que ces « TEP » ne se passent pas tous les jours et que vous devez vous inscrire un mois avant, avec certains justificatifs administratifs comme votre PSC1 en règle et un certificat médical de moins de 3 mois. Et puis, restez optimiste ! Il existe des élus et la formation reste plus ou moins la même dès votre entrée en formation. Le BPJEPS n’est reconnu qu’en France. Ainsi, complémentez votre CV avec des formations qualifiantes détenant des contenus, et de la spécialisation. Tous les autres pays s’attachent plutôt à regarder vos diplômes qualifiants, et à acter de vos compétences, ne connaissant pas le BPJEP... L’important, c’est votre professionnalisme. Cela passe par vos compétences en premier lieu. _25



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