Vibration Clandestine n°30 mar/avr 2014
Vibration Clandestine n°30 mar/avr 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de mar/avr 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Vibration Clandestine Édition

  • Format : (169 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : interview... Winston McAnuff & Fixi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Palais Idéal du Facteur Cheval Interview de Marie-José Georges, directrice du Palais idéal du Facteur Cheval De ses poches, sacoche et brouette, le Facteur Cheval aura ramené une quantité indéfinissable de pierres parsemant sa tournée pédestre quotidienne de 33 km. Il aura fallu 33 ans de labeur, de maitrise d’œuvre et d’architecture (dont plus 8 ans pour son tombeau), pour réaliser ce que le poète Émile Roux Parassac appellera le Palais Idéal du Facteur Cheval. Le travail de la vie du Facteur Cheval doit être conservé au mieux pour les visiteurs. Le maintien, l’entretien du Palais Idéal demande-t-il des interventions spécifiques. Est-ce régulier ? Le Palais idéal, qui a tout de même traversé un siècle, supporte assez mal les périodes de gel et l’humidité. C’est ce qui le fragilise, comme tout monument. C’est pourquoi, tous les 25 ans environ, il a droit à un chantier de restauration des 4 façades : toilettage, remodelage, consolidation des ornements, reconstitution des épidermes. Ce travail de précision et de passion est réalisé par Pierre Constant. Restaurateur au sein des Ateliers Bouvier, il intervient depuis une trentaine d’années sur le Palais. C’est l’âme et la mémoire du Facteur Cheval. Art brut, architecture naïve, le Palais Idéal est aujourd’hui et depuis toujours une référence. Pensez-vous que le Facteur se doutait des répercussions sur le milieu artistique ? Ferdinand Cheval ne s’est jamais pris pour un artiste et n’avait aucune culture artistique. Il a d’ailleurs inscrit sur son Palais idéal " Ceci est l’œuvre d’un paysan ". Pour autant, il avait conscience d’avoir réalisé une œuvre unique au monde. On retrouve sur son monument des citations telles que " D’un songe j’ai sorti la reine du monde " ou encore " Ce rocher un jour dira bien des choses ". Ce qui est assez extraordinaire c’est qu’il ait suscité l’engouement des surréalistes, de l’art brut, de l’art naïf, de l’art singulier, de l’art hors normes… C’est en cela que l’on dit du Palais qu’il est inclassable. Pablo Picasso, Max Ernst, Niki de Saint Phalle… Tous ont rendu hommage au Facteur Cheval. Le palais Idéal est hôte, tout au long de l’année, d’expositions et de concerts. Quels seront les temps forts de 2014 ? Plusieurs temps forts en perspective. à commencer début avril par la venue de l’artiste Bernard Pras, que l’on pourrait qualifier de facteur contemporain. Avec des matériaux de récupération, il réalise des portraits de personnalités, selon le principe de l’anamorphose. C’est assez spectaculaire. Viendront ensuite les concerts de l’été, avec le Jazz fin juin et les Musicales en juillet… Quelques jolis noms comme Suzanne Vega, Mélanie de Biasio, ou encore Dhafer Youssef en perspective. Autre moment important : l’ouverture d’un espace muséographique début juin. Cet espace permettra de mieux comprendre la vie et les sources d’inspiration du Facteur. En quoi consiste l’atelier découverte que vous proposez aux jeunes scolaires ? L’idée est de faire découvrir de façon ludique l’œuvre de Ferdinand Cheval au jeune public. Rendez-vous donc tous les mardis au Palais. Enfants et enseignants apportent des objets du quotidien que l’on détourne pour créer un monde imaginaire… Des têtes, des pieds, des soucoupes, de la terre, des cailloux, de vieux doudous, des bijoux de pacotille,… Tout ici reprend une autre vie. Un peu comme le Facteur Cheval qui donnait vie aux pierres qu’il ramassait. On assiste à la naissance de personnages singuliers, drôles, déroutants parfois. C’est très amusant ! Pour participer, il suffit de réserver (contact@facteurcheval.com). 40 contact@facteurcheval.com - 04 75 68 81 19 www.facteurcheval.com photo : Emmanuel Georges
Photo : Philippe Ladet Les Catacombes de Paris Musée Carnavalet Parmi les musées de France, les Catacombes de Paris, qui dépendent du musée Carnavalet, font parties des visites les plus insolites, atypiques et intemporelles qui soient. L’entrée se situe au niveau de l’arrêt Denfert/Rochereau, mais vous serez véritablement dans ce labyrinthe des sous-sols parisiens lorsque vous descendrez en deçà du niveau du métropolitain, c’est-à-dire à 20 mètres de profondeur. Lorsqu’en 1777, Louis XVI créa le service des carrières pour la protection et la consolidation du soussol parisien, il ne se doutait pas que huit ans après les carrières deviendraient catacombes. à l’époque, le cimetière des Saints-Innocents aux Halles est le plus grand de Paris mais aussi celui qui menaçait le plus la salubrité publique. En 1785 le conseil d’état décide donc de transformer le sous-sol en ossuaire. Le long des deux kilomètres du parcours souterrain, nombreux sont les arrêts où vous serez stupéfaits. Le long du chemin des carrières, l’atelier, la galerie Port Mahon (sculptures d’un carrier dénommé Décure) et le Bain de Pieds des carriers ponctuent votre cheminement. L’arrivée à l’ossuaire révèle la vraie nature des catacombes puisque ces 800 mètres de galerie, où s’élèvent cryptes, fontaine, tombeau et tonneau, sont pratiquement recouvertes par les 6 à 7 millions d’ossements du cimetière des Saints-Innocents ! www.catacombes.paris.fr 41



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