Vibration Clandestine n°30 mar/avr 2014
Vibration Clandestine n°30 mar/avr 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de mar/avr 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Vibration Clandestine Édition

  • Format : (169 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : interview... Winston McAnuff & Fixi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CHANSON La Rue Ketanou À l’heure où la musique se fait industrielle, consommable, jetable, il est bon de pouvoir se reposer sur des valeurs sûres de la chanson française. Après une halte philarmonique, le trio de La Rue Ketanou reprend la route avec Allons Voir, un album plein de vie, de rencontres et d’envie de vivre, à l’image des trois amis. steffdefreitas@gmail.com www.larueketanou.com Photo : Bruno Rascão Hormis l’album de reprises de vos propres titres avec le JOSEM (Jeune Orchestre Symphonique de l’Entre-deux Mers), 5 ans séparent À contre-sens et Allons voir. Une pause était nécessaire ? Ce n’est pas la première fois que La Rue Ketanou fait une pause. Nous avons tous les trois une soif de vivre d’autres choses, nous restons ouverts à d’autres rencontres et d’autres partenaires. Pendant ces cinq années, Olivier a créé le groupe Batignole et a également fait partie d’un collectif avec Le pied de la pompe, Mourad a joué avec Mon Côté Punk et en tant que comédien avec Lazare, quant à moi (ndlr. Florent) j’ai fait un deuxième disque solo L’homme Préhistorique et joué avec le Théâtre Du Fil dans L’homme Qui Rit, j’ai aussi écrit des paroles pour une chanteuse : Eskélina. Le théâtre vous a fait vous rencontrer. Mourad, vous êtes comédien et à l’affiche d’Au pied du mur sans porte. Le théâtre est-il, pour le groupe, une source d’inspiration ? Le théâtre a été notre école, d’abord avec le Théâtre Du Fil puis avec La Rue Ketanou qui à l’origine était un spectacle de théâtre de rue. Le théâtre c’est le texte mais c’est aussi le mouvement du corps, des corps. Nous avons appris à bouger ensemble dans n’importe quel espace. Quand je suis retourné travailler avec le Théâtre Du Fil, j’ai retrouvé l’énergie de la troupe, j’ai entendu du Victor Hugo toute la journée, j’ai même écrit la chanson Allons voir pour le spectacle L’Homme qui rit. Donc oui, le théâtre reste une source d’inspiration et pour toujours. La tournée 2014 (dates jusqu’en Avril 2014), d’Allons voir a été précédée par une pré-tournée avec une quarantaine de dates. était-ce une façon de prendre la température ? Je dirais plutôt une façon de la donner. Nous voulions que nos chansons passent en premier lieu par le spectacle vivant avant d’être fixées par l’enregistrement, ça a été le cas pour neuf d’entre elles. La Rue Ketanou a souvent eu besoin de l’énergie du public pour révéler l’âme d’une chanson. La musique de masse, industrielle, créée par les médias est-elle, selon vous, la façon de faire ? Contribue-t-elle et qu’apporte-t-elle à la musique en tant qu’art ? Ce n’est pas la façon de faire mais une façon de faire, sinon nous n’existerions pas. Je ne connais pas la musique créée par les médias, je vais peu sur internet, je n’ai pas la télévision et j’écoute peu de musique à la radio. Ceci dit je trouve que depuis longtemps certains artistes s’en servent à merveille. Les clips de Mickael Jackson ont été de vrais chefs d’œuvre et aujourd’hui, Stromae se met en scène avec tant de talent que ça en devient jubilatoire. le mot de la fin Pour la chanson. 32
Photo : Arnel Ian Dela Gente Des âmes Libres Des âmes Libres (2013) La seule partie de l’être humain qui peut rester libre et non assujettie au dictat mondial de la société moderne est sûrement notre âme. Mais pour cela il faut une ouverture d’esprit nécessaire pour ne pas se laisser berner par un monde qui peut être, parfois corrompu. Ce n’est donc pas par hasard que David Law (guitare, voix), David Jornet (clavier, programmation) tous deux Parisiens et le Barcelonais German Sanchez (basse, programmation) ont décidé de prendre le nom Des Âmes Libres pour leur groupe créé en 2012. L’album éponyme de septembre 2013 est fait de multiples influences, du rock des années 50 à Depeche Mode en passant par Lou Reed et le Velvet Underground. Le projet rock noise post punk est donc imprévisible. Le trio franco-espagnol met l’accent sur le travail et la personnalisation des sons qui sortent des machines électroniques. Créant ainsi des atmosphères sombres et électriques où règnent solitude, espoir, consommation, manipulation, rapports humains. Les sujets sont abordés sans complexes, sans remords et surtout avec les pensées et idéaux de David, German et David. Ce sont Des âmes libres ! dal-desameslibres.bandcamp.com 33



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