Vibration Clandestine n°26 mai/jun/jui 2013
Vibration Clandestine n°26 mai/jun/jui 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de mai/jun/jui 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Vibration Clandestine Édition

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 18,8 Mo

  • Dans ce numéro : Ardèche Aluna Festival.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Tournon-sur-Rhône 42 Exposition Natureza Viva À 12 ans, elle peignait ses premières toiles. C’est entre le Brésil, dont elle est originaire, Madrid, Lisbonne et Paris qu’elle parfait ses techniques. Ses voyages et ses études dans les capitales de l’art, à travers le monde, lui permettent d’exposer depuis 1977. Huiles sur toile ou aquarelles, ses œuvres sont profondes, limpides ; chaque série a son identité, son caractère. Dalva Duarte, partage sa vie entre Londres et l’Ardèche où elle a réhabilité un moulinage (ancienne usine de textile) pour en faire une salle d’exposition ainsi qu’une résidence d’artistes. J’ai toujours pensé qu’il est difficile de comprendre le travail d’un peintre par l’intermédiaire d’un magazine. Même si celui-ci propose quelques photos des œuvres réalisées. En ce sens, je vous invite à aller découvrir Dalva Duarte dans son exposition, Natureza Viva, accueillie du 2 Juin au 30 Septembre 2013 par le Château-Musée et la chapelle du Lycée Gabriel Faure à Tournon-sur-Rhône (07). Interview de Dalva Duarte par Vibration Clandestine Natureza Viva profite d’un cadre magnifique et chargé d’histoire. Que vous inspire le château de Tournon ? Le lieu est absolument magnifique, le château est placé au bord du Rhône, avec de superbes vues, c’est un lieu chargé d’histoire, un musée. Je m’y suis sentie bien accueillie. Le château m’a d’ailleurs inspiré une nouvelle série de tableaux qui s’appelle Les gardiens du château, il s’agit de ma dernière création. À la recherche du temps perdu est un roman, en sept tomes de Marcel Proust. C’est aussi le nom de l’une de vos séries qui est exposée. Vous en êtesvous inspirée ? Est-ce votre propre réflexion sur la mémoire et le temps ? Je me suis bien sûr inspirée de cette série de romans car je trouve cette façon d’aller vers le temps très intéressante, essayer de l’attraper, de le retenir, je parle de la mémoire des gens, de ceux qui sont partis, qui peut-être reviendront ou ne reviendront plus. Le temps est quelque chose que l’on perd à chaque seconde. Il s’agit d’une réflexion personnelle sur le temps qui fuit, le temps qui nous vieillit, le temps qui nous rend incapables, nous amène vers une régression physique et non intellectuelle. Il nous conduit inéluctablement vers la mort. Cette recherche ne peut pas aboutir, c’est une quête impossible. Le temps qui passe représente aussi la douleur de voir certaines personnes partir avant soi. Tout cela explique le nom de cette série À la recherche du temps perdu. La soirée d’ouverture se terminera par Violon à la folie, concert de Nemanja Radulovic. Votre dernière série est intitulée 24 Caprices, nom directement inspiré du concert pour violon de Paganini. Cet instrument a-t-il une place importante dans votre vie ? Le violon tient en effet une place très importante dans ma vie et dans mon œuvre, il fait partie de mon histoire, de mon enfance. Mon frère jouait du violon. Le titre de ce concert me convient d’ailleurs très bien car j’ai également travaillé 10 ans à la folie sur cette série des Paganini. Les Caprices sont inspirés de la création de Paganini les 24 Caprices, un morceau tout particulier pour moi, car mon frère le jouait tous les jours, jours et nuits, pendant des années. Il est donc ancré en moi. Quelle était votre envie, votre souhait principal lorsque vous avez décidé de réhabiliter le moulinage de Saint-Priest près de Privas (07) ? Avezvous atteint votre but ? Non, on n’a jamais complètement atteint son but dans un projet pareil car c’est une grosse usine que je réhabilite petit à petit. Mon objectif est de faire de ce lieu un espace dédié aux arts, vivant, où se déroulent des concerts, des expositions, un lieu où il fait bon vivre, qui respire la joie de vivre, un lieu de rencontres conviviales. Mélanger l’art avec le plaisir de vivre, l’art et la vie. Il s’agit d’une construction qui se poursuit chaque jour, donc le but n’est pas encore atteint mais se renouvelle tout le temps. [...] patrimoine@ville-tournon.com – 00 75 08 10 30 - www.ville-tournon.com/chateau-musee et www.dalva-duarte.fr Crédit photo Philippe Petiot



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