Vibration Clandestine n°19 jan/fév 2012
Vibration Clandestine n°19 jan/fév 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de jan/fév 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Vibration Clandestine Édition

  • Format : (175 x 245) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,9 Mo

  • Dans ce numéro : le Baron de Vezeline.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Scénariste, réalisatrice vibrationclandestine.com/membres/charlie charlene@charliebus.com - 06 72 57 34 62 - www.charliebus.com Art Kunst Arte 8 Crédit photo Charlie bus production Charlène Favier Pour vous présenter cette artiste, plutôt que de se lancer dans une description de son travail et de sa passion, nous avons décidé de faire simple. Voici une phrase qu’elle nous a soufflée à l’oreille : - Je veux faire des films pour raconter aux gens les choses que j’ai vues, sinon ils ne veulent pas me croire ! Que dire de plus ? Interview de Charlène Favier par Vibration Clandestine [...] Londres, Japon, Nouvelle-Zélande, Népal, Grèce, Maroc, etc… Vous avez eu la bougeotte pendant quelques années, pourquoi tous ces voyages et que vous ont-ils apporté ? Les voyages forment la jeunesse, les rêves donnent du travail… Voilà deux citations qui me ressemblent ! Je ne conçois pas la vie sans voyage et sans ouverture aux autres ! Autodidacte, je me suis formée à l’école de la vie, le voyage a d’abord été une fuite puis est très vite devenu une incroyable source d’inspiration. Londres est la première étape dans mon parcours artistique, à 18 ans, j’entreprends de suivre l’enseignement de l’école de théâtre School of Physical Theater selon la pédagogie de Jacques Lecoq avant de revenir en France et de très vite repartir vivre plusieurs années à l’étranger. C’est en Australie que je réalise mon premier documentaire Is everything possible, Darling ?, je tourne sur le vif, dans des communautés hippies, j’empreinte du matériel, j’apprends les techniques de base sur le tas, et grâce aux personnes rencontrées au fil du voyage. Je rentre en France, une valise remplie de cassettes mini DV et de disques durs, c’est Didier Ballivet qui me soutiendra notamment en prenant en charge le montage. Deux ans plus tard, ce documentaire est sélectionné pour le prix coup de pouce au FIGRA (festival du grand reportage d’actualité et du documentaire de création) puis dans plusieurs autres festivals. J’ai eu une sorte de révélation, il fallait que je réalise ce documentaire, coûte que coûte, alors que je n’avais jamais songé à faire des films auparavant. Après Lili, j’étais…, Is everything possible, darling ?, votre dernier court métrage Free Fall va voir officiellement le jour en Mars 2012. Pourriez-vous nous parler de ce projet ? Liberté, le personnage principal, interprété par Laëtitia Martinucci, me ressemble et l’Australie n’est pas bien loin… Liberté va traverser une série d’expériences qui la transforment. Le rythme de l’histoire s’accélère comme les battements de cœur des personnages. Ces ruptures reflètent leurs obsessions : drogue, sexe et alcool participent à un oubli de soi dans une fuite en avant, plus loin, plus vite. Cette adrénaline ne les mène finalement nulle part. C’est le propos du film. La caméra suit les personnages sur le fil, sans enregistrer d’excès dramatique. J’avais envie d’immerger le spectateur dans un état contemplatif, à travers un film où l’atmosphère et les émotions priment. J’ai écrit la première version du scénario en Australie, le G.R.E.C et la maison du film court m’ont soutenue dans l’écriture et le développement, et 5 structures de production portent ce projet ambitieux. L’équipe au complet se retrouve le 9 octobre à St Jean-de-Luz. La plupart n’a jamais travaillé ensemble, mais tous ont été séduits par le projet et l’énergie qui le portait. Tout le monde est à sa place, l’ambiance est propice à l’écoute, au partage d’idées et à la créativité. La météo nous sourit jusqu’au bout, la lumière est belle et parfaitement captée, les comédiens sont justes, les travellings inventifs d’Éric Fodera, d’Happy grip films, nous surprennent quotidiennement. Free Fallaura été jusqu’au bout une histoire de rencontres, grâce auxquelles le film est aujourd’hui en passe de dépasser nos espérances initiales. 8 avant-premières sont déjà planifiées dans toute la France. [...] Vous avez créé en juin 2010 la société Charlie Bus Production, pouvez-vous nous parler de cette structure ? Charlie bus production est née en juin 2010, de ma rencontre avec Didier Ballivet. La production "énergique et artisanale" de Lili, j’étais, fut pour nous une véritable révélation. L’idée de cette société est née de l’autre côté de la planète, après avoir créé le collectif Rusty bus production, avec lequel j’avais tourné une trentaine d’heures de rushs autour des modes de vie alternatifs en Australie… Le documentaire Is everything possible, Darling ? fut notre première production. Nous sommes convaincus que tout est possible pourvu que l’on y croie suffisamment, et Charlie bus production est là pour le prouver, donnant ainsi de la valeur et un sens à notre existence. [...] C’est ainsi que Didier Ballivet et moi-même, sommes partis, caméra au poing, en janvier 2011 en Egypte, Israël, Palestine et Jordanie pour tourner une série de documentaires portraits. Nous comptons retourner sur place, recueillir leurs témoignages après les révolutions arabes… Vous travaillez sur un projet de court-métrage au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, écrit et réalisé par des détenus, pouvez-vous nous en dire plus ? Lorsque l’association Visual cirkus m’a proposé d’intervenir au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse pour développer des projets cinématographiques avec les détenus, j’ai tout de suite accepté. J’ai toujours voulu associer et fédérer des personnes d’origines diamétralement opposées dans mes projets, persuadée que cela amènerait de la richesse à ceux-ci, c’est ainsi que plusieurs compagnons d’Emmaüs, mais aussi des marginaux, étaient présents sur les tournages de mes courts-métrages précédents. La création artistique par, et pour tous, est une véritable philosophie de vie pour moi… Interview complète sur www.vibrationclandestine rubrique Interviews
vibrationclandestine.com/membres/cie_propos compagniepropos@free.fr – 04 78 03 94 82 - www.compagnie-propos.com Crédit photo Christian Ganet Art Kunst Arte Encore quelques illusions, Derrière la tête, Mes Têtes de Sardines, DéBaTailles, Critique, L’affaire de la rue de Lourcine, Elle semelle de quoi ? (Carmen), Les cadavres se regardent... Vous n’avez rien compris à cette phrase ? C’est normal, ce n’en est pas une, mais plutôt un bref échantillon des spectacles créés depuis 1990 par la Cie Propos de Denis Plassard. L’équipe de Denis Plassard est très diversifiée, nous pouvons retrouver selon les créations, comédiens, danseurs hip-hop, circassiens, musiciens, toujours réunis sous le même objectif, le développement et la mise en scène des chorégraphies de Denis Plassard. Un spectacle a particulièrement retenu notre attention, Encore quelques illusions, une coproduction entre la compagnie et le théâtre de Vénissieux (69). Interview de Denis Plassard par Vibration Clandestine Denis Plassard Cie Propos Tout d’abord, pouvez-nous présenter la Cie Propos et ceux qui peuplent ce collectif ? La Cie Propos est née il y a plus de 20 ans ! Elle tient son nom de mon premier solo Propos qui a été une sorte d’acte fondateur pour moi. Elle est aujourd’hui une petite entreprise que j’espère toujours aussi joyeuse et artisanale qu’à l’origine. Notre singularité est peut-être dans la multiplicité des projets, des approches et des croisements. Voilà maintenant une vingtaine d’années que la Cie Propos existe, comment fait-on pour donner vie, et pendant de si longues années, à une compagnie de danse ? Je ne me projetais pas dans un temps aussi long à l’époque. La structuration de la compagnie s’est faite vraiment petit à petit, au fil des projets. C’est une sorte de parcours en escaliers où l’on se concentre davantage sur la marche suivante (la création suivante) que sur la globalité du trajet. J’ai toujours eu une vision précaire de mon travail, je ne peux m’exalter que dans une certaine urgence. J’ai encore l’impression que tout peut s’arrêter l’année prochaine. Malgré un confort certain (dû au conventionnement de la compagnie, à l’installation dans un lieu), j’ai la sensation de continuer à me battre pour avancer. Pourriez-vous nous parler de ce spectacle, Encore quelques illusions ? Il s’agit d’aller encore mettre les doigts (et tout le corps) dans un endroit que je ne connais pas bien : l’illusion au sens large et la magie en particulier. La création est une vraie/fausse représentation magique : un magicien et son assistant épaulés par un éclairagiste vont réaliser 7 tours de magie. Réellement magiques ou totalement pathétiques ! Au lieu de malles magiques équipées de strass, ils s’appuient sur quelques meubles en formica. Le tout accompagné par un mini orchestre (voix-clarinette) qui accompagne, bruite et souligne les effets magiques. Pourquoi une coproduction avec le théâtre de Vénissieux ? C’est une longue histoire. Une complicité ancienne (près de 15 ans). C’est toujours avec plaisir que nous revenons à Vénissieux, un peu comme à la maison. Depuis le printemps 2004 vous avez intégré le Studio Lucien, votre propre lieu de travail, quel est l’avantage de ce lieu ? Ce lieu est un outil de travail, par exemple toute la création est répétée ici. C’est aussi un lieu d’accueil pour d’autres compagnies. Le lieu nous permet aussi d’expérimenter d’autres façons de rencontrer le public, lors de nos bals de saison par exemple. Merci pour ces réponses, que pouvons-nous vous souhaiter pour l’avenir ? Que ça continue un peu... Chorégraphie magique 9



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