Vibration Clandestine n°19 jan/fév 2012
Vibration Clandestine n°19 jan/fév 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de jan/fév 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Vibration Clandestine Édition

  • Format : (175 x 245) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,9 Mo

  • Dans ce numéro : le Baron de Vezeline.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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vibrationclandestine.com/membres/KitchenLab contact@kitchen-lab.com - 06 98 91 21 10 - www.kitchen-lab.com Street Art Crédit photo Florent Pessaud Art Kunst Arte 6 LynnBrown LynnBrown, originaire de Brooklyn est une artiste new-yorkaise passionnée par le street art. Novembre dernier, elle traversa l’Atlantique pour venir exposer dans une ville un peu plus petite que sa ville natale, l’Isle d’Abeau. La culture n’a pas de frontière, bien heureusement. C’est pour cela que l’association Kitchen (38), qui officie comme un véritable laboratoire de création et de développement d’artistes, a cru bon de nous faire connaitre cette artiste afin qu’à notre tour, nous vous la présentions. Fusains, collages, peinture, photos, LynnBrown mélange diverses matières et ustensiles pour générer des œuvres reflétant à sa manière ce qui l’anime le plus, la vie dans la rue. Merci à Kitchen pour nous avoir fait partager cette belle découverte. Interview de LynnBrown par Vibration Clandestine LynnBrown, pouvez-vous nous parler un peu de vous et de vos influences ? Je suis née dans le Queens, à NY, et j’ai effectué toute ma scolarité dans des écoles publiques new-yorkaises. Après le secondaire, j’ai obtenu une licence en Arts Plastiques à l’Université de Rutgers. En 2001, j’ai obtenu un Master en éducation artistique de l’Université de Columbia. Actuellement, je termine un cursus de Master de perfectionnement en Arts plastiques, avec des stages à Venise et Berlin. Je vis à Brooklyn et je travaille à Brooklyn et dans le Queens. Toutes les formes d’art font appel à des sensations universelles : vue, son, mouvement, et performance. Chacune est une forme de communication. Je crée des images et des œuvres en m’appuyant sur l’observation de mon environnement, mes interactions avec d’autres personnes, et des expériences de perception augmentée qui me laissent en mémoire une variété de sensations. Je crée des oeuvres pour communiquer des idées, des croyances, pour présenter ma vision du monde, pour inspirer et parce que c’est un besoin naturel. Actuellement, j’utilise des matériaux faciles d’accès, financièrement et techniquement fusain, encre, feutres, combinés avec des collages, des photocopies, etc… J’aime le toucher du fusain, la façon dont il permet de créer des lignes, des ombres. J’aime l’encre à dessin noire pour son côté affirmatif, tranché, et pour l’énergie qu’elle dégage. J’utilise les collages car ils permettent de créer de la profondeur, de la perspective, des reliefs, une histoire, des textures : cela contraint le regard à se déplacer dans différentes directions. J’ai aussi commencé à travailler avec des versions numériques de ces outils pour expérimenter la création de nouvelles oeuvres. L’an dernier, j’ai suivi les cours de l’artiste numérique Kathleen Graves à l’Université de New-York. Elle m’a appris de nouvelles façons de manipuler des images par le biais de Photoshop, de tablettes graphiques comme la Wacom Bamboo, et de traceurs numériques. Nous utilisons des traceurs numériques Epson 9800 et 990 pour imprimer des images qui peuvent mesurer près de deux mètres de large. Quelles sont vos techniques de travail ? Je suis inspirée par l’énergie, le mouvement, la fraternité, la liberté, la justice, l’histoire et le futur. Je manipule des lignes, des formes, l’espace, la typographie, le collage … avec pour objectif l’impact psychologique de l’image. Je m’appuie sur les différents temps historiques, du passé au futur, les ressorts de la culture et de la fraternité, que j’utilise comme éléments/sujets métaphoriques, comme des instantanés de moments de notre vie. En 2010, j’ai créé une série Désorientation Urbaine basée sur des photos de lieux et d’amis prises dans le Queens et à Brooklyn sur les toits, dans le métro ou dans les rues de New- York. C’est ce travail qui était présenté lors de NY ICI à L’Isle d’Abeau. Ce travail basé sur l’énergie, la fraternité, les new-yorkais et ma vie dans cette ville m’a amené vers une nouvelle série : Nature Morte en mouvement 2011 et inspirée par mon implication dans l’étude et la pratique de danses traditionnelles des différentes communautés de mon quartier. Les danses traditionnelles africaines, chinoises, indiennes, mais aussi la danse moderne, chacune ayant ses propres dynamiques et philosophies. Chaque cours comprend des étudiants d’origines très diverses, qui se retrouvent dans cette fraternité qu’est l’Université de New-York. Chaque cours recrée une communauté propre, similaire à celles que l’on retrouve tous les jours à New York. La professeur de danse africaine, Carolyn Webb, rend cela très clair en appelant son cours "le village". À la suite d’une blessure au printemps dernier, j’ai eu l’opportunité de ne pas seulement apprendre à danser dans ses cours, mais également d’observer, de photographier et de filmer des heures de mouvement, qui constituent la base de ce nouveau projet. Vous avez parcouru 6 000 km pour nous présenter votre travail, comment vivez-vous ce genre d’expérience ? J’ai beaucoup apprécié cette expérience avec l’association Kitchen. Nous avons beaucoup travaillé, eu beaucoup de choses à gérer entre les accrochages des expositions, les cours que nous avons donnés, les créations de nouvelles œuvres… J’ai rencontré énormément de personnes très intéressantes, créatives et disponibles. Tout le monde était très sympathique et je n’aurais pas pu tenir ce rythme pendant dix jours sans eux ! J’espère avoir l’opportunité de retravailler avec Kitchen dans un futur proche. J’adorerais avoir l’opportunité de revenir travailler en France. Auriez-vous un mot culturel pour nos amis lecteurs ? J’espère qu’ils ont pu voir et profiter de l’exposition. Interview complète sur www.vibrationclandestine rubrique Interviews
Publireportage Didier, pouvez-nous parler de vous et de votre action au sein de la Cave à Musique ? Je suis arrivé à la Cave en 1997 dans le cadre d’un stage d’une formation professionnelle gestion des entreprises culturelles. Au départ, en charge de la diffusion musicale, j’ai pris ensuite la direction de la Cave en décembre 2000….11 ans déjà….ça passe vite. La Cave à Musique a ouvert ses portes le 29 février 1992, quelles ont été les évolutions pendant ces 20 petites années ? Le 29 février 1992, la Cave à Musique à Mâcon, projet porté par l’association Luciol, ouvrait ses portes dans le cadre du dispositif "café-musique" du Ministère de la Culture et de la Communication, avec un objectif de diffusion de concerts régulière. Vingt ans après, à l’échelle du territoire national, les équipements dédiés aux musiques actuelles et/ou amplifiées ont pour la plupart, dès leur ouverture, des missions de diffusion tenant compte de la diversité d’accompagnement des pratiques musicales amplifiées, de formation, de création, de production, de structuration associative, de permanence artistique, d’éducation artistique, de lien social, d’insertion professionnelle, de prévention,… Dans une logique permanente d’action/réflexion, il nous aura fallu tout ce temps pour que le projet artistique, culturel et associatif arrive à ce niveau d’activité. Avec des hauts et des bas, la Cave, dans une démarche de réponse aux besoins concrets et réels des musiciens, des artistes et des publics, a sans cesse expérimenté ces réponses avant de les formaliser en termes de projets. Il y a t-il eu des périodes creuses où l’avenir de la salle aurait pu être compromis ? Depuis son origine, l’association a eu des difficultés à conforter son budget par manque d’intérêt et d’intervention des pouvoirs publics sur le secteur des musiques actuelles/amplifiées. Si chaque année, l’exercice budgétaire est souvent bouclé sur le fil, 2002 fut une année particulièrement difficile. Suite à la disparition et au retrait progressif de divers financements publics (Fond Social Européen, aides à l’emploi, Fonds interministériels de la Ville,…) soit une baisse de 80 000 euros, nous avons dû procéder à des licenciements économiques et mettre en place une période de chômage technique. En décembre 2002, nous avions organisé une soirée de soutien, artistes, adhérents, salariés, entreprises et associations partenaires s’étaient réunis bénévolement pour montrer leur engagement vis à vis du projet de Luciol et défendre les valeurs culturelles, artistiques, économiques et sociales défendues par notre association. Puis en 2005, il devint évident que Luciol ne peut plus répondre seule à une problématique simple : comment pérenniser et développer des actions culturelles, artistiques pour lesquelles elle est missionnée par les partenaires publics, quand les moyens financiers mis à sa disposition continuent d’être insuffisants ? À l’initiative de l’association Luciol, l’ensemble des partenaires publics a été mobilisé et sollicité afin de réunir un niveau suffisant de financements permettant à l’association de mener à bien son projet. À l’époque, le manque de soutien et de considération des élus locaux de la Ville de Mâcon avait engagé notre association dans une phase de bataille avec la collectivité, qui du coup avait projeté notre association dans une situation délicate au regard de la gestion du lieu. Pour fêter cet évènement vous prévoyez 13 jours de festivités, pourquoi voir les choses en si grand ? De belles dates semblent se mettre en place pour l’évènement, pouvez-vous nous en dire plus ? 2012 étant une année bissextile, la Cave à Musique fêtera ses 20 ans le 29 février. Pour marquer cet événement, une programmation spécifique aura lieu sur 15 jours du 17 février au 4 mars, à la Cave à Musique et dans d’autres lieux à Mâcon. À cette occasion, le lieu sera entièrement réaménagé, décoré et accueillera, en plus des concerts, des expositions, des performances, du café théâtre, des spectacles jeune public, une conférence et pas mal de surprises… Date symbolique, le mercredi 29 février, le lieu vibrera aux sons du Mâcon All Star et présentera au public sa création originale version # 6 (performances et concerts par les groupes/artistes phares de l’aire mâconnaise..). Cet anniversaire fédérateur permet à tous les adhérents et bénévoles de participer à sa conception et son organisation à travers différentes commissions préparatoires. Ce sera également pour notre association et les associations partenaires du « 119 » rue boullay à Mâcon (Youz, Ils Scènent, l’Embobiné, le Gag et Sonovore) l’opportunité de montrer la dynamique collective et de coopération mise en place ces dernières années. Ces modalités de fonctionnement dans le secteur culturel inscrit la Cave dans un champ médian pouvant se définir comme tiers secteur culturel intégré à l’économie sociale et solidaire. L’association Luciol, structure animant le lieu, se bat depuis le début pour un projet majeur, l’accompagnement. Pourquoi autant d’énergie dans cette direction ? Dans un respect d’indépendance des initiatives, l’accompagnement et le soutien d’autres structures associatives ou d’autres projets artistiques favorisent une multitude de collaborations, de coopérations, d’échanges, de lien, de participation. Nous espérons par ces processus d’accompagnement conforter une diversité artistique et culturelle sur le bassin de vie de l’agglomération Mâconnaise et plus largement sur certains projets. Pour plus d’infos : Goiffon Didier Directeur Association Luciol/Cave à Musique 119 rue Boullay 71000 Mâcon cavazik@cavazik.org - 03 85 21 96 69 - www.cavazik.org



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